Matinée de rencontre entre des élèves et des réfugiés au Lycée technique Mathias Adam

Matinée de rencontre entre des élèves et des réfugiés

Le lundi 21 mars, cinq réfugiés originaires de Syrie et d'Erythrée sont venus, le temps d'une matinée, rencontrer des élèves du Lycée technique Mathias Adam à Lamadelaine. Deux classes de 4e et deux classes de 12e ont assisté à cette rencontre et écouté les témoignages émouvants de ces cinq réfugiés. Pourquoi ont-ils dû quitter leur pays d’origine ? Dans quelles circonstances et de quelle façon s'est déroulé leur voyage et comment ont-ils réussi à s'en tirer ? Quels chemins ont-ils dû emprunter ? Quelles ont été les conditions de leur accueil ici au Luxembourg? Toutes ces questions et bien d'autres encore ont fait l'objet d'un long échange qui a permis aux élèves de se faire une idée de ce qu'est un réfugié. Les élèves ont rapidement compris que ces personnes ne sont pas parties de leur pays sur un coup de tête ou pour des raisons économiques. Bien au contraire, ces personnes étaient contraintes de fuir les horreurs d'une guerre meurtrière et les persécutions. Contrairement aux préjugés courants et tenaces, ces récits ont prouvé une fois de plus que les réfugiés ne sont pas de « vilains profiteurs » ni de « dangereux terroristes islamistes ».

Yazan est parti de Syrie, dévastée par la guerre. Outre les bombardements et les explosions de missiles incessants, un autre danger menaçait constamment sa vie. En effet, les gens risquaient à tout moment d’être arrêtés, puis emprisonnés dans des geôles sans raison apparente. L’angoisse et la terreur étaient omniprésentes.
Wissam, lui, ne voulait pas quitter la Syrie, sa terre natale bien-aimée à laquelle il reste fortement lié. Sa fiancée est tombée sous les balles et c'est ce qui l’a conduit à partir, ne supportant plus de vivre dans sa patrie. Il lui faut prendre du recul.
Nour, quant à elle, n’a pas pu, pour la première fois dans sa vie, embrasser sa mère le jour de la fête des mères et la serrer fortement dans ses bras comme elle a l'habitude de le faire …
Quant à Mellot, qui habite à Differdange, il est parti d’Erythrée parce qu’il appartenait à un groupe religieux qui était persécuté dans son pays d’origine. Il est en quête de liberté d’expression et de religion, ce qu’il espère trouver ici au Luxembourg.

Ce ne sont là que quelques extraits des témoignages que les cinq réfugiés ont relatés lors de leur visite au LTMA.
Les élèves ont été touchés par ces récits dont l'authenticité en a surpris plus d'un. Beaucoup d’élèves avaient du mal à retenir leurs émotions. Il y a eu beaucoup de compassion et surtout de grands moments de partage émotionnel. Les élèves ont pu comprendre dans quelle mesure la crise des réfugiés touche des hommes et des femmes mais aussi et surtout de jeunes adultes.

Cet atelier a été organisé par Mme Laura Pregno, professeur de géographie au LTMA en collaboration avec M. Paul Galles de Young Caritas.