Changer d'édition

Zoom sur la Suède, adversaire du Luxembourg: Les trois couronnes sans le roi
Sport 5 min. 06.10.2016 Cet article est archivé

Zoom sur la Suède, adversaire du Luxembourg: Les trois couronnes sans le roi

Marcus Berg, auteur du but de la Suède contre les Pays-Bas en septembre

Zoom sur la Suède, adversaire du Luxembourg: Les trois couronnes sans le roi

Marcus Berg, auteur du but de la Suède contre les Pays-Bas en septembre
Photo: AFP/Getty Images
Sport 5 min. 06.10.2016 Cet article est archivé

Zoom sur la Suède, adversaire du Luxembourg: Les trois couronnes sans le roi

Jean-François COLIN
Jean-François COLIN
C'est sans sa star planétaire, Zlatan Ibrahimovic, que l'équipe de Suède se présentera ce vendredi (20h45) au stade Josy Barthel pour défier le Luxembourg. Désormais retraité international, l'attaquant de Manchester United a tourné le dos, après un Euro 2016 décevant, à une sélection qui s'est aussi dotée d'un nouveau coach: Janne Andersson (54 ans).

C'est sans sa star planétaire, Zlatan Ibrahimovic, que l'équipe de Suède se présentera ce vendredi (20h45) au stade Josy Barthel pour défier le Luxembourg. Désormais retraité international, l'attaquant de Manchester United a tourné le dos, après un Euro 2016 décevant, à une sélection qui s'est aussi dotée d'un nouveau coach: Janne Andersson (54 ans).

Par Jean-François Colin

Libérée, délivrée, ... Chacun connaît la rengaine. Si la sélection "aux trois couronnes" ("Tre Kronor") se retrouve certes orpheline d'un authentique monument, certainement le plus grand joueur de toute l'Histoire du football suédois, elle doit maintenant apprendre à vivre sans Zlatan et à retrouver un nouvel équilibre et un jeu plus naturel et plus collectif.

Un retour aux fondamentaux du football en quelque sorte: une bonne organisation, un esprit d'équipe et une grande solidarité au sein du groupe.

Classée 41e au ranking FIFA, la Suède a donc opéré sa mue cet été, au sortir d'un Euro 2016 calamiteux en France (2 défaites et 1 nul). Exit la star absolue de l'équipe, Zlatan Ibrahimovic, qui aimantait littéralement le jeu, focalisait tous les regards jusqu'à finalement atrophier le jeu de ses partenaires. Mais en même temps que Zlatan, c'est toute une épine dorsale, le gardien de but Andreas Isaksson, le défenseur Erik Johannsson et le milieu de terrain Kim Källström, qui ont également tourné le dos à une équipe désormais coachée par Janne Andersson (54 ans).

Lagerbäck dans le staff technique

Avec l'ancien entraîneur de Norrköpping, personnalité amène, agréable et appréciée de tous, entouré notamment de l'ex-sélectionneur islandais à succès, Lars Lagerbäck, la sélection a opéré un virage à 180°: la Suède a retrouvé un stratège et un tacticien là où Erik Hamrén, son prédécesseur de 2009 à 2016, se profilait davantage comme un coach mental.

Contraint au match nul à domicile (1-1) contre les Pays-Bas en entrée, les "Blågult"("Jaune et Bleu"), surnom de l'équipe de Suède, n'envisagent aucune autre issue que les trois points au Josy Barthel.

Pour cela, Andersson s'appuie sur une ossature de mercenaires - seuls le gardien réserviste Patrik Carlgren et l'attaquant Denni Avdic évoluent au pays -, le plus souvent rompus aux rigueurs des grands championnats européens, comme Mikael Lustig (Celtic Glasgow), Andreas Granqvist (FK Krasnodar), Victor Lindelöf (Benfica Lisbonne), Oscar Wendt (Mönchengladbach), Jimmy Durmaz (Toulouse), Albin Ekdal (Hambourg SV), Emil Forsberg (RB Leipzig), Marcus Berg (Panathinaïkos) ou John Guidetti (Celta Vigo), qui depuis la retraite internationale d'Ibrahimovic, fait figure de nouveau leader de l'équipe.

"L'équipe a changé d'entraîneur et il faut en tenir compte", analyse Luc Holtz, "mais tous les joueurs que je m'attendais à y retrouver sont bien là. Ils vont jouer différemment contre nous que ce qu'ils ont fait contre les Pays-Bas. C'est une équipe bien organisée, athlétique, avec énormément de répondant physique. Et avec Forsberg, qui évolue en Bundesliga, ils disposent d'un élément technique de grande qualité. Bref, c'est une équipe très difficile à jouer, que l'on va aborder avec du courage."

Malmené contre les Pays-Bas début septembre (65% de possession de balle pour les Oranjes), la sélection suédoise, qui a semblé afficher moins de répondant physique que par le passé, n'a dû son salut - et son point - qu'à une perle de Marcus Berg juste avant la pause, alors que Wesley Sneijder devait égaliser à la 67e minute. De ce match, il est apparu que le chemin à parcourir était encore long pour l'équipe d'Andersson et qu'il restait encore beaucoup de travail à effectuer.

"Je crois que défensivement, nous devons avoir de la taille et du répondant physique, sans quoi nous allons nous faire manger", explique Luc Holtz, "mais offensivement, pas nécessairement, car j'ai remarqué que face à la vivacité des Néerlandais qui ont beaucoup fait circuler le ballon, les Suédois avaient eu pas mal de problèmes en défense."

Mais le nouveau sélectionneur, qui a reçu un contrat de quatre ans, peut avancer sans trop de pression, et dans un groupe A particulièrement relevé avec la France et les Pays-Bas, la qualification pour la Coupe du monde 2018 est davantage considérée comme un bonus et en aucun cas comme un must, tandis que l'objectif reste l'Euro 2020.

Andersson n'a connu que deux soucis lors de cette semaine de préparation: la blessure du jeune et prometteur milieu de terrain d'Heerenveen, Sam Larsson (23 ans), et le forfait pour raisons familiales de l'attaquant toulousain Ola Toivonen, remplacé numériquement par Denni Avdic, ex-joueur du Werder Brême.

A l'inverse, élément moteur de l'entrejeu suédois, Albin Ekdal (HSV) est de retour de blessure; son rôle est encore plus vital pour l'équipe depuis le retrait de Kim Källström.

Fidèle et viscéralement attaché à son 4-4-2, Janne Andersson pourrait faire débuter le onze suivant: Olsen; Lustig, Granqvist, Lindelöf, Augustinsson; Forsberg, Ekdal, Hiljemark, Durmaz; Berg, Guidetti.

LE CADRE (22 joueurs)

Gardiens de but: Robin Olsen (26 ans/ FC Copenhague/DAN/5), Karl-Johan Johnsson (26 ans/EA Guingamp/FRA/3), Patrik Carlgren (24 ans/AIK Stockholm (Solna)/1).

Défenseurs: Ludwig Augustinsson (22 ans/FC Copenhague/DAN/4/0), Andreas Granqvist (31 ans/FK Krasnodar/RUS/56/3), Filip Helander (19 ans/Bologne/ITA/0), Pontus Jansson (25 ans/Leeds United/ENG/8/0), Emil Krafth (22 ans/Bologne/ITA/4/0), Mikael Lustig (29 ans/Celtic Glasgow/SCO/54/3), Victor Nilsson Lindelöf (22 ans/Benfica Lisbonne/POR/7/0), Martin Olsson (28 ans/Norwich City/ENG/38/5), Oscar Wendt (30 ans/Borussia Mönchengladbach/ALL/26/0).

Milieux de terrain: Jimmy Durmaz (27 ans/Toulouse FC/FRA/35/2), Albin Ekdal (27 ans/Hambourg SV/ALL/25/0), Emil Forsberg (24 ans/Red Bull Leipzig/ALL/21/2), Alexander Fransson (22 ans/FC Bâle/SUI/3/0), Oscar Hiljemark (24 ans/US Palerme /ITA/11/1), Marcus Rohdén (25 ans/Crotone/ITA/7/1).

Attaquants: Marcus Berg (30 ans/Panathinaïkos/GRE/42/11), John Guidetti (24 ans/Celta Vigo/ESP/13/1), Christoffer Nyman (24 ans/Eintracht Brunswick/ALL/5/0), Denni Avdic (30 ans, AIK Stockholm (Solna)/1/0).

Sélectionneur: Janne Andersson (54 ans)


Sur le même sujet

La sélection suédoise: Lindelöf et Forsberg en leaders
Le sélectionneur de la Suède Janne Andersson a devancé son homologue luxembourgeois Luc Holtz pour dévoiler son groupe de 23 joueurs en vue des rencontres face au Luxembourg, le 7 octobre à Solna, puis aux Pays-Bas trois jours plus tard. Avec Victor Lindelöf, de Manchester United, et Emil Forsberg, du RB Leipzig, en têtes de gondole.
Laurent Jans (Luxemburg #18) am Ball gegen Emil Forsberg (Schweden #10)

/ Fussball WM-Qualifikation 2018, World Cup Qualifiers, Russia 2018 / 07.10.2016 /
Luxemburg - Schweden (Luxembourg vs Sweden) / 
Stade Josy Barthel, Luxemburg /
Foto: Ben Majerus