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Volley-ball / Sous le projecteur: Serge Karier: «Walferdange se professionnalise»
Serge Karier a recadré les choses à Walferdange où tout baigne!

Volley-ball / Sous le projecteur: Serge Karier: «Walferdange se professionnalise»

Photo: Christian Kemp
Serge Karier a recadré les choses à Walferdange où tout baigne!
Sport 3 min. 19.11.2014

Volley-ball / Sous le projecteur: Serge Karier: «Walferdange se professionnalise»

La Résidence Walferdange est un club ambitieux. Les équipes féminines et masculines s'entraînent quatre fois par semaine. Le directeur technique et sportif se confie.

La Résidence Walferdange est un club ambitieux. Les équipes féminines et masculines s'entraînent quatre fois par semaine. Le directeur technique et sportif se confie.

• Serge, l'équipe féminine survole le championnat. Battue par Mulhouse (1-3 match aller) au deuxième tour en Challenge Cup, elle a fait forte impression...

Sept matches, sept succès, aucun set perdu, le bilan est parfait. On a damé le pion à Mamer (2e) en lâchant du lest sans quoi le VCM ne dépassait pas les dix points par set. Réaliser le doublé est l'objectif. Nous avons gagné 25-20 la première manche contre Mulhouse en atteignant un niveau de jeu phénoménal. Chaque fille était à 130% de ses capacités. La suite s'est avérée plus difficile.

• Logique?

Tout à fait. La différence n'était ni technique ni tactique mais uniquement d'ordre physique. Les Françaises sont professionnelles.

• Cette génération est douée...

Oui. Je l'entraîne depuis six ans. Elle a de la bouteille. La formation est terminée même si, tactiquement et techniquement, tu peux toujours mieux. Le travail à accomplir est surtout lié à l'aspect mental.

• Que voulez-vous dire?

Il y a peu de matches à enjeu au pays. En organiser des amicaux contre des adversaires de qualité s'impose. Mulhouse a des structures pros. Tâchons de l'imiter. Nicolas Bodard et Daniel Reis m'assistent. Fitti Rodenberg travaille au club. Bob Breuer se charge du scouting. Walferdange se professionnalise.

• Toujours un peu plus?

Contre Mulhouse, il a fallu huit points pour réagir à une situation de match. C'est trop. Il faut progresser.

• Quatre entraînements par semaine ont lieu...

Le souhait est de passer à cinq - une séance le samedi matin - en 2015-2016. Walferdange s'entend bien avec les clubs de la commune (basket, karaté, badminton, football). Le planning du hall est full. Mettons-nous à table avec les autorités communales pour améliorer certains détails, en peaufiner d'autres.

• L'avenir s'annonce-t-il radieux?

Le comité travaille en ce sens. Il ne s'agit pas de faire la révolution mais d'évoluer.

• Un mot sur l'équipe nationale féminine. Les rapports sont délicats avec Walferdange...

Je dirai ceci. Mes filles disons «assez fragiles» avaient choisi de la quitter. Une surcharge l'explique. Elles sont adultes. Aux dernières nouvelles, elles reviendraient en sélection. Représenter le pays est un honneur. A elles de savoir se gérer. Point à la ligne. Je suis entraîneur en club et je ne dois pas être le dindon de la farce.

• Et les messieurs! Sont-ils en retrait?

Le désir est de concurrencer Strassen (et Diekirch) d'ici deux à trois ans. Sur un match, Walferdange peut rivaliser mais plus difficilement en play-off. L'écart s'était réduit avec Strassen qui a mis le paquet cet été. La différence de niveau est revue à la hausse. OK Walferdange offre des facilités mais pas de la même façon que le VCS.

• On évoque beaucoup le passeur/capitaine Gilles Braas (22) et le libero Philippe Glesener (16)?

Gilles est revenu après une saison à Cobourg (2012-2013). Il était sur un nuage. Je n'étais pas toujours d'accord (tactique, gestion de groupe) avec lui à son retour. Le passeur néerlandais Blangè (50 ans, 2m05) affirmait: «Le passeur est le meilleur copain de ses attaquants.» Gilles s'en est inspiré. Il a progressé humainement. Philippe est un libero doté d'un talent incroyable, peut-être le plus grand au pays... Quant à moi, je (re)joue (au libero) pour aider l'équipe. J'ai perdu vingt kilos. Je n'ai jamais eu une telle condition physique.

Propos recueillis par Vincent Lommel