Changer d'édition

«Une diffusion télévisée et 18 équipes au départ»
Sport 3 min. 11.06.2019

«Une diffusion télévisée et 18 équipes au départ»

Benoît Theisen prépare en coulisses le dossier du SkodaTDL en ProSeries.

«Une diffusion télévisée et 18 équipes au départ»

Benoît Theisen prépare en coulisses le dossier du SkodaTDL en ProSeries.
Photo: Serge Waldbillig
Sport 3 min. 11.06.2019

«Une diffusion télévisée et 18 équipes au départ»

Eddy RENAULD
Eddy RENAULD
Avec la refonte complète du calendrier, le paysage cycliste va subir une importante modification au 1er janvier 2020. Une mue qui aura des répercussions sur le SkodaTDL qui ambitionne de rejoindre les ProSeries. Les explications du secrétaire général de l'épreuve Benoît Theisen.

L'année 2020 risque de perturber les amateurs de cyclisme. Dans un peu moins de six mois, la nouvelle mouture du calendrier verra le jour. Concrètement, les épreuves vont être classées en trois catégories: les WorldTour, les ProSeries et les Circuits Continentaux. Au niveau du WorldTour, on retrouvera les trois grands tours mais aussi l'UCI Classics Series qui regroupera les cinq "Monuments" (Milan-Sanremo, Tour des Flandres, Paris-Roubaix, Liège-Bastogne-Liège et Tour de Lombardie) et une quinzaine d'épreuves de premier plan.

Le Tour de Luxembourg n'entre évidemment pas dans cette catégorie. Actuellement classée en HC (hors catégorie), l'épreuve grand-ducale ambitionne de rejoindre la division intermédiaire à savoir les ProSeries. «Intégrer les ProsSeries devait nous permettre d'avoir des équipes plus attractives au départ dont des formations WorldTour mais le nombre n'est pas encore connu», avance Benoît Theisen.

Avec cette réforme, l'ambition de l'UCI est de proposer un calendrier plus structuré qu'il ne l'est actuellement. «A l'avenir, il n'y aura pas deux épreuves ProsSeries en même temps mais nous pourrons toujours avoir la concurrence d'une épreuve WorldTour comme c'est le cas actuellement. Ces dernières années, il y a trois, quatre courses qui se disputaient en même temps que le SkodaTDL et puis les effectifs des équipes ont été réduits, elles n'ont plus la possibilité de disputer trois courses en même temps. C'est une des raisons de l'absence de tête d'affiche au Luxembourg.»

Les organisateurs des différentes épreuves répertoriées au calendrier de l'UCI ont dû rendre leur demande pour le 1er juin. «Une vingtaine de pages avec des questions budgétaires, organisationnelles, la lisibilité et le marketing sont aussi abordés. Nous avons reçu un accusé de réception que notre dossier est bien arrivé», précise encore le secrétaire général du SkodaTDL qui a succédé cette année à Ed Buchette.

La date de l'épreuve a également été abordée: «Nous avons fourni trois dates allant de la mi-mai à la mi-juin. Septembre est aussi une possibilité mais tout va dépendre de l'aménagement du calendrier. On souhaiterait rester avant le Tour de France même si on doit afficher une certaine flexibilité mais on doit également tenir compte de l'intérêt du public et de nos sponsors». Quant au format de la course, il devrait rester sensiblement le même à savoir une course par étapes avec peut-être un jour de moins mais aucune décision n'a été prise.

Sponsoring en hausse

Pour intégrer les ProSeries, le SkodaTDL va devoir répondre à un cahier des charges bien précis. «Aligner au moins 18 équipes au départ. Cette année, nous en avions 17. La diffusion télévisée est obligatoire dans le pays hôte (Luxembourg) et pas seulement sur Internet. Une diffusion sur le Net est un plus mais pas une condition. Nous avons toujours la possibilité de retransmettre les images dans d'autres pays car nous sommes propriétaires du signal mais aussi responsable de la production.»

La 79e édition du SkodaTDL, qui s'est soldée par la première victoire d'un coureur espagnol (Jesus Herrada), a fait l'objet d'une couverture télévisée en direct. Une première couronnée de succès et qui a apporté un plus incontestable à toute l'organisation.

«Cette retransmission nous a coûté trois fois plus qu'une simple diffusion sur Internet, entre 100.000 et 150.000 euros mais on a une autre vision de la course.  En contrepartie, on peut demander plus à nos sponsors. La TV offre un joli retour aux investisseurs (deux heures de diffusion en direct) avec les podiums et les interviews d'après course. C'est plus  attractif pour eux.»

D'ailleurs au cours des dernières années et malgré une affiche moins intéressante que par le passé, les demandes de sponsoring ont le vent en poupe. «Il y a un intérêt croissant de la part des investisseurs, c'est très positif pour notre organisation», conclut le bras droit d'Andy Schleck. La réponse définitive de l'UCI devrait tomber vers la mi-juillet



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