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Transfert en Bundesliga: Le Bayern s'offre Wagner comme «doublure» pour Lewandowski
Sport 3 min. 21.12.2017 Cet article est archivé

Transfert en Bundesliga: Le Bayern s'offre Wagner comme «doublure» pour Lewandowski

Sandro Wagner n'a pas eu besoin de réfléchir avant de signer au Bayern Munich.

Transfert en Bundesliga: Le Bayern s'offre Wagner comme «doublure» pour Lewandowski

Sandro Wagner n'a pas eu besoin de réfléchir avant de signer au Bayern Munich.
Sport 3 min. 21.12.2017 Cet article est archivé

Transfert en Bundesliga: Le Bayern s'offre Wagner comme «doublure» pour Lewandowski

Jean-François COLIN
Jean-François COLIN
Porté par son rêve de triplé, Munich a engagé jeudi l'international Sandro Wagner (Hoffenheim) pour épauler dès janvier le buteur-star Robert Lewandowski au poste d'avant-centre, le seul qui n'était pas encore doublé dans l'effectif pléthorique du Bayern.

(AFP) - Porté par son rêve de triplé, Munich a engagé jeudi l'international Sandro Wagner (Hoffenheim) pour épauler dès janvier le buteur-star Robert Lewandowski au poste d'avant-centre, le seul qui n'était pas encore doublé dans l'effectif pléthorique du Bayern.

Après des débuts internationaux réussis, Wagner connaît à 30 ans un décollage aussi tardif qu'inattendu de sa carrière.

Appelé pour la première fois en équipe d'Allemagne par Joachim Löw en juin dernier, il compte aujourd'hui sept sélections et déjà cinq buts. Il fait figure de doublure possible de Timo Werner pour le Mondial en Russie.

« Nous sommes convaincus que Wagner va encore améliorer la qualité de notre équipe par sa classe et son expérience », a déclaré le directeur sportif du Bayern Hasan Salihamidzic en annonçant le transfert, pour une somme estimée à 13 millions d'euros par la presse allemande. Le contrat court jusqu'en juin 2020.

Le Bayern est toujours engagé dans trois compétitions. En tête de la Bundesliga, il est qualifié pour les 1/4 de finale de la coupe d'Allemagne, et affrontera Besiktas en 8e de finale de Ligue des champions en février.

« Je suis incroyablement heureux. Un long voyage s'achève pour moi. Je reviens chez moi, dans mon club, dans mon pays », a commenté la nouvelle recrue, un enfant de Munich devenu un colosse d'1,94 m. Après avoir joué au Bayern dans toutes les catégories de jeunes depuis l'âge de 8 ans, il avait fait une brève apparition dans le groupe pro, avec lequel il a disputé 8 matches avant même de souffler ses 20 bougies.

Il a ensuite quitté son club formateur pour Duisbourg et poursuivi sa carrière à Brême, Kaiserslautern, au Hertha Berlin et à Darmstadt avant d'atterrir en 2016 à Hoffenheim. C'est là qu'il a pris une nouvelle dimension, sous la férule d'un entraîneur du même âge que lui, le jeune surdoué Julian Nagelsmann.

« Je n'ai pas eu besoin de réfléchir »

Son arrivée chez le « Rekordmeister » répond à un vœu du nouveau coach Jupp Heynckes et de Robert Lewandowski lui-même : « Ce serait bien si j'avais un peu plus de temps de repos », avait lancé fin octobre le buteur polonais. « Aucun joueur ne peut jouer 90 minutes tous les trois jours et toute la saison. »

Alors que tous les postes sont doublés au Bayern par des internationaux ou ex-internationaux, l'équipe restait dépendante de l'état de forme de Lewandowski pour le poste d'avant-centre, où Thomas Müller peut rendre service, sans toutefois être un buteur de métier.

Lewandowski, à l'hygiène de vie rigoureuse, est connu pour être très rarement blessé. Mais la saison dernière, il a fait défaut au pire moment, au match aller de quart-de-finale de Ligue des champions à Munich contre le Real Madrid.

Le Bayern a perdu 1-2 à domicile et a finalement été éliminé à Madrid 4-2 après les prolongations, malgré un but du Polonais.

A l'intersaison, Carlo Ancelotti n'avait pourtant pas réclamé de renfort. Mais son successeur Jupp Heynckes a admis qu'à 29 ans, Lewandowski ne pouvait pas jouer cinquante matches par saison en club en plus les matches internationaux.

Lui chercher une doublure n'était pas tâche aisée puisqu'il s'agissait de trouver un joueur d'envergure internationale qui accepterait de n'être que le numéro deux, et a priori de ne pas disputer les matches les plus importants.

« Le Bayern est la meilleure équipe en Allemagne et l'une des meilleures du monde. Lorsque l'offre est arrivée, je n'ai pas eu besoin de réfléchir longtemps », a répondu Wagner, qui espère pouvoir se montrer suffisamment sous son nouveau maillot pour gagner sa place pour la Russie.


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