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Tom Wirtgen: «Mon coeur penche vers les classiques flandriennes»
Tom Wirtgen s'est engagé pour deux saisons. «Cela me permet de me développer sans la moindre pression»

Tom Wirtgen: «Mon coeur penche vers les classiques flandriennes»

Photo: Serge Waldbillig
Tom Wirtgen s'est engagé pour deux saisons. «Cela me permet de me développer sans la moindre pression»
Sport 5 min. 14.12.2018

Tom Wirtgen: «Mon coeur penche vers les classiques flandriennes»

Eddy RENAULD
Eddy RENAULD
«Passer de la catégorie Espoirs à une équipe Continental Pro est le meilleur chemin»

A bientôt 23 ans, Tom Wirtgen entre de plain-pied dans le monde professionnel et compte bien mettre à profit cette année 2019 pour poursuivre son apprentissage vers le plus haut niveau mais le citoyen de Hostert est bien décidé à se mettre en évidence à l'une ou l'autre reprise. 

La période de fin d'année est propice aux stages et rassemblements divers. La formation WB Aqua-Protect n'échappe pas à la règle. Depuis mercredi, les hommes de Christophe Brandt se retrouvent à Calpe jusqu'au 19 décembre avant un second rendez-vous programmé en janvier.

  • Tom avant d'évoquer votre nouveau challenge, quel regard portez-vous sur l'année 2018?

J'ai vécu une belle saison, j'ai atteint tous les objectifs que je m'étais fixé: décrocher un contrat pro et signer une belle victoire. Je me suis aussi distingué sur quelques contre-la-montre (champion national du chrono) et les courses effectuées avec l'équipe nationale m'ont aussi donné quelques satisfactions. La fin de saison m'a aussi apporté une belle satisfaction avec le contrat de stagiaire que j'ai reçu chez Wallonie-Bruxelles Aqua Protect (depuis le 1er août).

  • La seule ombre au tableau, c'est finalement cette blessure survenue sur le Tour de Moselle juste avant les Mondiaux d'Innsbruck?

Tout se passait même très bien sur cette course puis il y a eu cette chute débile qui a hypothéqué mes chances aux Championnats du monde. Cela fait malheureusement partie du sport. 

  • Il y a un an, vous vous engagiez avec AGO-Aqua Service. Dans votre tête, la suite logique c'était Wallonie-Bruxelles en 2019?

Je crois que Christophe Brandt ne m'a pas fait signer que pour disputer ma dernière année chez les Espoirs et ensuite me laisser libre. Il m'a fait confiance et j'ai aussi pu lui démontrer que j'avais ma place à ce niveau avec quelques résultats. A la suite de mon succès d'étape sur le Tour du Jura, j'ai prouvé que j'avais les moyens d'intégrer sa première équipe.

  • Avant de rejoindre Wallonie-Bruxelles, avez-vous eu l'occasion de parler avec Alex Kirsch?

Oui, on a même disputé ensemble la Brussels Classic. Alex m'a parlé en bien de cette structure. C'est l'idéal pour moi, histoire de poursuivre ma progression. J'aurai peut-être plus de chances de m'illustrer que si j'avais effectué directement le grand saut vers le WorldTour. Passer de la catégorie Espoirs à une équipe Continental Pro est le meilleur chemin car il me faut peut-être un peu plus de temps que d'autres coureurs pour tracer ma route. Alex a suivi le même parcours que moi.

  • Que voulez-vous dire par "un peu plus de temps que d'autres coureurs"?

Si je me compare avec Bob Jungels, il est passé professionnel relativement jeune. Son corps était sans doute plus vite prêt que le mien à affronter le monde des professionnels. Il faut laisser faire le temps et ne pas brûler les étapes.

  • Y a-t-il une grande différence entre les Espoirs et le peloton professionnel?

Oui, elles est importante. Je l'ai constaté aussi lors des Championnats du monde (Tom a disputé la course élites des Mondiaux d'Innsbruck le 30 septembre). Par exemple, la distance est plus longue chez les élites. Chez les U23, on a une course de 180 km alors que chez les professionnels, certaines épreuves affichent 250 km comme Liège-Bastogne-Liège ou d'autres grandes classiques.

  • Vous évoquez les grandes classiques comme la Doyenne, êtes-vous fan des Ardennaises ou des Flandriennes?

Mon coeur penche vers les classiques flandriennes depuis toujours. Dans ma jeunesse, ce sont ces coureurs que j'appréciais le plus mais je ne suis pas opposé à l'idée de disputer les Ardennaises même si personnellement, je me sens mieux sur les pavés. J'aurai une idée un peu plus précise sur la question dans quelques mois. Le programme de l'équipe s'annonce complet et j'aurai ma petite idée sur l'orientation à donner à mon calendrier.

  • Quelles sont vos attentes pour 2019?

J'aimerais bien signer un début de saison intéressant, éviter de me mettre la pression et voir également comment cela se déroule sur les plus grandes courses. Je suis certain que si je suis au départ de Liège-Bastogne-Liège, ce sera avant tout pour acquérir de l'expérience. Sur des épreuves moins importantes, j'aimerais bien signer un résultat.

  • Un petit mot sur votre frère Luc, il suit vos traces puisqu'il évoluera cette saison avec AGO Aqua Service.

C'est un bon choix. Je trouve important que les Luxembourgeois roulent dans les équipes du pays tout en poursuivant leurs études (Bac). Par la suite, c'est une bonne idée d'évoluer à l'étranger, de quitter le pays et de voir comment cela se passe ailleurs. AGO est une excellente opportunité, le programme est très intéressant et l'encadrement est presque professionnel. Les responsables ont déjà constaté que Luc me ressemblait beaucoup aussi bien mentalement que physiquement.     

Le cadre de WB Aqua Protect

Seize coureurs, issus de sept nationalités, composent l'effectif depuis l'arrivée du Néerlandais Mathijs Paaschens pour la saison 2019. C'est le sixième coureur à rejoindre les rangs de l'équipe belge après Baptiste Planckaert (Katusha), Aksel Nommela (BEAT Cycling Club), Emils Liepins (One Pro Cycling) et trois coureurs issus de l'équipe réserve: Lionel Taminiaux, Tom Wirtgen et Kenny Molly.

Franklin Six (BEL), Julien Mortier (BEL), Ludovic Robeet (BEL), Kevyn Ista (BEL), Kenny Dehaes (BEL), Eliot Lietaer (BEL), Dimitri Peyskens (BEL), Justin Jules (FRA), Lukas Spengler (SUI), Lionel Taminiaux (BEL), Tom Wirtgen (LUX), Kenny Molly (BEL), Baptiste Planckaert (BEL), Aksel Nommela (EST), Emils Liepins (LET) et Mathijs Paasschen (NED).


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