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Tom Schnell: «Nous allons puiser dans nos réserves»
Sport 5 min. 11.12.2018 Cet article est archivé

Tom Schnell: «Nous allons puiser dans nos réserves»

Tom Schnell, ici face à Patrick Cutrone, et ses partenaires dudelangeois vont jeter leurs dernières forces dans la bataille face au Betis jeudi soir.

Tom Schnell: «Nous allons puiser dans nos réserves»

Tom Schnell, ici face à Patrick Cutrone, et ses partenaires dudelangeois vont jeter leurs dernières forces dans la bataille face au Betis jeudi soir.
Photo: Serge Waldbillig
Sport 5 min. 11.12.2018 Cet article est archivé

Tom Schnell: «Nous allons puiser dans nos réserves»

Didier HIEGEL
Didier HIEGEL
Avant F91 Dudelange - Betis Séville jeudi à 21h

L'aventure se termine. Dudelange accueille le Betis Séville ce jeudi (21h), au stade Josy Barthel, pour refermer la parenthèse enchantée de la Coupe d'Europe. Tom Schnell, le capitaine du F91, s'est confié avant ce dernier rendez-vous de l'année.

Tom, le match contre le Betis Séville va marquer la fin d'une belle épopée. Quels sentiments dominent à la veille de ce rendez-vous? Des regrets ou une forme de soulagement après tous les efforts consentis?

C'est une belle aventure qui va prendre fin jeudi soir. Toute l'équipe est consciente de ce que nous avons réalisé et tous voudraient à nouveau connaître ce genre d'émotions. Quand on y a goûté une fois, on ne demande qu'à recommencer, mais nous savons que revenir à ce niveau de la compétition sera très difficile.

Ce sera aussi la fin de vos horaires aménagés, une période au cours de laquelle vous avez vécu comme un joueur professionnel. Ce ne sera pas trop difficile de reprendre une activité normale? Et qu'est-ce qui va vous manquer le plus?

Non, je ne crois pas que reprendre le cours d'une vie normale sera difficile. Je sais seulement que je ne pourrai plus conduire mes enfants à l'école le matin, ce sera à nouveau à ma femme de s'en charger. Le fait d'avoir pu avoir ce rythme de footballeur professionnel a été une chance, notamment au niveau de la récupération. Nous savions qu'au lendemain d'un match, nous n'étions pas obligés de nous lever tôt. Nous avions l'esprit libre par rapport à toutes les contraintes de nos boulots. C'est surtout à ce niveau que nous allons sentir le changement.

Avant de goûter à un repos bien mérité, le Betis s'annonce comme un dernier rendez-vous redoutable. Vu de l'extérieur, c'est l'équipe qui vous a posé le plus de problèmes avec son jeu de possession typiquement espagnol. Qu'en pensez-vous?

C'est effectivement l'équipe la plus difficile à jouer parce qu'elle nous a privés de ballons. Nous n'avons fait que fermer les espaces. C'est aussi une formation qui joue très juste. On en a encore eu la preuve lors des matches que le Betis a disputés après nous face à l'Atlético (0-1) ou au Barça (4-3). Ils ont joué de la même manière et ces deux gros clubs de la Liga ont rencontré des difficultés. Un autre élément à prendre en compte est qu'ils veulent absolument terminer premier du groupe. Pour ce faire, ils doivent s'imposer. Ce match s'annonce très très difficile.

«Le groupe est plus fatigué mentalement que physiquement»

Face au Betis, vous vous attendez à courir après le ballon. Pas vraiment l'idéal alors que vous avez disputé une trentaine de rencontres officielles depuis le mois de juillet...

A l'aller, nous avons essayé de tenir le plus longtemps possible (jusqu'au but de Sanabria à la 56e). Avec l'accumulation des matches, la mission s'annonce encore plus difficile qu'au début du mois d'octobre. Nous allons donc encore puiser dans nos réserves pour terminer l'année en beauté.

Mais avez-vous encore des réserves après cette folle moitié de saison?

Dans ce genre de match, en sachant en plus que c'est le dernier, on peut toujours se surpasser. Ça va se jouer dans les têtes davantage que dans les jambes. Il nous faudra tout donner et être mentalement présents dès les premières minutes, car j'estime que le groupe est plus fatigué mentalement que physiquement. Nous avons dû nous remettre en question une à deux fois par semaine, ce n'est pas évident du tout à gérer.

Le fait d'avoir bien négocié le match de Coupe de Luxembourg contre le Fola (2-1), dimanche, vous a moralement fait du bien.

Cela nous a permis de débuter la semaine dans la joie. Nous sommes toujours en course pour la Coupe, de même qu'en championnat, nous avons donc presque réalisé une année parfaite. C'est plus facile de se mobiliser une dernière fois pour cette rencontre.

Avez-vous procédé à des aménagements dans la préparation de cette dernière sortie?

Le coach n'aime pas les changements dans la préparation des matches, alors nous n'avons rien modifié à notre préparation habituelle. Il y aura donc un entraînement au stade mercredi soir. La séance vidéo et un petit entraînement sont programmés jeudi matin avant de prendre nos quartiers à l'hôtel.

«Cette équipe ne marque pas beaucoup. Pourvu que ça dure...»

Pour contrer une formation comme celle du Betis, que faut-il faire? Placer un bloc bas et les laisser venir pour s'économiser?

A l'aller, nous n'avions pas si mal procédé. Nous étions positionnés un peu plus bas en essayant de fermer les espaces. Nous savions que dès qu'ils étaient un position de centre, ils ne mettaient pratiquement jamais le ballon en l'air, ils le mettaient principalement en retrait. Les consignes étaient donc de fermer la deuxième zone, la zone du point de penalty. Nous savions aussi qu'à la perte du ballon, ils mettaient une grosse pression pour le récupérer. Nous devions donc passer cette première ligne de pressing pour pouvoir contre-attaquer. 

Avez-vous observé des failles dans cette équipe du Betis que vous pouvez exploiter?

Il est difficile de voir des failles dans cette formation quand on sait que les grosses cylindrées européennes ont éprouvé des difficultés face à elle. Le seul avantage que je vois, c'est que cette équipe ne marque pas beaucoup. Pourvu que ça dure...

En passant des 18° de l'Andalousie aux températures négatives annoncées jeudi au pays, les Sévillans vont connaître un petit choc thermique. Est-ce un avantage?

C'est difficile à dire. Ce sont des professionnels et je pense qu'ils vont rapidement s'habituer à ce changement de températures.

Nous sommes en période de fêtes et des cadeaux. Si vous aviez un souhait pour jeudi, quel serait-il?

C'est simple: gagner! Ce serait un magnifique cadeau pour terminer l'année au mieux.


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