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Sofian Kheyari: «Un décalage entre les paroles et les actes»
Sport 4 min. 27.04.2018 Cet article est archivé

Sofian Kheyari: «Un décalage entre les paroles et les actes»

L'athlétique Sofian Kheyari dans un duel aérien avec Florik Shala. Le Titus Pétange n'a pas surmonté l'écueil du Racing en Coupe du Luxembourg. Une frustration de plus.

Sofian Kheyari: «Un décalage entre les paroles et les actes»

L'athlétique Sofian Kheyari dans un duel aérien avec Florik Shala. Le Titus Pétange n'a pas surmonté l'écueil du Racing en Coupe du Luxembourg. Une frustration de plus.
Photo: Stéphane Guillaume
Sport 4 min. 27.04.2018 Cet article est archivé

Sofian Kheyari: «Un décalage entre les paroles et les actes»

Christophe NADIN
Christophe NADIN
Stop ou encore pour le défenseur au Titus Pétange la saison prochaine?

Pilier de la charnière centrale pétangeoise, Sofian Kheyari traverse cette saison avec une certaine frustration. «Je ne suis pas venu ici pour jouer le maintien», clame le Parisien de 34 ans. Il reste quatre matches pour embellir le tableau.

Sofian, comment résumeriez-vous la saison du Titus pétangeois?

C'est une déception. On devait jouer la première partie de classement avec l'effectif qui est le nôtre. Certaines choses ont été mal faites dans le club et on se retrouve neuvième.

Que voulez-vous dire?

Je ne veux cibler personne en particulier, mais toute une série de petits détails nous ont conduits là où nous sommes aujourd'hui. Le club veut se professionnaliser mais entre les paroles et les actes, il y a un décalage.

Les joueurs ont-ils leur part de responsabilité dans cette saison en demi-teinte?

Bien sûr. Nous n'avons pas abordé certains matches de la bonne façon. Tout le monde a sa part de responsabilité.

On a souvent pointé un effectif trop pléthorique. C'est votre avis aussi?

Oui. Pour bien travailler, il faut un groupe d'une vingtaine de joueurs avec quelques jeunes derrière. Même pour les staffs, ce ne fut pas toujours facile de mettre en place certaines séances.

Pour bien travailler, il faut un groupe d'une vingtaine de joueurs avec quelques jeunes derrière.

Les staffs, vous en avez connu deux différents. Y a-t-il eu une certaine continuité dans le travail ou pas?

En général, c'est rare lorsque deux staffs développent la même philosophie. J'en profite pour remercier Manu Correia qui est à la base de mon arrivée avec Carlos Fangueiro. Humainement, il était au top et il a fait du bon travail. La nouvelle équipe est arrivée avec des méthodes professionnelles et une vision différente. Je constate juste que l'on est neuvième et ce n'est pas normal.

La Coupe de Luxembourg aurait pu sauver votre saison. Vous chutez en quart de finale contre le Racing. Une frustration?

Ce quart de finale, c'était un bonus. Une bouffée d'oxygène. Oui, on est déçu parce qu'il y avait de la place pour passer. Et même peut-être pour aller au bout. Je suis un compétiteur. Je ne suis pas venu ici pour jouer le maintien.

Vous êtes aussi un bourlingueur. Comment voyez-vous la suite de votre aventure?

Je suis ambitieux. J'ai 34 ans. Je me sens très bien physiquement et je me vois encore jouer trois ou quatre saisons. Je passe en parallèle mes diplômes d'entraîneur et de management. Je veux continuer à prendre du plaisir dans un projet cohérent. J'ai encore un an de contrat à Pétange mais on verra avec Carlos Fangueiro après le championnat. Je ferai le bilan avec lui et on trouvera la meilleure solution.

L'actualité, c'est la réception du leader dudelangeois dimanche à 16h. Que cela vous inspire-t-il?

On reste sur une victoire à Differdange. Dudelange est une belle équipe cohérente avec une philosophie de jeu bien établie. C'est toujours intéressant de jouer le leader mais ça reste un match comme un autre. Je ne choisis pas mes rencontres.

C'est toujours intéressant de jouer le leader mais ça reste un match comme un autre.

Quel est votre match référence depuis le début de la saison?

Au Fola en Coupe où l'on a gagné trois à deux. On est une équipe avec des joueurs de ballon, qui aiment avoir la possession. On a réussi à créer la surprise en jouant notre jeu. On a bien géré nos temps forts et nos temps faibles. On a fait preuve de maturité. Le football devient tout de suite plus facile.

Petit clin d'oeil pour finir à votre ancien club, le RWDM, à nouveau promu. Une réaction?

J'ai vécu une montée avec lui la saison dernière. J'étais capitaine. J'ai eu la chance de porter le trophée devant un public exceptionnel. Il y avait un peu moins de 10.000 spectateurs pour le match de la montée. Je leur souhaite de continuer à grandir. Sans ce public, il n'y aurait plus de club.

Vous avez une trajectoire peu commune avec des expériences en France, en Algérie, en Suisse, en Belgique et même au Bahreïn. Vous devez bien avoir une anecdote?

J'ai été formé au Mans. Lassana Diarra était mon voisin de chambrée. Il était déjà au-dessus du lot et toujours surclassé. Mais l'expérience la plus improbable c'est lorsque j'ai résilié mon contrat avec Créteil en 2013. Je suis revenu à Cannes où j'habitais et un ami organisait des matches amicaux les mercredis. Ce jour-là, un agent est venu. Il avait rencontré le neveu du prince du Bahreïn qui me voulait absolument. Je trouvais ça un petit peu gros. On ne voit ça que dans les films. Deux semaines après, il m'envoyait un billet d'avion. J'ai passé une semaine là-bas puis j'ai signé mon contrat à Al-Riffa SC.

Pour finir, peut-on connaître vos pronostics pour la 23e journée de BGL Ligue?

Samedi à 18h30

Racing - RM Hamm Benfica 2-1

Dimanche à 16h

Hostert - Rosport 2-0

Fola - Jeunesse 2-2

US Esch - Differdange 0-4

Strassen - Mondorf 1-1

Titus Pétange - Dudelange 1-0

Lundi à 20h

Progrès - Rodange 4-1


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