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Aurélien Joachim: «Six points en une semaine, ce serait magnifique»
Sport 5 min. 07.09.2015 Cet article est archivé
Sélection / L'invité avant Biélorussie - Luxembourg

Aurélien Joachim: «Six points en une semaine, ce serait magnifique»

 Aurélien Joachim a plus difficile de commencer les matches que de les terminer
Sélection / L'invité avant Biélorussie - Luxembourg

Aurélien Joachim: «Six points en une semaine, ce serait magnifique»

Aurélien Joachim a plus difficile de commencer les matches que de les terminer
Photo: Ben Majerus
Sport 5 min. 07.09.2015 Cet article est archivé
Sélection / L'invité avant Biélorussie - Luxembourg

Aurélien Joachim: «Six points en une semaine, ce serait magnifique»

Le genou droit protégé par un pansement, mais le visage barré d'un large et franc sourire - et pour cause, il est un des rares à être passé à travers les mailles du filet de la sauce bolognaise diabolique -, Aurélien Joachim (29 ans, 53 délections, 6 buts) est notre invité avant l'important Biélorussie - Luxembourg de mardi (20h45) à Borisov.

Le genou droit protégé par un pansement, mais le visage barré d'un large et franc sourire - et pour cause, il est un des rares à être passé à travers les mailles du filet de la sauce bolognaise diabolique -, Aurélien Joachim (29 ans, 53 délections, 6 buts) est notre invité avant l'important Biélorussie - Luxembourg de mardi (20h45) à Borisov.

Propos recueillis à Minsk par Jean-François Colin

Aurélien, vous venez de disputer deux matches entiers en peu de temps (avec Burton mardi, et le Luxembourg samedi), ce qui ne vous était plus arrivé depuis longtemps? Comment avez-vous digéré cet effort physiquement?

Au niveau de la fraîcheur physique, ça va, je n'ai pas eu trop de courbatures dans les jambes. Bon, au niveau physique, j'ai encore un peu de retard, vu que je n'ai pas eu vraiment de préparation d'avant-saison cet été, donc c'est normal. Après, il faut savoir souffrir pour passer ce cap. D'ici quelques semaines, cela ira mieux, je l'espère. Je fais aussi beaucoup de musculation pour renforcer le quadriceps, afin qu'il soutienne un peu mieux le genou (droit).

Vous ne semblez pas inquiet sur ce retard de condition...

Vu tous les matches que j'ai à jouer, que ce soit avec Burton Albion, ou ici avec la sélection, je n'ai pas le choix. Mes entraînements, ce sont les matches en fait. C'est clair que je souffre pendant les matches.

Quel premier bilan tirez-vous de ces quelques semaines passées à Burton Albion, club de League One (D3) anglaise?

Tout l'environnement est beaucoup plus professionnel que ce que j'ai connu en Bulgarie (au CSKA Sofia, ndlr), que ce soit au niveau des entraînements, où on utilise les cardios, les GPS, etc. On est vraiment bien entourés. En plus, l'Angleterre, c'est LE pays du football. Je ne peux que progresser là-bas.

Vous semblez revivre...

C'est clair. Rien que les terrains d'entraînement, je n'avais jamais vu pareils billards de ma carrière. On ne peut que avoir envie de s'entraîner dans cet écrin.

La réputation de la League One très physique, très âpre, où les matches sont présentés comme des combats de la 1re à la 90e minute, se justifie-t-elle?

C'est physique, clairement. Il faut énormément courir, il y a beaucoup de duels. Parfois, ça joue au football. Si on ne veut pas prendre de risque, on joue en une touche de balle. Notre entraîneur insiste surtout sur le fait que l'équipe doit progresser au niveau football pur, trouver les moments où on peut jouer simple, à terre, et les autres moments où il est préférable de balancer des ballons devant pour sortir.

Comment analysez-vous votre prestation de samedi en sélection contre la Macédoine (victoire 1-0)?

Ce fut difficile. Comme à Burton aussi, en fait: les vingt, trente premières minutes, j'ai vraiment difficile. Je sens mes jambes. Et puis, en seconde mi-temps, cela va toujours nettement mieux. J'essaie de donner le maximum, même si je perds des duels que je ne perdrais peut-être pas en étant à 100% de mes moyens. Parfois, j'hésite à me lancer dans une course en profondeur, car je me dis: «si tu y vas, le souffle va te manquer». Je calcule plus mes courses, mes appels, mes efforts en match.

C'est donc plus dur de commencer que de finir un match dans votre chef. C'est un peu paradoxal, non?

J'ai difficile de trouver mon second souffle, en fait. Quand je jette un coup d'oeil sur le chrono, et que je vois «15 minutes», je me dis «oh la la la la». C'était déjà le cas avec Burton contre Doncaster Rovers mardi passé. Pour moi, le match, c'est comme un entraînement où je travaille physiquement, et où je souffre.

Vous êtes-vous fixé une date à laquelle vous pensez être pleinement opérationnel?

C'est mon corps qui décidera. Le corps médical m'a dit que cela prendrait deux à trois mois, que j'allais tomber dans un trou dont il me faudra sortir en bossant ferme. Après l'année de m... que j'ai passée à Sofia, avec toutes les blessures, et où le niveau d'entraînement n'est pas non plus très élevé, plus l'opération, les mois à l'arrêt, je repars de loin.

Dans des matches comme ceux face à la Macédoine et la Biélorussie, des adversaires soi-disant plus abordables, vous préférez évoluer dans un système avec deux attaquants ou seul en pointe?

Pour moi, cela ne change pas grand-chose. Je joue toujours mon jeu. Je n'ai pas vraiment de préférence, à vrai dire. A Burton, on joue soit avec un joueur dans le dos de l'attaquant de pointe ou à ses côtés.

Vous n'avez affronté la Biélorussie qu'une seule fois (0-0 le 8 octobre 2010) sur vos 53 sélections. Comment sentez-vous la rencontre de ce mardi?

Ah bon? Je ne m'en souviens pas. Cela ne m'a pas marqué! A Borisov, ce sera un match très différent de celui de samedi face à la Macédoine. Lors du match aller à domicile, où moi j'étais suspendu, on s'était créé beaucoup d'occasions, et je pense que l'on méritait mieux qu'un point (1-1, ndlr). Après, c'est clair que l'on sort de ce match contre la Macédoine où on prend les trois points à la dernière minute. Pour la confiance des joueurs, c'est bien, mais on sait aussi qu'on n'a pas joué un football comme on peut le faire. Simplement, on a été efficaces pour finir, vu qu'on a quand même pris les trois points. Donc, pour ce match contre la Biélorussie, c'est clair qu'on a envie de prendre des points.

Vous êtes plus que jamais dans la dynamique de la fameuse «semaine à six points»...

Ce serait beau. Avec quatre points, ce serait bien aussi. Mais six, oui, ce serait magnifique.








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