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Que deviens-tu...: Frank Jager: «J’ai envie de passer mes diplômes d’entraîneur»
Frank Jager (à dr., sous le maillot de Mondercange contre Pétange) pointe Olivier Ciancanelli et Claude Campos comme ses meilleurs coaches au Luxembourg

Que deviens-tu...: Frank Jager: «J’ai envie de passer mes diplômes d’entraîneur»

Photo: John Gaspard
Frank Jager (à dr., sous le maillot de Mondercange contre Pétange) pointe Olivier Ciancanelli et Claude Campos comme ses meilleurs coaches au Luxembourg
Sport 4 min. 27.04.2016

Que deviens-tu...: Frank Jager: «J’ai envie de passer mes diplômes d’entraîneur»

Jean-François COLIN
Jean-François COLIN
Cette semaine c’est au tour de Frank Jager de nous donner de ses nouvelles dans le cadre de la rubrique hebdomadaire «Que deviens-tu...?». Formé au FC Metz et passé par le Swift, Mondercange et Canach, le presque quadragénaire a aujourd'hui repris une licence à Argancy en France.

Cette semaine c’est au tour de Frank Jager de nous donner de ses nouvelles dans le cadre de la rubrique hebdomadaire «Que deviens-tu...?». Formé au FC Metz et passé par le Swift, Mondercange et Canach, le presque quadragénaire a aujourd'hui repris une licence à Argancy en France.

Propos recueillis par Thibaut Goetz

  • Frank, le public luxembourgeois vous a vu pour la dernière fois en 2012 sous le maillot de la Jeunesse Canach, que devenez-vous aujourd’hui?

Après cela, j’ai complétement arrêté le sport pendant deux ans. Depuis un an maintenant, j’ai repris une licence pour donner un coup de main à un ami qui est coach dans le club de l’US Argancy, un petit village situé entre Metz et Thionville. Je fais au mieux là-bas, j’essaye de leur apporter mon expérience. Et pendant mes deux ans de pause, où j’ai coupé en tant que joueur, j’étais éducateur des U13 lors des stages de vacances dans le club de Marspich, là ou joue mon fils.

  • Comment se passe cette expérience à l’US Argancy (deuxième division de district)?

L’entraîneur m’a appelé l’année dernière au mois d’avril, ils étaient dans une situation un peu compliquée et il m’a demandé de venir. Au début j’ai hésité, cela faisait deux ans que je ne faisais plus rien, j’allais juste voir mes gamins aux entraînements ou en match. Finalement, on a réussi à se sauver, mais cette année, c’est un peu plus difficile, on est avant-derniers, il nous reste quatre matches pour éviter de descendre.

  • Le physique suit toujours?

En début de saison, je me suis fait une petite élongation derrière la cuisse, et là, je sors d’une échographie, car je me suis blessé au mollet il y a deux semaines. J’ai repris le week-end dernier et malheureusement j’ai rechuté. Je suis donc à l'arrêt pour un certain temps, je souffre d'une petite déchirure.

  • Depuis un an, vous avez également pu rejouer à quelques occasions pour le plaisir avec des anciens du FC Metz...

Oui j’ai eu la grande joie et le bonheur de pouvoir jouer quelques rencontres avec les anciens professionnels du FC Metz, c’est toujours super agréable. Vendredi dernier je devais jouer avec eux contre des anciens internationaux luxembourgeois en lever de rideau de Metz – Red Star mais je n’ai malheureusement pas pu être de la partie à cause de cette blessure au mollet.

  • Vous allez bientôt passer le cap de la quarantaine (le 26 août prochain), quels sont vos projets?

J’aimerais avoir la possibilité de trouver une équipe à entraîner. Le petit hic, ce sont mes horaires de travail très contraignants et ce n’est pas évident. Je veux arrêter définitivement de jouer, à part pour des bonnes causes ou entre copains. J’ai envie de passer mes diplômes d’entraîneur, mais en France c’est très compliqué, il faut partir plusieurs semaines au CREPS à Nancy et quand on travaille…

  • Suivez-vous assidûment les résultats de vos anciens clubs?

Oui, je suis quasiment tous les clubs ou je suis passé. J’ai toujours un œil sur les résultats, sur les classements. Même chose pour les entraîneurs que j’ai pu côtoyer, j’essaye de savoir ce qu’ils deviennent et si cela marche pour eux ou pas. Je suis encore en contact avec certains via Facebook et ça permet de communiquer. Parfois, je croise aussi des anciens par hasard, et c’est toujours plaisant de discuter.

  • En parlant de coach, lequel vous a le plus le marqué durant votre carrière?

Il y en a eu plusieurs! Le premier c’est celui avec qui j’ai commencé en tant que jeune joueur, monsieur Bruer, et le second c’est Jean-Pierre Goujard, à l’époque où je suis arrivé à Metz; je devais avoir huit ou neuf ans. Après, il y a eu aussi Francis De Taddeo au centre de formation. Et au Luxembourg, je dirais Olivier Ciancanelli et Claude Campos. Ce sont des techniciens qui, par leur personnalité, leur façon de coacher, m’ont apporté des choses. Ils resteront gravés dans ma mémoire.

  • Pour terminer, êtes-vous optimiste quant à la remontée en Ligue 1 de votre club de cœur, le FC Metz?

Je le souhaite comme beaucoup de gens. C’est mon club formateur, ou je suis resté le plus longtemps, avec pratiquement treize ans passés là-bas. J’y suis rentré très jeune, j’en suis sorti à la porte de l’équipe professionnelle, il manquait juste un petit quelque chose. Retrouver la Ligue 1 la saison dernière c'était génial, cela faisait des années que la région attendait ça, de revoir des grands noms au stade et de connaître cette effervescence. Je pense que la montée risque de se jouer lors de la dernière journée de championnat, à Lens, mais il faudra éviter de faire un faux-pas avant.


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