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Pourquoi le Racing intrigue autant
Sport 4 min. 11.05.2022
BGL Ligue

Pourquoi le Racing intrigue autant

Courroie de transmission entre le milieu de terrain et l’attaque, Dwayn Holter a livré une saison plutôt constante.
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Pourquoi le Racing intrigue autant

Courroie de transmission entre le milieu de terrain et l’attaque, Dwayn Holter a livré une saison plutôt constante.
Photo: Christian Kemp
Sport 4 min. 11.05.2022
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Pourquoi le Racing intrigue autant

Christophe NADIN
Christophe NADIN
On prête au club de la capitale des moyens qui doivent le conduire vers la Conference League. L’histoire n’est pas si simple.

C’est un bruit qui rend fou. Vous l’entendez, mais vous ne parvenez pas à le localiser. Peut-être parce qu’il bouge sans cesse. Un peu comme le mal qui ronge le Racing depuis le début de saison.

Parfois deuxième ou troisième au classement général, notamment au cœur de la première partie de saison, le club de la capitale a reculé après la trêve hivernale. 

Les statistiques qui accompagnent son parcours renseignent une attaque correcte (la 7e pour un club classé 7e) mais une défense trop fragile (la 10e avec 1,6 but encaissé par match).

C’est probablement là où le bât a le plus blessé même si ponctuellement, comme au Fola samedi dernier, le manque d’efficacité a précipité la chute d’un Racing qui avait tout en mains pour renouer avec la victoire à l’extérieur.

La position de latéral gauche est celle qui a connu le moins d’avaries avec un Gordon Büch plutôt régulier cette saison. A droite, Gérard Mersch et Dinan Amiri se sont disputé la place de titulaire avant que Jonathan Hennetier ne mette tout le monde d’accord. Le Français a longtemps payé son statut de non première licence.

Jonathan Hennetier connaît la Coupe de Luxembourg pour l’avoir remportée avec le Racing face à Hostert.
Jonathan Hennetier connaît la Coupe de Luxembourg pour l’avoir remportée avec le Racing face à Hostert.
Photo: Christian Kemp

Le dossier de la charnière centrale est épais comme le brouillard londonien. Jeff Saibene est passé par dix combinaisons pour former son binôme qui fut à trois ou quatre reprises un trident. Adepte du 4-4-2, l’ancien international est souvent repassé par son schéma préférentiel.

Judicaël Crillon, Delvin Skenderovic, Amdy Konté, Pit Simon et Abdelhakim Omrani ont connu toutes les paires possibles et imaginables. Le jeune Joachim Amijekori, finaliste avec les Juniors lors de la Coupe du Prince, a même sauté la brèche le temps d’une rencontre.

Jeff Saibene s’est heurté à un véritable casse-tête en charnière centrale, essayant dix combinaisons différentes.
Jeff Saibene s’est heurté à un véritable casse-tête en charnière centrale, essayant dix combinaisons différentes.
Photo: Christian Kemp

Le tandem Crillon-Skenderovic a été le plus utilisé, mais le Nancéien passé par Chambly n’est plus entré dans les petits papiers de Saibene après la 17e journée comme Mana Dembélé sur le front de l’attaque une fois la défaite contre Wiltz consommée la journée suivante.

Ces changements incessants n’ont pas aidé à stabiliser une équipe qui n’est jamais parvenue à inscrire des résultats positifs dans la durée comme en témoignent ses séries de victoires qui n’ont jamais dépassé le chiffre trois en championnat.

Il y a parfois eu un peu de malchance, un peu de suffisance ou alors une indiscipline qui aura coûté cher au club de la capitale depuis le début de la saison. Huit joueurs ont déjà été exclus depuis le début de la compétition dont sept défenseurs et Dwayn Holter. C’est au-delà du quota acceptable.

Le départ à la trêve de Farid Ikene pour un improbable club de Division 2 danoise n’a pas arrangé les choses. Loris Tinelli, parfois convaincant en début de championnat, a semble-t-il été déboussolé une fois son pote parti.

Depuis plusieurs semaines, le Racing a compris que le renouvellement de son bail européen ne s’opérerait pas via le championnat. La lourde défaite à Differdange (0-4, 26e journée) a sonné le glas des ambitions.

C’est désormais vers la Coupe de Luxembourg que tous les regards se braquent. Et vers cet affrontement avec une équipe pétangeoise que le club de la capitale n’est pas encore parvenu à battre cette saison.


Samir Hadji (F91 l.) gegen Noah Dedenon (Rodange r.) / Fussball, Nationaldivision, Rodange - F91 / 08.05.2022 / Rodange / Foto: Christian Kemp
Dudelange au paradis, Rodange au purgatoire
Sur la route de son 16e titre national, le F91 a renvoyé Rodange en Promotion d’Honneur quatre ans après sa montée.

Le Racing n’a encaissé qu’un but depuis son entrée en lice. C’était précisément au Sporting Bertrange, là où il a débuté son parcours. Seul Differdange a poussé les Ciel et Blanc dans leurs derniers retranchements dans une compétition qui peut davantage lui convenir.

Encore faut-il être à la hauteur de cette réputation d’équipe de coupe. Que sa cache-t-il derrière cette appellation? Le sous-entendu d’un groupe qui serait capable de davantage se mobiliser pour un événement ponctuel et qui n’aurait donc pas les codes de la réussite d’un travail collectif de longue haleine? La certitude que certains clubs sont davantage taillés pour ce format de compétition comme le prouveraient la victoire d’il y a quatre ans et la demi-finale disputée la saison précédente?

Il y a l’expérience accumulée par ces matches couperets. Comme il y a aussi le vécu européen. Aussi bref fut-il, il n’a pas de prix. En 2018, Romain Ruffier, Jonathan Hennetier et Pit Simon ont soulevé le trophée après avoir terrassé une équipe de l’US Hostert qui a fini à 11 contre 9 sans trouver l’ouverture.

Il s’agira de convoquer ces souvenirs dans les moments chauds qui attendent le Racing. Et ça commencera par ce périlleux déplacement à Pétange ce mercredi (19h).

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