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Pit lane: les Luxembourgeois aux Legend Boucles de Bastogne
La Simca 1000 d'Etienne Heirens et Armand Doijen s'est classée 70e de la catégorie "Classic"

Pit lane: les Luxembourgeois aux Legend Boucles de Bastogne

Photo: Andy Foyen
La Simca 1000 d'Etienne Heirens et Armand Doijen s'est classée 70e de la catégorie "Classic"
Sport 1 3 min. 13.02.2019

Pit lane: les Luxembourgeois aux Legend Boucles de Bastogne

Pour ce premier numéro de pit lane, notre nouvelle rubrique hebdomadaire du mercredi consacrée aux sports mécaniques, nous revenons sur les résultats des pilotes luxembourgeois aux Legend Boucles de Bastogne. Sur la neige, la glace, la boue et dans le brouillard, voyons lesquels s’en sont le mieux sortis.

Par Andy Foyen

Véritable rendez-vous incontournable du début de la saison des rallyes, les Legend Boucles de Bastogne ont à nouveau accueilli la grande foule le long des spéciales. Avec un plateau énorme et des conditions dantesques, tous les ingrédients étaient réunis pour vivre un opus 2019 d’exception.

Comme l’année dernière, les pilotes et leurs montures étaient répartis dans trois catégories. Les "Classic" voyaient les différents participants s’affronter sur un schéma de course de régularité, où l’objectif était d’atteindre les 60 km/h de moyenne, les catégories "Challenger" et "Legend" se distinguant de la catégorie "Classic" par leur moyenne horaire différente (80 km/h pour les "Challenger"; 100 km/h pour les "Legend").

L’édition 2019 a également vu la création de la classe "Super-Legend" regroupant les véhicules ne correspondant plus à leur fiche d’origine, à l’image de l’Opel Corsa de Thierry Neuville. Les pilotes de cette classe se retrouvaient dans le même classement que les "Legend", mais avec un coefficient si pénalisant que jouer la gagne était impossible.

En "Legend", à côté de noms ronflants comme Neuville, Hirvonen, Timmers, Duez et Fernémont, Aly Kridel et Daniel Hack, au volant de leur Porsche 911, s’en sont très bien sortis, malgré un numéro de départ extrêmement élevé qui les a contraints à dépasser un grand nombre de concurrents pendant la course.

Un Top 20 pour Kridel, un Top 5 pour Lambert

Après une première spéciale en rodage, ils ont rapidement trouvé leurs marques pour s’offrir le scalp de Neuville et Hirvonen, deux quadruples vice-champions du monde des rallyes WRC, rien que ça, dans le troisième RT (regularity test). Continuant sur ce rythme, l’équipage bouclait la journée du samedi, marquée par la neige et le brouillard, à une belle vingtième place.

Le dimanche, avec ses spéciales forestières, s’annonçait encore plus compliqué. Beaucoup sont partis à la faute, mais pas la Porsche 911 du duo luxembourgeois.

Arrivés au soir à Bastogne, Kridel et Hack pensaient être crédités d’un Top 20 final. Mais à leur grande surprise, c’est la... 41e place qui leur était attribuée en raison d’une pénalité non justifiée de 2.040 points.

Selon nos informations, la direction de course aurait par la suite admis son erreur et cette pénalité devrait être enlevée lors de la publication des résultats officiels. Aly Kridel et Daniel Hack devraient donc, selon toute vraisemblance, terminer à une très belle 16e place.

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La catégorie "Classic" abritait les meilleures chances de victoire luxembourgeoise, avec Patrick Lambert et son élégante BMW 2002. Sevré de compétition depuis onze mois (et le Spa Rallye qu’il avait remporté), il allait lui falloir un petit temps d’adaptation supplémentaire.

Patrick Lambert terminait finalement la journée du samedi à la cinquième position, à une portée de fusil de la tête. Malheureusement sa belle Bavaroise décida de s’arrêter dans la spéciale marathon de 42 kilomètres, lui faisant perdre un temps précieux et toute ambition de victoire. C’est avec un réservoir percé qu’il ralliait le podium à Bastogne avec à la clef une excellente cinquième place, compte tenu des différents faits de course.

Toujours en "Classic", Etienne Heirens et Armand Doijen, à bord de leur Simca 1000, ont obtenu une 70e place finale. Une sortie de route à cause d’une plaque de glace dans la forêt de Saint-Hubert et des problèmes de combustion qui ont contraint l’équipage à s’arrêter trois fois pour sécher la mécanique sont venus égayer le rallye de l’équipage 417, avant tout heureux d’avoir passé la ligne d’arrivée.

Enfin, en catégorie "Challenger", Jean-Pierre Lequeux s’est essayé au rallye. Davantage actif en endurance au volant de prototypes, le  gentleman driver» s’est hissé à une encourageante 32e position.