Changer d'édition

Pit Lane coupe au court
Sport 6 min. 16.08.2019

Pit Lane coupe au court

L'événement d'Oberfeulen a réuni cette année 55 participants, issus de huit nations différentes

Pit Lane coupe au court

L'événement d'Oberfeulen a réuni cette année 55 participants, issus de huit nations différentes
Photo: Ian Clark
Sport 6 min. 16.08.2019

Pit Lane coupe au court

Pour ce 27e numéro de Pit Lane, nous avons décidé de parler des courses de... tracteurs tondeuses, appelées rasicross. Ce sport mécanique présente de nombreux avantages, comme le prix réduit des montures, mais fournit également une bonne dose d’adrénaline.

Par Andy Foyen

Un peu d’histoire

Les origines du rasicross remontent à 1968. Alors que le joueur de cricket professionnel Ken Higgs vient d’être élu Joueur de l’année, le club d’Ashton-on-Mersey organise un événement sportif pour financer la saison de Higgs. Il lance alors le Lawn Mower Grand Prix (littéralement «Grand Prix de tondeuses à gazon»). Quelques années plus tard, suite au succès grandissant de ce type d'épreuve, l’Association anglaise de tondeuses à gazon était créée sous l’impulsion du copilote de rallye Jim Gavin.

Plus tard encore, il y a vingt-quatre ans, des Luxembourgeois sont rentrés de leur voyage en Angleterre avec l’idée du rasicross dans leurs valises. La première course au Luxembourg a eu lieu en 1996 à Walsdorf.

«Au départ, il s’agissait chez nous de petits tournois d’exhibition, organisés par des groupements de jeunes», explique Christian Kaiser, l’actuel président de la Fédération luxembourgeoise de rasicross. «Sur les premières courses, il y avait trois, quatre tondeuses. L’accueil du public était bon, et donc on en a fait un véritable événement à Walsdorf. Pour les premières courses à Walsdorf, on comptait douze inscrits. Le tout a grandi au fur et à mesure, jusqu’à atteindre l’apogée avec plus de 100 participants et 4.000 spectateurs. C’était il y a une bonne quinzaine d’années.»

Le rasicross est évidemment particulièrement tributaire de la météo. Après quelques années avec du temps maussade, la discipline s’est presque écroulée au début des années 2000. «Nous avons perdu notre budget et nous devions véritablement repartir de zéro», poursuit Christian Kaiser. «Nous tentons de faire à nouveau grandir notre sport. Actuellement, il n'y a qu'un seul événement au Luxembourg. Nous allons voir si nous pouvons en avoir d’autres. Cette année à Oberfeulen, nous avions réuni 55 participants, tandis que huit nations différentes y étaient représentées.»

Le succès du rasicross réside dans son coût extrêmement modéré
Le succès du rasicross réside dans son coût extrêmement modéré
Photo: Paul Burgmann

Mini-coût, maxi fun

Déjà à l’époque, l'attrait du rasicross résidait dans son caractère bon marché. Actuellement, certaines nations européennes (Allemagne, Luxembourg, Belgique, France, Suisse, Angleterre et Finlande) se sont mises autour d’une table pour établir un règlement européen dans le but de conserver cette accessibilité.

Ainsi, le peloton est divisé en trois catégories, comme l’explique Christian Kaiser: «On a une catégorie réservée aux enfants, qui pilotent des tracteurs-tondeuses que tout le monde connaît, avec la même vitesse que celle appliquée dans le jardin de monsieur tout-le-monde. La catégorie supérieure, à laquelle on peut participer à partir de 14 ans, s’appelle la classe standard. Outre la lame, divers éléments peuvent être changés par rapport à une tondeuse de tous les jours. On y rajoute des freins, on y met d’autres pneus, on peut changer le transformateur pour gagner en vitesse ou bien même substituer le moteur, mais celui-ci ne peut tourner que sur un cylindre. Enfin, nous avons la catégorie super-standard, dans laquelle concourent 90% des participants luxembourgeois. Dans cette dernière classe, il faut respecter les normes d’un règlement européen. On reste sur un châssis de tracteur-tondeuse, mais on peut ajuster la garde au sol. On peut également changer les jantes. Les moteurs sont régulés par le règlement. Ils ne peuvent dépasser les 13,5 chevaux et leur dimension ne peut excéder les 425cc. Le moteur doit évidemment rester un moteur deux-temps, de tracteur-tondeuse. On ne peut pas les modifier. Tout ce que l’on peut faire, c’est retirer le régulateur pour monter davantage dans les tours. En effet, le moteur d’un tracteur-tondeuse ordinaire tourne avec une rotation comprise entre 2.000 et 2.500 tours par minute. En enlevant le régulateur, on peut arriver entre 5.500 et 5.800 tours/minute. Quand on ajoute une pièce sur le tracteur, elle provient souvent du karting ou d’une fabrication personnelle.»

Pour acquérir une monture, il faut prévoir entre 2.000 et 3.000 euros. C’est un prix dérisoire quand on le compare à ceux des autres sports mécaniques.

Il existe trois catégories distinctes en rasicross
Il existe trois catégories distinctes en rasicross
Photo: Paul Burgmann

Un calendrier varié

Outre le rendez-vous annuel luxembourgeois, l’agenda du rasicross luxembourgeois est composé de courses en Angleterre, en Suisse, en France, en Belgique et en Allemagne.

Parmi les 14 épreuves présentes au calendrier, certaines ont une grande renommée, comme les 12 Heures d’Angleterre, dont le team luxembourgeois les Lux Pussies est le seul non-britannique à avoir inscrit son nom au palmarès. Cette équipe, formée il y a trois ans, est constituée de Jeff Wilmes, Bob Koedinger et de notre interlocuteur, Christian Kaiser. Les 12 Heures d’Angleterre constituent la référence en matière d’endurance, grâce à la beauté de l’endroit, l’adversité et les vitesses folles que l’on peut atteindre (environ 90km/h).

À côté des courses d’endurance, il existe également des courses sprint. L’événement le plus médiatisé est évidemment les Championnats du monde, qui se tiennent aussi en Angleterre.

Comment se lancer dans le rasicross?

Le rasicross peut se pratiquer déjà très jeune. Mais peu importe l’âge, le mieux pour faire ses premiers pas dans le domaine est de contacter la fédération directement, comme le conseille le président en personne: «Le mieux serait que la personne intéressée nous contacte directement en allant sur la rubrique contact de notre site internet ou bien par le biais de notre page Facebook. On lui donnera des conseils sur la manière dont il doit préparer sa monture et on lui dira où il trouvera le matériel dont il aura besoin. Ça lui évitera de ne pas avoir une machine conforme et de devoir recommencer.»

Les résultats

  • Rallye Rund um die Sulinger Bärenklaue

18. Grégoire Munster (LUX) & Louis Louka (BEL) Opel Adam Cup (1. Division 8)

24. Charles Munster (LUX) & Renaud Herman (BEL) Opel Adam Cup (5. Division 8)

  • Rallye Oberehe

18. Max Reiter (GER) & Ken Gengler-Krüger (LUX) Citroën C2 R2 MAX

23. Jo Theis (LUX) & Chris Stijnen (LUX) Audi A4 Turbo Quattro

38. Sam Weimerskirch (LUX) & Cedric Zoenen (LUX) Mitsubishi Evo 8

  • Grand Prix de Zandvoort (Deutsche Porsche Carrera Cup)

Course 1

3. Dylan Pereira Lechner Racing Team

20. Carlos Rivas Black Falcon Team Textar (1e AM)

Course 2

3. Dylan Pereira Lechner Racing Team

27. Carlos Rivas Black Falcon Team Textar (5e AM)

  • 24 Heures de Zolder

32. Alain Berg (LUX) & Guy Verheyen (BEL) & Chris Mattheus (MCO) & Ian Gepts (BEL) Norma M20 FC

Le programme de ce week-end

  • Barum Rally Zlín (République tchèque)

n°45 Grégoire Munster (LUX) & Louis Louka (BEL) Opel Adam R2

  • Rallye de la Famenne (Belgique)

Steve Fernandes (LUX) & Olivier Beck (BEL) Skoda Fabia R5

Bob Kellen (LUX) & Nathalie Hoffmann (LUX) Ford Escort MKII

Yann Munhowen (LUX) & Daniel Arens (BEL) Mitsubishi Evo 10

Max Schiltz (LUX) & Patricia Wanderscheid (LUX) Renault Clio RS

Thierry Schloesser (LUX) & Joël Duton (LUX) Ford Escort MKII

Tommy Rollinger (LUX) & Michèle Brachtenbach (LUX) Peugeot 208 T16

  • Deutsche Porsche Carrera Cup au Nürburgring (Allemagne)

n°3 Dylan Pereira Lechner Racing Team

n°6 Carlos Rivas Black Falcon Team Textar

  • Late Model V8 à Venray (Pays-Bas)

n°44 Gil Linster

  • Stock-car à Krautscheid (Allemagne)

https://www.stock-cars.lu/die-teams/aktuelle-vereine/