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Philippe Hinschberger: «Mon métier c’est d’être entraîneur»
Sport 4 min. 01.12.2017 Cet article est archivé
Avant Nice - Metz (samedi à 20h)

Philippe Hinschberger: «Mon métier c’est d’être entraîneur»

Philippe Hinschberger: «Mathématiquement, le maintien est encore faisable, donc n’annonçons pas trop vite la descente du club.»
Avant Nice - Metz (samedi à 20h)

Philippe Hinschberger: «Mon métier c’est d’être entraîneur»

Philippe Hinschberger: «Mathématiquement, le maintien est encore faisable, donc n’annonçons pas trop vite la descente du club.»
Photo: AFP
Sport 4 min. 01.12.2017 Cet article est archivé
Avant Nice - Metz (samedi à 20h)

Philippe Hinschberger: «Mon métier c’est d’être entraîneur»

Jean-François COLIN
Jean-François COLIN
Le FC Metz se déplace à Nice ce samedi (20h) pour y disputer la 16e journée de Ligue 1. Son ex-entraîneur, Philippe Hinschberger, a accepté de faire le point sur sa situation personnelle, de revenir sur l’absence d’efficacité de l’équipe mosellane et d’évoquer le cas Sam Larsson. Propos d’un Messin de cœur.

Le FC Metz se déplace à Nice ce samedi (20h) pour y disputer la 16e journée de Ligue 1. Son ex-entraîneur, Philippe Hinschberger, a accepté de faire le point sur sa situation personnelle, de revenir sur l’absence d’efficacité de l’équipe mosellane et d’évoquer le cas Sam Larsson. Propos d’un Messin de cœur.

Propos recueillis par Hervé Kuc

Philippe, comment allez-vous?

Je suis parti très rapidement de Metz après mon licenciement (le lendemain de Metz-Dijon 1-2, 10e journée) et je n’y suis revenu que le temps d’une journée pour régler le protocole entre le club et moi. Depuis, je suis retourné à Laval et je reviens d’un séjour de dix jours au soleil. J’avais besoin de couper.

On vous annonce comme consultant au sein de l’Equipe du Soir à compter de ce 1er décembre. Amorcez-vous une nouvelle carrière?

Cela va être quelque chose de temporaire. Nous avons convenu de quelques dates uniquement. J’ai également été contacté par Canal+, mais mon métier c’est entraîneur et je souhaite poursuivre dans cette voie. J’ai reçu une proposition du Tours FC (20e en Ligue 2, 5 points): je respecte beaucoup la L2, mais je ne me voyais franchement pas signer dans un club qui a un parcours semblable à celui que je viens de connaître avec le FC Metz. Il y a également eu une offre d’un club de National que j’ai déclinée. Je suis disponible, et j’ose espérer que l’accession en Ligue 1 et le maintien à ce même niveau séduiront des clubs. J’attendrai le temps qu’il faudra, l’objectif est de repartir avec une feuille blanche.

Avez-vous regardé les matches du FC Metz depuis votre départ?

J’ai vu les rencontres face à Lille (0-3) et Marseille (0-3). J’en déduis qu’il n’y a rien de nouveau, l’inefficacité est toujours au rendez-vous. Face aux Lillois, les Messins ont pourtant produit une très belle première période et ils auraient mérité de mener. Ce mercredi, Renaud Cohade a analysé la situation de manière très juste en déclarant, au coup de sifflet final, qu’il y avait une différence de talent entre Marseille et Metz. J’ai également regardé Bordeaux-Saint-Etienne (3-0): les Stéphanois forment une équipe moyenne sans Hamouma et Cabella, ce qui a été la même chose pour nous sans Diabaté et Sarr.

Pourtant, les dirigeants messins ont essayé de faire venir des joueurs pour remplacer Ismaïla Sarr…

Oui, nous avons contacté des gens. Prenons le cas de Sam Larsson (24 ans, milieu offensif) qui évoluait à Heerenveen (Pays-Bas). Ce garçon est venu visiter les installations de Saint-Symphorien, il a passé la visite médicale chez nous, et au final, il a poliment décliné notre offre pour signer à Feyenoord. Il devait théoriquement remplacer Sarr parti à Rennes. Nous étions prêts à mettre de l’argent sur Larsson mais cela n’a pas suffi.

Est-ce à dire et à comprendre que le FC Metz n’attire plus les joueurs?

En 22 mois de présence ici, je vais vous faire l’inventaire des attaquants qui nous ont rejoints: Bekamenga, Erding, Diabaté, Roux et Rivière. Leur point commun? Ils étaient tous «à la relance» quand ils sont arrivés au FC Metz. C’est une réalité économique à laquelle le club ne peut échapper pour le moment. La saison dernière, je ne suis pas certain que le maintien aurait pu prendre forme si Diabaté n’était pas venu en renfort.

Le club mosellan affiche un bilan comptable famélique (4 points après 15 journées). Son avenir est-il désormais en Ligue 2?

Les Messins sont capables de gagner trois matches d’affilée. Le problème réside désormais dans une nécessaire confiance et une forme de sérénité à retrouver. Sur les dix matches que je fais avec eux, il n’y en a pas un où nous n’aurions pas pu prendre l’avantage ou revenir à hauteur de nos adversaires. Le match que nous avons raté est celui face à Troyes (0-1, 7e journée) à Saint-Symphorien. C’est celui qui aurait pu tout faire basculer du bon côté. Mathématiquement c’est encore faisable, donc n’annonçons pas trop vite la descente du club.

Avez-vous un message à faire passer aux supporters du FC Metz?

Ils ont un comportement exemplaire et je souhaite qu’il en soit ainsi jusqu’à la fin de saison. Il ne faut pas lâcher le club et même si la Ligue 2 doit se profiler en fin de parcours, il faudra accompagner l’équipe.

L’enjeu de la rencontre

Le FC Metz (20e, 4 points) est en pleine déconfiture et l’OGC Nice (14e, 17), chez qui il se rend, vient de prendre une pleine bouffée d’oxygène en s’imposant à Toulouse (2-1) mercredi soir. Les Aiglons attendent donc avec une grande impatience la venue de la docile proie mosellane pour prendre un peu plus d’altitude. Les Messins auront-ils assez d’amour propre pour ne pas se faire une nouvelle fois marcher dessus?

Le «prono» de la rédaction

Nous n’y croyons plus du tout. Les Messins ont tout fait pour décourager les plus inconditionnels de leurs supporters qui se montrent naturellement très dépités sur les réseaux sociaux. Notre pronostic: 3 à 1 en faveur de Nice.