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Patrick Kugener: «J'ai fait le pari qu'on finirait sixième»
Sport 4 min. 21.04.2017 Cet article est archivé
22e journée en BGL Ligue

Patrick Kugener: «J'ai fait le pari qu'on finirait sixième»

Patrick Kugener, l'homme de l'ombre mondorfois dont le travail porte ses fruits...
22e journée en BGL Ligue

Patrick Kugener: «J'ai fait le pari qu'on finirait sixième»

Patrick Kugener, l'homme de l'ombre mondorfois dont le travail porte ses fruits...
Photo: Christian Kemp
Sport 4 min. 21.04.2017 Cet article est archivé
22e journée en BGL Ligue

Patrick Kugener: «J'ai fait le pari qu'on finirait sixième»

Christophe NADIN
Christophe NADIN
L'US Mondorf fait partie des cinq équipes capables de s'emparer de la quatrième place du championnat. Le directeur sportif du club de la cité thermale, Patrick Kugener, y croit et s'apprête à accueillir l'Union Titus Pétange qu'il connaît bien pour y avoir travaillé. Entretien.

L'US Mondorf fait partie des cinq équipes capables de s'emparer de la quatrième place du championnat. Le directeur sportif du club de la cité thermale, Patrick Kugener, y croit et s'apprête à accueillir l'Union Titus Pétange qu'il connaît bien pour y avoir travaillé. Entretien.

Propos recueillis par Christophe Nadin

Patrick, l'US Mondorf est-elle à sa place?

L'objectif du comité, c'était avant tout d'assurer le maintien. Moi, j'avais fait un pari avec mes coaches que l'on terminerait sixième. J'en ai même fait un second quand ça ne tournait pas du tout. On devait être dixième ou onzième à l'époque et je leur ai assuré qu'on allait remonter.

On a parfois du mal à cerner cette équipe. Expliquez-nous!

On a vraiment une équipe de guerriers. Ce sont des garçons qui ont compris l'esprit Mondorf. Les jeunes comme les plus anciens. Quand on prend un nouveau joueur, on fait très attention à son état d'esprit. On prend des gars capables de s'intégrer dans un groupe. Et on a souvent eu de la chance. Cela se voit aussi par le temps que les joueurs passent chez nous.

L'équipe a connu des jours sans comme à Strassen ou au RM Hamm Benfica. Pourquoi?

C'est la différence entre la sixième et la quatrième place. On a des joueurs qui savent faire dix bons matches par saison, mais pas quatorze ou quinze. C'est aussi le résultat d'un club qui a un budget de 200.000 euros.

On sent une pointe de frustration dans vos propos, non?

Non, je ne suis pas frustré. J'ai connu cette situation à Pétange en Promotion d'Honneur et nous sommes tout de mêmes montés. Quand je suis arrivé ici, je savais à quoi m'attendre. C'est une autre philosophie. Moi, je dis qu'on est une équipe de village, mais mon comité ne veut pas entendre ça...

Mais Mondorf fait son nid petit à petit. C'est comme ça que l'on grandit le mieux, non?

Oui et je trouve même parfois qu'on a sauté des étapes. Quand je suis allé voir Mondorf pour la première fois à Diekirch, l'équipe luttait pour le maintien en Promotion d'Honneur. C'était il y a quatre ans. On avait vraiment un petit budget...

Mais là, le club s'est mis à la page. C'est un must, non, pour jouer la première moitié du classement parmi l'élite?

On veut embaucher, mais il faut des sous pour ça. J'apporte mon écot, mais on n'a pas les même moyens que d'autres clubs. Jamais un joueur ne touchera un gros salaire. Mais on a quand même réussi ces dernières années à obtenir des résultats avec des joueurs peu connus.

Que répondez-vous à ceux qui prétendent que Mondorf ne sait pas faire le jeu?

Chacun a son opinion. On joue notre football. On a créé un système de jeu propre à Mondorf. Il y a une vraie identité avec la griffe du coach. On peut s'adapter et on ne fait pas que détruire le jeu comme le disent certains entraîneurs. Mais oui, il y a ce caractère de guerrier qui transpire.

Mondof ne pourrait-il pas fonctionner sans Bonvini?

Cela dépend de qui le remplacerait. Si quelqu'un vient pour faire du beau football, il rencontrerait des problèmes au début.

Revenons à cette quatrième place qui pourrait offrir un billet européen. Vous n'êtes qu'à un point du Progrès. Vous y croyez?

Si je dis que je n'y croyais pas, je mentirais. On entre toujours sur le terrain pour gagner et pour rien d'autre. On a pris six points contre la Jeunesse et le Progrès. Un point contre Dudelange.

Le départ de Worré est acté, celui de Semedo se profile. Une page va se tourner, non?

Patrick est là depuis des années et il peut partir parce que c'est Patrick et qu'il a toujours respecté le club. A ma connaissance, Alex n'est pas encore parti, même s'il en a témoigné l'envie. Ce sera sa décision. Ce serait dommage pour Mondorf et pour lui, car il a grandi avec ce club. Mais si un joueur ne veut pas rester, il ne faut pas le garder.

Dimanche, ce seront vos retrouvailles avec Pétange. Sans rancune?

C'est toujours un parfum spécial. J'ai encore beaucoup de copains là-bas. On s'est séparé proprement. Le respect est mutuel. Je suis d'ailleurs toujours un partenaire du club. Je viens d'ailleurs de parler à Pascal Wagner, et je lui ai demandé s'ils avaient déjà peur (rires). Je ne regrette pas mon choix. J'ai apporté ma pierre à l'édifice pétangeois. Mais j'habite à la Moselle et c'est plus facile de venir à l'entraînement ici. Et à Mondorf, j'ai carte blanche.

Voyez-vous des points communs entre Pétange et Mondorf?

Oui, il n'y avait pas beaucoup de moyens lorsque les clubs ont commencé à avoir de l'ambition. Il a fallu débuter avec des joueurs peu connus. On a toujours eu cette force du petit contre le grand. Ici, c'est plus facile avec un gars comme Christian Strasser et ses connaissances à mes côtés.

Pour finir, pouvez-vous nous donner vos pronostics de la journée?

Strassen - Dudelange 1-4

Canach - Rosport 2-1

Differdange - Rumelange 3-1

Titus Pétange - Mondorf 1-3

Racing - Fola 1-4

Jeunesse - Progrès 1-1

RM Hamm Benfica - Käerjéng 3-1


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