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Paris - Roubaix: Bob Jungels est prêt à vivre l'enfer du Nord
Sport 2 min. 07.04.2013 Cet article est archivé

Paris - Roubaix: Bob Jungels est prêt à vivre l'enfer du Nord

Bob Jungels s'élancera de Compiègne avec le dossard 24

Paris - Roubaix: Bob Jungels est prêt à vivre l'enfer du Nord

Bob Jungels s'élancera de Compiègne avec le dossard 24
(Photo: Twitter)
Sport 2 min. 07.04.2013 Cet article est archivé

Paris - Roubaix: Bob Jungels est prêt à vivre l'enfer du Nord

Lauréat de l'édition Espoirs en 2012, Bob Jungels sera ce dimanche au départ de Paris - Roubaix au côté de Fabian Cancellara.

(ER avec AFP) - Après avoir effectué ses débuts professionnels en début d'année, le jeune Dippachois (20 ans) s'est déjà distingué en remportant le mois dernier le GP Nobili en Italie et mercredi, il a échoué pour 17 centièmes dans le chrono du Circuit de la Sarthe. Pas de doute, Bob Jungels apprend vite.

Et ce dimanche, il fera ses grands débuts dans Paris-Roubaix, une course qu'il connaît puisqu'il s'était imposé en 2012 dans la catégorie des moins de 23 ans.

"C'est une course particulière pour moi, cela va me rappeler de fameux souvenirs mais je sais très bien qu'il y aura un autre concurrence par rapport aux Espoirs", dit-il. Lucide, le coureur luxembourgeois sait la mission qui l'attend: "Je serai au service de l'équipe et je suis là pour emmagasiner de l'expérience."

Pour ce dimanche, la formation RadioShack-Leopard aura belle allure. Par rapport au Tour des Flandres de dimanche dernier, Tony Gallopin et Danilo Hondo ont laissé leur place à Bob Jungels et au rouleur néo-zélandais Jesse Sergent. Stijn Devolder, Markel Irizar, Yaroslav Popovych, Gregory Rast et Fabian Cancellara complètent le groupe.

Le Suisse, vainqueur du Ronde et du GP de l'E3, est pointé par tous les suiveurs comme l'homme à battre....

"Il s'en est bien tiré"

Mais le leader de la formation RadioShack-Leopard a connu une semaine difficile. Deux chutes, mercredi et jeudi, ont posé un point d'interrogation sur la course dans laquelle le Bernois vise une troisième victoire après 2006 et 2010.

"Il s'en est bien tiré", se félicite son directeur sportif Dirk DeMol, qui avait créé l'une des plus grandes surprises de l'histoire voici 25 ans en menant à bien une échappée de 222 km.

Mais le doute point sur la possibilité de «Spartacus», grand triomphateur dimanche dernier au Tour des Flandres, de dominer pareillement son sujet. "Il a toujours très faim", assure son coéquipier belge Stij Devolder, qui pourrait bénéficier, tout comme le Suisse Grégory Rast, du marquage de son chef de file.

"Ce sera tous contre Cancellara", prévoit DeMol, en droit d'être satisfait des prévisions météo annonçant un temps sec: "On ne va pas nier que les choses se présentent plutôt bien."

Face au Suisse, de nombreuses équipes vont jouer sur l'avantage du nombre. Sky (Boasson Hagen, Stannard, Thomas), Omega Pharma, qui doit s'en remettre surtout à Sylvain Chavanel en l'absence du vainqueur sortant, Tom Boonen, BMC (Hushovd, Phinney, Van Avermaet) ou encore les deux équipes françaises, FDJ (Ladagnous, Offredo) et Europcar (Turgot, Gaudin), entrent dans ce cas.

Les coureurs de Garmin (Vansummeren), Katusha (Kristoff) et Argos (Degenkolb) sont loin toutefois de se présenter résignés, tout comme le vétéran Juan Antonio Flecha (35 ans) qui espère toujours devenir le premier Espagnol vainqueur de cette course centenaire.