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Olivier Thill: «Les trois Thill ensemble, c'est un rêve!»
Sport 14 min. 09.10.2018

Olivier Thill: «Les trois Thill ensemble, c'est un rêve!»

Olivier Thill (n°15, ici face à la Moldavie) s'attend à un débat très physique vendredi contre la Biélorussie à Minsk

Olivier Thill: «Les trois Thill ensemble, c'est un rêve!»

Olivier Thill (n°15, ici face à la Moldavie) s'attend à un débat très physique vendredi contre la Biélorussie à Minsk
Photo: Yann Hellers
Sport 14 min. 09.10.2018

Olivier Thill: «Les trois Thill ensemble, c'est un rêve!»

Jean-François COLIN
Jean-François COLIN
Avant Biélorussie - Luxembourg vendredi (20h45) à Minsk

Avec ses huit sélections et deux buts au compteur, Olivier Thill (21 ans) savoure son statut d'incontournable du Club Luxembourg et sa nouvelle vie de joueur professionnel à Oufa, en Russie. Rencontre.

Propos recueillis à Lipperscheid

Olivier, quand êtes-vous arrivé au Luxembourg pour ce nouveau rendez-vous avec la sélection, et par quelle route aérienne?

Je suis arrivé samedi matin. Nous avions joué avec Oufa le vendredi soir à Toula (1-1, ndlr), qui se situe à trois heures de bus de Moscou (au sud de la capitale russe). Avec l'équipe, j'ai rejoint l'aéroport moscovite de Domededovo, et de là, à six heures du matin samedi, j'ai pris un vol pour Francfort, et puis ensuite direction Luxembourg. Le plus simple pour revenir d'Oufa est de transiter par Moscou, puis via Francfort ou Munich, en Allemagne. Il y a aussi éventuellement moyen par Paris, et il reste la possibilité d'Istanbul, qui est pratique car il existe des vols directs entre Oufa et Istanbul.

Comment gérez-vous ces longs trajets récurrents et qui sont nouveaux pour vous depuis deux mois?

Ce n'est pas trop fatigant. Je n'ai pas tellement d'heures d'attente dans les aéroports entre les connections, donc ça va encore.

La Biélorussie, c'est un souvenir très particulier pour vous...

Oui, j'avais fêté ma première sélection en équipe nationale A face à cette nation l'année dernière (victoire du Luxembourg 1-0 le 31 août 2017, ndlr). C'était le match parfait pour nous. Nous avions bien fait tourner le ballon et... l'adversaire aussi. Quant à nos adversaires, ils n'ont pas affiché le même niveau que chez eux, je pense. Mais c'est du passé, maintenant, nous devons nous concentrer sur le match à venir, et je crois qu'à domicile, ils seront bien plus forts, notamment mentalement.

A quel genre de rencontre vous attendez-vous précisément, vendredi à Minsk?

Ce sera un match physique, avec beaucoup de duels. Il faudra répondre présent à ce niveau-là, ne pas rechigner à la besogne, travailler et tout donner. A la maison, devant leurs supporters, je pense que cela va être assez chaud. Le football biélorusse s'apparente au football russe dans lequel j'évolue à présent, mais je dirais un ton en dessous, car en Russie, on recense plusieurs grandes équipes, ce qui est moins le cas en Biélorussie, que je connais beaucoup moins. Mais en tout cas, j'espère une victoire. 

Si je ne joue pas un match, ce n'est pas un souci, tant que l'équipe le remporte.

Nanti de six points sur six avec une différence de buts sans équivoque de 7-0, le Luxembourg nage en pleine béatitude. Quel danger guette la sélection en Biélorussie?

Certes, on pourrait penser que tout arrive tout seul, comme cela, sans rien faire. Mais le coach, et toute l'équipe aussi d'ailleurs, sont bien conscients qu'il faut bosser pour avoir du succès, et que tout passe par le travail quotidien. C'est ce que l'on fait avec la sélection depuis de nombreux mois, et aujourd'hui on a la réussite et on en recueille les fruits.Les derniers résultats sont fantastiques, et donc il faut juste continuer dans cette direction, sur une dynamique positive.

Sur un plan personnel dans cette Ligue des Nations, vous étiez titulaire aussi bien contre la Moldavie (77 minutes de jeu et un but), qu'à Saint-Marin (45 minutes de jeu). C'est une satisfaction, n'est-ce pas?

Je suis content d'avoir pu débuter les deux matches. C'est sûr que lorsqu'on est titulaire deux fois de suite, on espère commencer le troisième sur la pelouse également. Tout le monde veut jouer, et il appartient au coach de faire ses choix. Il faut les accepter, mais je dois dire que c'est une tâche très ardue pour lui. Mais le plan personnel ce n'est rien, le plus important est que l'équipe garde cette première place du Groupe 2, pour ensuite, éventuellement, obtenir notre qualification pour le Championnat d'Europe des Nations 2020. OK, moi personnellement, je suis vraiment content de pouvoir jouer, mais après, si je ne joue pas un match, ce n'est pas un souci, tant que l'équipe le remporte.

Le Luxembourg a battu la Moldavie dans un système tactique en 4-1-4-1, avant de l'emporter à Saint-Marin en alignant un 4-3-3. Dans quelle animation de jeu vous sentez-vous le mieux?

Je préfère le système avec un n°6 récupérateur et deux n°8 plus créatifs, comme nous l'appliquions au Progrès Niederkorn. Ma préférence va vers une position axiale, mais j'ai déjà joué sur un côté. Je m'adapte, ça ne me pose pas trop de problèmes, mais c'est clair que ma place de prédilection est au milieu. Mais bon, tant que je peux jouer je suis content, et une fois sur le terrain, je connais parfaitement ma mission, et je donne tout pour l'équipe, peu importe mon positionnement.

Vos statistiques renseignent déjà deux buts inscrits en huit sélections. Marquer vous procure des sensations particulières?

Non. Personnellement, je préfère faire des passes décisives que de finir l'action moi-même. Bon, c'est beau de marquer, cela reste une sensation exceptionnelle. C'est vrai que deux buts en huit sélections, c'est pas mal... Mais après, le résultat de l'équipe compte davantage que mon éventuel but personnel, surtout que, je le répète, je préfère effectuer la dernière passe que de marquer.

Olivier est devenu la tête de gondole de la famille Thill là où le pays ne jurait que par Vincent et Sébastien il y a encore deux ans. Comment cela se passe-t-il en famille, et comment Sébastien vit-il son éviction de l'équipe nationale?

Il n'y aucune espèce de frustration, ni de jalousie. A l'époque, moi j'étais bien chez les U21 et je venais voir mes deux frères évoluer en sélection A en étant leur premier supporter. J'étais vraiment très fier d'eux. Bon voilà, maintenant, Séba n'est plus là. C'est un peu dommage pour lui, j'espère qu'on le reverra un jour en sélection, mais il faut reconnaître que tout tourne parfaitement depuis un an avec le groupe actuel, et je comprends très bien la position du coach qui ne change pas grand-chose. Mais Séba endosse mon rôle de naguère: il vient nous voir jouer, il nous encourage à travers de nombreux textos. Quand je joue avec Oufa, il regarde aussi mes matches et me soutient. On se motive tous les trois l'un l'autre. J'ai déjà joué avec Séba au Progrès et avec Vincent en sélection, mais nous n'avons jamais joué tous les trois ensemble en équipe nationale. Les trois ensemble, c'est un rêve!

Je ne pensais pas qu'il y avait autant de bons restaurants à Oufa

Venons-en à votre nouvelle vie de footballeur pro en Russie. Comment se passe votre intégration à Oufa, capitale de la république de Bachkirie?

Je suis très content de mon choix. Beaucoup de joueurs m'ont aidé à m'installer, à prendre mes marques. Je logeais à l'hôtel depuis mon arrivée fin août, mais depuis une grosse semaine, j'habite dans mon propre appartement. C'est évidemment beaucoup mieux. Je me promène parfois en ville, je vais manger au restaurant - je dois dire qu'il y a beaucoup de bons restos, je ne pensais pas qu'il y en avait autant -, mais bon, ce n'est pas top top quand même comme ville. Oufa est une grande ville, peuplée d'1.200.000 habitants environ, je crois, mais assez  vieillotte, un peu soviétique si vous voyez ce que je veux dire, avec des vestiges de l'ère de l'URSS: les rues ne sont pas géniales, criblées de trous, les voitures sont vieilles et délabrées. Sur ce point, la différence est flagrante avec le Luxembourg où tout est propre, net et nickel. Ce qui est bien, c'est qu'Oufa abrite un très bon club de hockey (Salavat Ioulaïev Oufa, ndlr). Prochainement, dès que j'aurai un peu de temps libre, j'irai les voir jouer. Donc voilà, il y a quand même des choses à faire. Mais maintenant, comme je dispose de mon appartement, je vais m'atteler à acheter des meubles et à remplir le frigo.

Bref, vous êtes plutôt loin de tout, mais vous ne vous ennuyez pas...

C'est vrai que c'est loin. Ce qui est ennuyeux, ce sont les trois heures de décalage horaire avec le Luxembourg, notamment pour converser ou jouer en ligne avec des copains.  Ça fait longtemps que je n'ai plus joué aux jeux vidéos maintenant, vu que j'étais à l'hôtel. Je vais à présent m'installer progressivement dans mes nouveaux murs. Ma copine va bientôt me rejoindre à Oufa, et donc ça devrait encore aller mieux. Elle est maintenant en train de se renseigner pour suivre des cours universitaires à distance, donc elle devrait aussi être bien occupée.

Olivier Thill, n°29 du FK Oufa: "L'équipe a laissé beaucoup d'influx sur la scène européenne"
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On connaît toute l'importance de votre famille et sa passion pour le football. Mais la longueur et le coût du trajet l'empêchent de vous rendre visite en Russie. Elle ne vous manque pas trop?

Non, ce n'est pas un problème, car j'écris tous les jours à mes parents. Maintenant, c'est clair que je n'avais jamais connu que cela, j'étais tout le temps avec la famille, les parents, les copains, et là, pour la première fois, je me retrouve seul à l'autre bout du monde. Mais je suis assez grand et mature pour commencer cette aventure, je me sens très bien. Bien sûr, je suis content de revenir de temps en temps au Luxembourg. Avec la Ligue des Nations, je reviens tous les mois. Par exemple, mes copains sont venus me rendre visite lundi à Lipperscheid.

Comment se passe la communication là-bas au cœur de la Russie?

J'ai appris quelques mots de base, surtout au niveau du football, comme gauche, droite, etc. Quand je vais rentrer la semaine prochaine, je vais suivre des cours pour vraiment apprendre la langue. Car sans cela, c'est un peu compliqué, c'est vrai. Il n'y a pas grand monde qui parle l'anglais, que ce soit les chauffeurs de taxi ou dans les restaurants, ...J'arrive un peu à lire l'écriture cyrillique, mais c'est quand même difficile.

Qu'est-ce qui vous a le plus surpris depuis que vous êtes à Oufa?

Le pire, c'est leur manière de conduire! Franchement, parfois je me pose des questions. Ils roulent comme des malades. Je ne pensais pas que c'était aussi grave que ça. Pour le moment, je ne tiens pas du tout à conduire moi-même là-bas.

Sur le plan du football à présent, comment s'est passée votre intégration au FK Oufa?

Au niveau du foot, ça va beaucoup mieux qu'au début, je me sens très bien. C'est un peu compliqué avec les joueurs russes, qui ne parlent pas anglais. Ils essaient, mais en même temps, il y a aussi beaucoup de joueurs étrangers, et trois joueurs qui parlent allemand. Donc, ça va, il y a moyen de se comprendre.

A quel poste évoluez-vous et dans quel système de jeu?

Le coach, Sergey Tomarov applique toujours le même système de jeu, que l'on soit à l'extérieur chez un ténor ou à domicile contre une équipe plus faible: une ligne de cinq joueurs derrière, puis après deux, et trois éléments offensifs. Moi je joue au milieu axial, en n°8, voir n°10.

Le Progrès terminera la saison dans le Top 3

Le FK Oufa n'est actuellement classé que quinzième (sur seize) en Premier League russe, avec seulement neuf points en dix matches. Qu'est-ce qui ne va pas?

Pour la première fois de son histoire, le club était qualifié pour la Coupe d'Europe cette saison, et ils ont beaucoup misé et investi sur la scène européenne. L'équipe a laissé beaucoup d'influx dans ces rencontres de l'été face aux Slovènes de Domzale, contre le Progrès et surtout les deux matches face aux Glasgow Rangers (élimination 0-1 et 1-1, ndlr). Bon, maintenant, ce qui est bien, c'est que nous n'avons pas perdu les trois derniers matches, avec deux nuls en déplacement et une victoire à domicile. Cela reprend donc petit à petit, mais c'est clair qu'il reste encore énormément de boulot à accomplir pour sortir de l'ornière. En fait, toutes les équipes de la seconde moitié du tableau se valent globalement et se tiennent dans un mouchoir de poche. Si tu gagnes deux matches d'affilée, tu te retrouves au milieu du classement, mais si tu en perds deux de suite, tu es pratiquement dernier. Pour nous, à présent, tous les matches sont importants, vu que nous sommes le dos au mur. En ce moment, la situation du coach n'est pas optimale, mais je ne pense pas qu'il soit en danger pour autant, car il fait quand même du bon travail. Il faut lui laisser encore un peu de temps. Avec la qualité qu'il y a dans ce groupe, on finira dans le milieu de tableau, j'en suis sûr.

Jusqu'à présent, vous avez disputé quatre matches de championnat et un de Coupe de Russie. Qu'en avez-vous retenu?

J'aime bien le rythme élevé de ces matches. Je note qu'il y a une énorme différence entre jouer à domicile ou à l'extérieur. Je ne m'explique pas trop pourquoi, mais les équipes sont plus fortes dans leur stade, avec leurs supporters derrière elles. De manière générale, les stades sont très beaux, avec beaucoup d'ambiance. Nous sommes la seule équipe à évoluer sur un terrain synthétique, et nos adversaires éprouvent parfois des problèmes avec cela. C'est un avantage. On prend bien sûr tout le temps l'avion, tant les déplacements à se farcir sont longs, mais nous avons notre propre charter, donc c'est bien.

Avez-vous évoqué le 4-0 contre la Moldavie et le match retour à Chisinau en novembre avec votre équipier international moldave à Oufa, Catalin Carp?

Oui, on en a parlé, mais ce sont plutôt les autres coéquipiers qui se sont gentiment moqués de lui après le 4-0 du Josy Barthel. On a déjà lancé des paris sur le match retour en Moldavie, avec un dîner au restaurant comme enjeu. Nous étions d'accord pour dire qu'ils ont bien joué en première mi-temps, mais après, je ne sais pas pourquoi, ils ont flanché, tandis que, de notre côté, nous avons à la fois nettement mieux joué et connu plus de réussite. Au final, le 4-0 était quand même lourd eu égard à leur première période. Il n'était pas très content du verdict, et il s'est joyeusement fait chambrer par les coéquipiers au club.

Votre contrat expire en 2022. Allez-vous vraiment rester quatre saisons en Bachkirie?

Je ne suis là que depuis deux mois! Je me plais vraiment bien à Oufa, je suis très heureux. Après, on ne sait jamais, tout peut aller très vite en foot, dans les deux sens. A ce jour, je suis joueur du FK Oufa au moins pour les quatre prochaines années, et je ne me pose aucune question sur un éventuel départ. Ce n'est un secret pour personne que mon club préféré est Hambourg SV. Mais je suis encore très, très loin de pouvoir jouer un jour là-bas. Il me faut juste penser à Oufa et y faire mes matches. Le reste viendra tout seul, pourquoi pas? Je suis très fier de porter les couleurs d'Oufa.

Que vous inspire le changement de coach dans votre ancien club, le Progrès Niederkorn, avec le remplacement de Paolo Amodio et Emilio Lobo par Cyril Serredszum et Serge Wolf?

Personnellement, je trouve que c'est dommage pour Paolo et Emilio, qui ont accompli du bon boulot à Niederkorn pendant deux années. Mais d'après les échos que j'ai reçus d'anciens équipiers, il apparaît que c'était sans doute une bonne décision, car les résultats n'étaient pas optimaux. On va voir ce que cela va donner avec le nouveau duo à la barre. J'espère pour le club et pour mes copains là-bas, et je suis certain qu'au terme du championnat, le Progrès sera dans le Top 3 de la BGL Ligue.


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