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Miguel Da Costa (Fola): «On est là où on voudrait être»
Sport 2 min. 25.07.2018 Cet article est archivé

Miguel Da Costa (Fola): «On est là où on voudrait être»

Miguel Da Costa, casquette vissée sur la tête, avait prévu que le Fola arrive en forme optimale pour le match retour du premier tour. Bingo!

Miguel Da Costa (Fola): «On est là où on voudrait être»

Miguel Da Costa, casquette vissée sur la tête, avait prévu que le Fola arrive en forme optimale pour le match retour du premier tour. Bingo!
Photo: Hans Krämer
Sport 2 min. 25.07.2018 Cet article est archivé

Miguel Da Costa (Fola): «On est là où on voudrait être»

Christophe NADIN
Christophe NADIN
Préparateur physique au Fola depuis dix ans, Miguel Da Costa joue un rôle prépondérant dans l'approche de la campagne européenne. L'addition de séances matinales a fait du bien à un groupe qui monte en puissance. Entretien.

Miguel, physiquement, l'équipe est-elle là où vous espériez qu'elle soit?

Oui. Il nous fallait encore une semaine après le premier match européen pour être au niveau. Mais on le savait, c'était calculé. Je n'étais pas au Kosovo mais on m'a dit que les garçons étaient assez frais après le match. En fait, c'est le voyage qui a été pénible... Mais sinon aujourd'hui, on est là où on voudrait être.

Quels sont les enseignements que vous avez tirés de votre aventure de la saison dernière?

Chaque saison a ses particularités. L'an dernier, les joueurs avaient eu à peine deux semaines de pause. Ils n'avaient donc rien perdu en endurance et j'avais axé la reprise sur la haute intensité. Cette année, ils ont bénéficié de quatre semaines de repos. Deux étaient libres et les deux autres assorties d'un programme de préparation à respecter à la maison. En tout, j'ai eu une semaine de plus pour les préparer. 

Tout baigne alors?

Pas tout à fait puisque les blessures ne nous épargnent toujours pas (Saiti, Bernard, Laterza,...). Comme l'an dernier. Pour le reste, la fraîcheur est là. L'endurance aussi. On travaille la vitesse et la vivacité.

D'un point de vue physique, où la différence avec les joueurs de Genk va-t-elle se manifester?

La grande différence, c'est le nombre de matches disputés à haute intensité. Chaque week-end, ils jouent à haut régime. Nous, il n'y a pas la même intensité en BGL Ligue. Même en préparation face à Kaiserslautern, on n'a pas eu l'intensité que l'on recherchait. L'autre souci, c'est que l'on n'est pas pro. Il n'y a donc pas la même récupération. On n'a pas tout le temps un kiné ou un doc à disposition. Sans oublier la question de l'alimentation. Le seul moment où on peut gérer ça, c'est en déplacement. Si nos joueurs bénéficiaient de conditions pros, on pourrait tenir la route en Division 2 belge.

L'hygiène de vie plombe-t-elle certains joueurs?

Oui, surtout à partir d'un certain âge. Quand on est jeune, on peut se permettre quelques écarts. De moins en moins après car les blessures se répètent. Certains joueurs travaillent huit heures, viennent à l'entraînement puis rentrent chez eux. Pas sûr que chacun prend le temps de se préparer un repas sain. Il faut ensuite bien dormir et beaucoup boire! De l'eau!

Les séances matinales ne sont pas une nouveauté, mais elles deviennent lot courant, non?

Oui et ça fait du bien. On peut travailler le renforcement. On avait déjà commencé avec Jeff et Cyrille mais ça s'est intensifié. C'est toujours ça de gagné. Chez les pros, c'est leur lot quotidien avec des doubles séances en préparation. Nous, on le fait petit à petit. Oui, ça évolue bien.


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