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Maxime Chanot: «Je n'avais pas dormi depuis presque 48 heures»
Maxime Chanot: «Si on part avec la mentalité que ce match est gagné d'avance ce sera tout sauf bon».

Maxime Chanot: «Je n'avais pas dormi depuis presque 48 heures»

Photo: Ben Majerus
Maxime Chanot: «Si on part avec la mentalité que ce match est gagné d'avance ce sera tout sauf bon».
Sport 3 min. 11.09.2018

Maxime Chanot: «Je n'avais pas dormi depuis presque 48 heures»

Maxime Chanot, «l'Américain». Le défenseur de New York City a consenti de gros efforts pour apporter son expérience à la sélection. Mais il prévient «le plus important maintenant est de bonifier cette victoire contre la Moldavie».

Propos recueillis par Didier Hiégel à Saint-Marin

Maxime, comment se présente ce deuxième match de la Ligue des Nations?

Ça se présente bien! Nous restons sur une bonne prestation contre la Moldavie (4-0). C'est de bon augure, entre guillemets, parce que nous nous sommes rattrapés par rapport au match de préparation que nous avons effectué avant le début de la compétition (face à Bielefeld 1-4). Nous les joueurs, nous n'avions aucun doute sur le fait que nous allions faire un bon match pour cette rentrée internationale. Le plus important maintenant est de bonifier cette victoire obtenue à la maison parce que s'il y arrivait quoi que ce soit face à Saint-Marin ça signifierait que ce qu'on a fait auparavant n'a servi à rien.

Cette rencontre face à Saint-Marin à l'air plus compliqué qu'il n'y paraît. Etes-vous du même avis?

Ce match sera compliqué, c'est une certitude. D'une part, parce qu'aucun match n'est joué d'avance. Vu ce qu'elle a montré au niveau de ses résultats des dernières années, ça peut paraître facile, mais un match de foot se joue sur le terrain. Si on part avec la mentalité que ce match est gagné d'avance ce sera tout sauf bon. D'autre part, le contexte est un peu spécial, avec un stade un peu plus champêtre, mais c'est trompeur. En tout cas, nous sommes prêts pour un combat, pour gagner le match.

Vous parlez du stade champêtre, la pelouse n'y est apparemment pas d'excellente qualité. Dès lors comment doit évoluer une équipe qui a la volonté de poser le jeu à terre?

Jouer simple, limiter les touches de balle. Il va y avoir une tactique mise en place par le coach, on va la respecter et si Dieu le veut ça devrait marcher.

Vous parlez de Dieu, vous êtes très croyant...

C'est la base de ma vie, je ne peux vivre sans, et encore plus depuis que je suis aux Etats-Unis. Là-bas je peux vraiment vivre ma foi. C'est la base de ma vie, la base de l'homme que je suis.

D'après les images de Saint-Marin en Biélorussie, il faut vous attendre à une défense très renforcée. Comment prendre cette défense à revers?

Il faut d'abord voir s'ils vont procéder de la même manière parce qu'ils ont débuté cette campagne à l'extérieur. Ils vont être chez eux, peut-être avec un peu moins de pression. S'ils rejouent de la même façon, ça veut dire qu'il faut écarter ou frapper de loin pour les faire sortir. Il y aura une tactique mise en place, qui a marché contre la Moldavie et qui marche depuis trois-quatre années. Nous avons un coach de qualité, il l'a prouvé avec ses choix tactiques et il a fait déjouer l'adversaire. Je n'ai pas de doute sur ce qu'il va se passer.

Les vols que vous prenez régulièrement pour jouer les matches de Major League Soccer et les décalages horaires sont fatigants. Comment faites-vous pour gommer les effets néfastes de ces transports à répétition?

On néglige parfois le fait que les voyages sont très difficiles. Je m'en suis réellement rendu compte depuis que je suis aux Etats-Unis. Avant le match contre Bielefeld, je venais de prendre trois avions, j'avais voyagé presque 20 heures, à cela s'ajoutent les contrôles, les checkings, les douanes, plus le jet lag. En fait, je n'avais pas dormi depuis presque 48 heures... C'est contraignant, mais quand on est footballeur professionnel ça fait partie de ton métier. Je n'ai pas forcément de méthode, mais j'essaye de bien me reposer, je ne fais pas le fou entre les matches, entre les entraînements, parce que le repos reste le seul remède pour se remettre d'aplomb.



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