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Le Racing veut préserver le suspense
Edis Osmanovic reverdit depuis la saison dernière. A 30 ans, le talentueux Bosnien s'apprête à découvrir la Coupe d'Europe.

Le Racing veut préserver le suspense

Photo: Stéphane Guillaume
Edis Osmanovic reverdit depuis la saison dernière. A 30 ans, le talentueux Bosnien s'apprête à découvrir la Coupe d'Europe.
Sport 2 min. 12.07.2018

Le Racing veut préserver le suspense

Christophe NADIN
Christophe NADIN
L'histoire va recommencer où elle s'est arrêtée pour le Racing. Le stade Josy Barthel servira de théâtre ce jeudi à 20h au match aller du premier tour de l'Europa League du club de la capitale face aux Roumains du Viitorul Constanta. Un dur morceau.

Un mois et demi s'est écoulé et l'image d'une équipe réduite à neuf soulevant la Coupe de Luxembourg et arrachant son billet pour la scène continentale est encore bien présente. Miraculé, le Racing a tourné la page 2017-2018 pour ouvrir la suivante.

Et le premier chapitre qui se présente sera en quelque sorte le second pour des Bleu et Blanc européens il y a dix ans et qui s'apprêtent à retrouver le parfum si particulier de ces soirées. Du double affrontement face aux Suédois de Kalmar, il ne reste que des vestiges.

Le vécu, c'est à travers les gènes des joueurs actuels qu'il faut le chercher. L'expérience de Ruffier et Henrique ou encore le passé européen de Nakache et Da Mota. Edis Osmanovic, lui, n'a pas encore goûté à cette ambiance particulière. «Bien sûr que ça me motive. C'est la première fois depuis cinq ou six ans que je fais une préparation complète. Et que je ne reviens donc pas de vacances avec des kilos en trop», témoigne le milieu de terrain.

«Je ne dis pas que je suis au même niveau qu'à Wiltz car je suis moins rapide depuis que je me suis cassé le pied, mais je me sens bien.» D'autant plus que le Bosnien se retrouve à la pointe d'un triangle qu'il forme avec Nakache et Nouidra dans l'entrejeu. «Je suis un vrai n°10. Oui, c'est là que je préfère jouer.»

Patrick Grettnich en a fait un pilier de son groupe la saison dernière. Les lignes n'ont pas beaucoup bougé ces dernières semaines et on devrait retrouver des visages connus au coup d'envoi ce jeudi soir à l'exception sans doute de l'Allemand Thomas Birk, qui a pris ses quartiers sur l'aile gauche alors que son compatriote Sebastian Szimayer postule pour former le duo d'attaque au côté de Dan Da Mota.

De retour d'un mini-stage en Allemagne, le Racing s'est offert une sortie de route face à Differdange (0-4) dimanche dernier. L'entraîneur s'en est servi pour rappeler aux joueurs que de telles approximations se payeraient cash sur la scène européenne. «La préparation ne s'est pas mal déroulée, mais c'est difficile pour le staff de trouver le juste milieu entre les échéances européennes et le début du championnat», reconnaissait l'entraîneur.

Pour l'heure, ce sont les Roumains du Viitorul qui occupent les esprits de Patrick Grettnich. « C'est très physique mais ça joue bien aussi au ballon. Dans tous les matches que j'ai vus, ils sont venus presser fort haut.»

Le club de la capitale s'apprête à souffrir face au club du légendaire Gheorghe Hagi dont le fils, Ianis, est l'un des meilleurs joueurs. Grettnich devra notamment opérer le bon choix pour la charnière centrale. Le trident Henrique - Humbert - Nyssen semble tenir la corde.

«Il faudra préserver nos chances et ne pas encaisser », ponctue Edis Osmanovic.

Entre maintenir le suspense et limiter les dégâts, la frontière est parfois mince. Reste à mettre tous les atouts de son côté pour se rapprocher de la première hypothèse.