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«Le Racing est sorti de sa zone de confort aux moments clés»
Sport 3 min. 16.09.2018 Cet article est archivé

«Le Racing est sorti de sa zone de confort aux moments clés»

«Le Racing est sorti de sa zone de confort aux moments clés»

Sport 3 min. 16.09.2018 Cet article est archivé

«Le Racing est sorti de sa zone de confort aux moments clés»

S’appuyant sur une solide base défensive, le Racing a bien négocié la reprise du championnat en battant le Fola au stade Camille Polfer (2-1). Les visiteurs n’ont pas su se dépasser pour bouger le bloc adverse. La clé du match: savoir sortir de sa zone de confort.

Depuis le début de saison (voire plus tôt), le Racing ne surprend plus personne dans son système tactique. Seulement, le groupe de Patrick Grettnich gagne ses matchs. Une qualité qu'il n'avait pas forcément la saison dernière.

Avec son 5-3-2, l'objectif principal est de bien défendre, de ne pas encaisser. Ensuite, offensivement, être efficace le peu de fois où les attaquants «sortent du bois».

Dans ce système confortable, pour gagner un match, il est impératif qu’un maximum de joueurs sortent de leur zone de confort. L'exemple type concerne les défenseurs latéraux. En effet, les quelques attaques dangereuses du Racing ce dimanche sont venues des côtés. L'une des rares montées de Hennetier a provoqué le penalty de Shala (52e, 1-0). Le second but est venu d'une touche de Da Mota obtenue suite à une montée de Birk (70e, 2-1).

Menant au score deux fois, il fut donc logique d’observer un faible nombre de joueurs locaux sortir de leur rôle défensif. Heureusement pour eux, ils ont pu compter sur des joueurs se dédoublant à tour de rôle.

En effet, Nouidra, Nakache et Da Mota ont eu une activité impressionnante jouant plusieurs rôles dans ce match. Retrouver, en fin de match, un Nouidra demandant le ballon en profondeur pour gagner du temps illustre parfaitement cette volonté du joueur de passer outre son rôle initial.

Sans ce genre d'effort et ce type de joueur, le Racing aurait entièrement subi le match et le score aurait sûrement été différent.

Des ailiers pas assez actifs

Du côté du Fola, le cas de figure a été assez semblable. Face à une défense à 5 jouant à 30 mètres de son but et laissant le ballon à son adversaire, on a observé beaucoup trop de joueurs restant dans leur zone de jeu et se contentant du minimum. Le quatuor offensif a été trop peu mobile. Seul Hadji, comprenant qu’il serait difficile de bouger l’axe adverse, dézonait régulièrement et apportait un mouvement qui libérait des espaces de jeu.

L’égalisation eschoise (62e) en est l’exemple parfait. Au moment où Klapp marque, Hadji vient de centrer de la droite, Sinani est au 1er poteau et Klapp aux 6 mètres. Ce scénario s’est trop peu répété au fil du match pour mettre à mal le bloc du Racing.

Hormis Laterza, très actif sur son côté, et parfois Kirch, aucun autre joueur défensif n’a apporté le surnombre offensif. Et ce, alors que tous les joueurs du Racing défendaient dans leurs 45 mètres. Les ailiers Bensi et Klapp sont souvent restés sur leur côté, empêchant même leurs latéraux de monter. Il n’y a eu que trop peu de changement de zone pour faire perdre, aux Racingmen, leurs repères défensifs.

Dès lors, les locaux se sont régalés et n’ont eu qu’à gérer leur placement défensif et leur concentration. Finalement, ils ont rarement été en danger.

Les tops 

Tarek Nouidra (Racing): il a été partout. Présent sur tous les ballons, interceptions et agressivité. Un match très complet. Il a également fait marcher son quatrième poumon pour participer aux contres de son équipe.

Pape M'Boup (Racing): il a gagné son combat physique face aux attaquants adverses. Il a fermé la porte de sa défense et a forcé Hadji à chercher des solutions ailleurs.

Tom Laterza (Fola): il a été très actif sur son côté droit. Beaucoup de volonté, de hargne bien utilisée. Un des rares à tenter d’amener un plus à son équipe.

Les flops  

Stefano Bensi (Fola): trop discret sur son côté, il n’en a pas bougé. Rapidement en panne de solutions, il n’en a pas cherché d’autres.

Billy Bernard (Fola): pas assez concentré, le penalty est pour lui. Sur le second but, il perd son duel physique avec Shala. Trop pour un défenseur central.

Arthur Ataide (Racing): rien à reprocher dans l’attitude. Il a été moins influent que ses coéquipiers. Cela viendra avec l’expérience.


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