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Le PSG s'offre une «remontada» pour ses 50 ans
Sport 4 min. 13.08.2020

Le PSG s'offre une «remontada» pour ses 50 ans

Thomas Tuchel dans les bras d'Eric Maxim Choupo-Moting, le  remplaçant décisif.

Le PSG s'offre une «remontada» pour ses 50 ans

Thomas Tuchel dans les bras d'Eric Maxim Choupo-Moting, le remplaçant décisif.
Photo: AFP
Sport 4 min. 13.08.2020

Le PSG s'offre une «remontada» pour ses 50 ans

Une qualification dans les dernières minutes comme cadeau d'anniversaire et l'espoir d'un historique sacre européen en trois matches, le champion de France vainqueur à l'arraché 2-1 de l'Atalanta Bergame mercredi à Lisbonne, s'est qualifié pour les demi-finales de la Ligue des champions.

(AFP) - Au bord de l'abîme depuis l'ouverture du score de Mario Pasalic (27e) et d'une énième désillusion européenne, le sursaut parisien est venu d'un vice-capitaine qui ne lâche rien jusqu'à la «95e minute» et d'un remplaçant toujours exemplaire: Marquinhos (90e) et Eric Maxim Choupo-Moting (90e+3) ont sauvé la fête des 50 ans, autant que les espoirs de titre dans la plus prestigieuse des compétitions européennes.

«Il fallait y croire jusqu'à la fin, c'est ce qu'on a fait. On a raté quelques occasions pour débloquer ce match mais le foot passe par là, par la motivation, par la foi», a savouré «Marqui». Absent du dernier carré de la C1 depuis 1995, Paris n'a pas manqué une occasion en or de rééditer le meilleur parcours de son histoire au moment de souffler sa 50e bougie.

Mario Pasalic avait ouvert le score pour l'Atalanta d'une belle frappe enveloppée.
Mario Pasalic avait ouvert le score pour l'Atalanta d'une belle frappe enveloppée.
Photo: AFP

Et le PSG s'est même permis d'infliger enfin à un adversaire sa propre «remontada», un mot qu'il n'a cessé de ressasser depuis l'échec à Barcelone en 2017. «Honnêtement, on a besoin de ça pour changer la mentalité. Quelque chose nous bloque un peu mais aujourd'hui je vous promets que les joueurs veulent tous donner 200% de plus», a souligné le président Nasser Al-Khelaïfi. 

Considéré comme le meilleur tirage possible avant le match, Bergame a pourtant failli être le révélateur des carences de l'ère Thomas Tuchel depuis son arrivée sur le banc en 2018. Grâce au mental de fer de ses joueurs, le Petit Poucet de la compétition en est devenu le symbole de sa réussite, à savoir faire passer le PSG au niveau supérieur.

Pourtant, le PSG a longtemps été incapable, autant par maladresse que par manque de rythme, de se défaire du club lombard alors que Neymar a tout tenté: la coupe «mohican» spéciale grand rendez-vous, les gris-gris des grands soirs, les accélérations des grands matches... Sans succès!

Neymar, héros maudit

Après avoir brisé la malédiction des blessures, la malédiction des huitièmes, et attendu cinq mois après l'incroyable paralysie des compétitions causée par le coronavirus, tout était pourtant réuni pour que le n°10 brésilien puisse briller 50 ans jour pour jour après la fondation officielle du PSG, le 12 août 1970. Mais après son énorme occasion manquée en début de match, tout le clan parisien en tribunes s'est pris la tête à deux mains, incrédule. Comme si le tournant du match avait déjà eu lieu dès la troisième minute de jeu.

Après avoir lui-même initié l'action en s'appuyant sur Icardi d'une subtile déviation, «Ney» s'est ouvert seul le chemin du but en perforant la défense d'une course supersonique plein axe. Mais une fois seul face au gardien, il a trop ouvert son pied alors que le but semblait acquis...

Le poing rageur de Marquinhos, auteur de l'égalisation.
Le poing rageur de Marquinhos, auteur de l'égalisation.
Photo: AFP

Aligné dans un trident offensif où il a souvent fait figure de faux n°9, le Brésilien a été au coeur de toutes les offensives. Mais incapable de se montrer décisif dans la zone de vérité, comme sur ce une-deux parfaitement joué sur le côté gauche qu'il n'a pas su encore une fois concrétiser au bout d'une longue course (19e). Concentrée et appliquée, l'Atalanta s'est aussi reposée sur la patte de son n°10, «Papu» Gomez, pour faire la différence. Sur son centre dans le dos de la défense, le piston droit Hateboer a vu sa tête dangereuse être repoussée in extremis par Keylor Navas, très vigilant (11e).

Mbappé, entrée en jeu gagnante

Mais sur un coup de billard, Bergame a fini par ouvrir le score. A l'arraché, Duvan Zapata a réussi à contrer un ballon mal dégagé par Kimpembe aux abords de la surface. Mario Pasalic, seul et à l'affût, n'a pas manqué l'opportunité de tromper Navas d'une frappe du gauche enroulée imparable (1-0, 27e). Encore une fois Neymar aurait pu ramener son équipe à égalité. Mais il a manqué un énorme cadeau (42e).

Malgré les encouragements sonores et rauques de Keylor Navas, perceptibles de l'autre côté du terrain, les Parisiens se sont laissé endormir par le faux rythme des Italiens, qui ont multiplié les fautes. L'heure de jeu a précipité l'entrée en jeu de Mbappé. Directement placé sur l'aile gauche, son peps a amené du dynamisme et des occasions de but comme ce raid qu'il n'a pu conclure (74e, 80e). 

Et Eric Maxim Choupo-Moting a surgi sur un centre parfait de Kylian Mbappé.
Et Eric Maxim Choupo-Moting a surgi sur un centre parfait de Kylian Mbappé.
Photo: AFP

«Son entrée a donné une énergie au PSG qui était en train de perdre le match, cela a été fondamental de par ce qu'il a apporté» ne peut que déplorer Gian Piero Gasperini l'entraîneur de l'Atalanta Bergame, à l'issue de la rencontre. La blessure de Navas a toutefois été le détonateur d'un scénario complètement fou: d'abord avec le but égalisateur de Marquinhos sur un centre-tir de Neymar (1-1, 90e), puis sur la passe parfaite de Mbappé pour Choupo-Moting (2-1, 90+3), juste après son entrée en jeu. Deux buts déjà légendaires.

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