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Le jeu et les joueurs: Bonnefoi rassure des Dudelangeois solidaires
Sport 4 min. 13.12.2018 Cet article est archivé

Le jeu et les joueurs: Bonnefoi rassure des Dudelangeois solidaires

Le gardien français Landry Bonnefoi a été magistral de bout en bout

Le jeu et les joueurs: Bonnefoi rassure des Dudelangeois solidaires

Le gardien français Landry Bonnefoi a été magistral de bout en bout
Photo: Ben Majerus
Sport 4 min. 13.12.2018 Cet article est archivé

Le jeu et les joueurs: Bonnefoi rassure des Dudelangeois solidaires

Jean-François COLIN
Jean-François COLIN
Sur une pelouse gelée, les Dudelangeois ont affiché le sérieux et la solidarité essentiels et nécessaires dans un débat d'Europa League, face à un adversaire du calibre du Betis Séville, et en ont obtenu la juste récompense. Bonnefoi a signé une prestation cinq étoiles dans le but.

Landry BONNEFOI (8,5/10): une première intervention du poing à la... 26e minute, et dans la foulée, une superbe parade sur un tir de près de Loren Moron. Un autre magnifique arrêt, du pied cette fois, devant le même Loren Moron dix minutes plus tard (36e). Il a ponctué sa première mi-temps parfaite en se couchant magnifiquement sur un coup franc bien enroulé de Joaquin (44e). Moins sollicité après le repos, il a bien coupé l'angle devant Joaquin (72e) et a sorti d'une claquette exceptionnelle une tête fulgurante de Javi Garcia à la 89e minute. Impeccable de bout en bout... malgré un carton jaune pour gain de temps dans le temps additionnel.

Edisson JORDANOV (6): un match propre pour l'arrière-droit germano-bulgare, sans fioriture. Du boulot défensif quasi exclusivement, à l'exception d'un centre suite à un dédoublement avec Stolz (8e), et d'un autre, plus tranchant en fin de première mi-temps (41e). Il a joué un peu plus haut en fin de match après l'entrée au jeu de Kevin Malget.

Tom SCHNELL (6): plutôt bon sur le plan défensif, le capitaine a été moins heureux dans ses relances. Il s'est fait peur sur une passe en retrait trop molle devant Loren Moron, qui n'a pas pu en profiter (22e). Dépassé par Inui, il a logiquement écopé du carton jaune pour une faute "nécessaire" juste avant la mi-temps (43e). En vrai capitaine, il a tenu la baraque derrière.

Jerry PREMPEH (6,5): à l'image de son compère Schnell, il a souvent péché à la relance. Pris dans le dos par Inui (18e), sans conséquence fâcheuse. Maître absolu du trafic aérien et près des attaquants adverses, il n'a rien lâché. Solidarité et abnégation étaient ce jeudi soir les mots-clés de son vocabulaire.

L'axe central défensif, ici Jerry Prempeh, a affiché une grande solidarité
L'axe central défensif, ici Jerry Prempeh, a affiché une grande solidarité
Photo: Ben Majerus

Aniss EL HRITI (5,5): un peu engourdi en début de partie, l'arrière-gauche s'est repris au quart d'heure. Rapide et efficace sur le Japonais Inui (18e), il a connu des misères avec les plongées vives et tranchantes côté droit de Francis.

Dominik STOLZ (5): sur un terrain compliqué, le flanc droit allemand a collectionné les approximations techniques, sans que sa bonne volonté ne soit à aucun moment remise en cause. Trop brouillon dans ses reconversions offensives, il a souvent perdu bêtement le ballon alors qu'il s'est pourtant retrouvé en bonne position à plusieurs reprises.

Levan KENIA (6): titulaire pour la première fois en Europa League après des bribes de match à Séville, contre l'Olympiakos et à Milan, le Géorgien au profil plus offensif que Kruska s'est positionné pratiquement à la hauteur de Sinani, en soutien de Turpel. Très actif et accrocheur tel un pitbull en début de match, le milieu de terrain trapu s'est ensuite un peu perdu dans les griffes de l'entrejeu andalou. Il n'a toutefois jamais baissé les bras et a continué à chasser tous les ballons. Remplacé à la 71e minute par Kevin MALGET (6). L'international a pris place sur le côté droit de la défense.

Stelvio DA CRUZ (7):  le roc du milieu de terrain. Une présence physique et un placement intelligent entre Couturier et Stolz, un peu en retrait du duo Kenia - Sinani. Aussi efficace que discret au coeur du jeu dudelangeois, l'international angolais est peut-être l'élément le plus important dans le dispositif de Toppmöller.

Stelvio Cruz (en blanc), au duel avec William Carvalho (à dr.) est un rouage essentiel au coeur du dispositif dudelangeois
Stelvio Cruz (en blanc), au duel avec William Carvalho (à dr.) est un rouage essentiel au coeur du dispositif dudelangeois
Photo: Serge Waldbillig

Clément COUTURIER (5,5): le flanc gauche français a apprécié traverser le terrain dans sa largeur. Un jeu tout en recentrage, en électron libre, histoire de rentrer dans le jeu pour venir un maximum rechercher les ballons à la source et de faire office de courroie de distribution. Un jeu simple et juste, mais trop peu d'actions d'éclat et de passes de cisaillement de la défense dans son chef. Il a peut-être perdu de son influx en vue du geste décisif dans ses innombrables traversées de terrain de long en large. Une blessure musculaire à l'arrière de la cuisse gauche l'a empêché de terminer la partie. Remplacé par Bryan MÉLISSE (-) à la 82e minute.

Danel SINANI (6): le feu follet du F91 n'était pas spécialement à l'aise sur le terrain gelé, mais il a néanmoins pu faire apprécier sa finesse technique. Il n'a pas rechigné à redescendre en deçà du rond central chercher les ballons. Cet amoureux du cuir a touché trop peu de ballons exploitables. Logique quand son équipe n'a pas la possession de balle. Un envoi en boulet de canon trop enlevé, au-dessus de la barre transversale de Joel Robles (60e) pour la première vraie occasion dudelangeoise du match. Remplacé par Leon JENSEN (-) à la 89e minute.

Danel Sinani (n°9) a eu la plus belle occasion dudelangeoise au bout du pied à l'heure de jeu
Danel Sinani (n°9) a eu la plus belle occasion dudelangeoise au bout du pied à l'heure de jeu
Photo: Ben Majerus

Dave TURPEL (5,5): face à une équipe réputée pour monopoliser le ballon... et qui l'a fait, sa tâche était forcément extrêmement ingrate. Il n'a pas réussi grand-chose dans son jeu en déviation et n'a pratiquement jamais pu s'exprimer en profondeur. A noter son travail défensif sur phases arrêtées adverses et un renvoi de la tête salvateur sur coup franc (34e).


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