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«Le Fola s'est nourri des erreurs de sa victime»
Sport 4 min. 13.02.2017 Cet article est archivé
Mondorf - Fola 1-3

«Le Fola s'est nourri des erreurs de sa victime»

Mondorf - Fola 1-3

«Le Fola s'est nourri des erreurs de sa victime»

Sport 4 min. 13.02.2017 Cet article est archivé
Mondorf - Fola 1-3

«Le Fola s'est nourri des erreurs de sa victime»

Christophe NADIN
Christophe NADIN
Pour sa rentrée, le Fola se déplaçait sur la pelouse de l'US Mondorf avec l’idée de rester à distance raisonnable du duo de tête (Dudelange et Differdange). Ce déplacement aurait pu ressembler au guet-apens dans lequel étaient tombés les Eschois en mai dernier en Coupe. Cette fois-ci, il n'en a rien été.

Pour sa rentrée, le Fola se déplaçait sur la pelouse de l'US Mondorf avec l’idée de rester à distance raisonnable du duo de tête (Dudelange et Differdange). Ce déplacement aurait pu ressembler au guet-apens dans lequel étaient tombés les Eschois en mai dernier en Coupe. Cette fois-ci, il n'en a rien été.

Par Thomas Fullenwarth

Le Fola a-t-il joué un jeu dangereux?

Aucun doute, le Fola était venu chercher la victoire. Pour preuve, Jeff Strasser a aligné une formation ultra-offensive en 4-2-4 avec quatre attaquants de métier, deux milieux au profil offensif et deux défenseurs latéraux portés vers l'avant. Toutes ces options n'étaient pas de trop pour contourner le mur mondorfois dressé par Arno Bonvini.

Et pourtant, Esch a opté pour la tactique la moins adaptée à une défense compacte et proche de son but: les longs ballons. Les ailiers Françoise et Rodrigues ont passé leur match alignés sur leurs deux attaquants centraux et n'ont jamais pu être trouvés dans les pieds par leurs défenseurs.

A aucun moment, le Fola n'a construit une attaque placée. Pire, les Eschois ont montré d'inquiétants signes de faiblesse: de grosses difficultés défensives dans la gestion des coups de pied arrêtés et un manque de sérénité de la charnière centrale face à un Cabral esseulé.

Mais le plus étonnant pour une équipe de ce calibre fut le no man's land entre la défense et l’attaque. Les deux milieux centraux Dallevedove et Muharemovic ont souvent déserté l'axe pour se projeter vers l'avant et ont laissé une totale liberté de contre aux Mondorfois.

Devant l'échec de ce choix tactique, on a senti une nervosité palpable, notamment du côté du staff eschois envers l'arbitre et l'environnement extérieur.

Jakob Dallevedove en équilibre instable devant Ahmed Rani et Michael Monteiro.
Jakob Dallevedove en équilibre instable devant Ahmed Rani et Michael Monteiro.
Photo: Ben Majerus

Mondorf a-t-il manqué d'ambition?

L'USM n'avait rien à perdre. Recevoir le Fola à domicile, pour un match de reprise qui plus est, enlève la pression de faire le jeu.

Le match semblait écrit: les Vert et Noir allaient subir un siège en règle des Eschois. Et pourtant… Au coup d'envoi, quelle surprise! On se serait cru à un match de rugby: un long ballon, cinq Mondorfois dont Mutuale à la retombée. Tous les ingrédients pour montrer à la défense eschoise qu'elle allait passer un mauvais moment. Mais le coup de pression aura duré trente secondes…

Mondorf se remet vite en place: quatre défenseurs et deux milieux récupérateurs pour bloquer les passes verticales vers Bensi et Hadji. Un bloc bas pour éviter la profondeur. Seulement, Mondorf n’avait pas prévu que le Fola se cantonnerait à cette tactique de longs ballons. Ils se sont vu offrir de multiples possibilités de contres et on a bien senti que les joueurs de la cité thermale ne s'étaient pas préparés à cette éventualité.

En effet, malgré la générosité de Rani et Cabral et deux milieux latéraux détonants (Soares et Selimovic ), l'USM n'a jamais su se montrer réellement dangereux. Il aurait fallu l'appui d'un défenseur latéral ou d'un milieu récupérateur pour apporter le surnombre et augmenter les chances de punir le Fola.

C'est d'autant plus dommageable que le Fola a semblé craintif jusqu'à l'ouverture du score. Pour preuve, au moment des corners mondorfois, les onze visiteurs se trouvaient tous dans leur surface de réparation. L'USM peut donc nourrir quelques regrets.

Pourquoi le Fola a-t-il gagné ce match?

Le Fola s'est comporté comme une vraie équipe de haut niveau. Elle s'est nourrie des erreurs de sa victime. Mondorf n'a eu qu'une seule faiblesse qui lui fut fatale: la gestion des attaquants eschois après avoir renvoyé le ballon sur corner.

La solidité des locaux sur corner n'a fait aucun doute. Mais sur les dégagements, l'équipe de Bonvini n'a pas su rester disciplinée jusqu'au bout pour rester au marquage des attaquants eschois.

En illustration, sur le seul corner eschois de la première mi-temps (41e), Françoise a puni une défense qui lui a laissé trois touches de balle pour frapper au but. Quand on sait qu'il lui en faut rarement plus d'une…

Le troisième but est une copie quasi-conforme du premier. Les Vert et Noir se sont étrangement retrouvés en infériorité numérique dans leur propre surface. Les Eschois se sont presque bousculés pour pousser la balle au fond. Ce sont ces petits détails qui ont marqué la différence entre une équipe qui joue le titre et une autre qui devra assurer son maintien.

Les Tops  

Samir Hadji: ses décrochages ont permis de faire la différence et de déstabiliser Mondorf.

Le milieu mondorfois: il a eu le mérite d'essayer de jouer au football sur un terrain difficile.

Manu Françoise: deux frappes, deux buts. Essentiel pour une équipe.

Les Flops

Yamukile Mutuale: deux genoux en compote et un manque de mobilité préjudiciable face à un tel adversaire.

Tom Laterza: un quatrième carton rouge cette saison.

Stefano Bensi: une heure de jeu, quatre ballons touchés dont les trois derniers à la 59e minute.


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