Changer d'édition

Le FC Metz fait bonne figure à Nantes
Sport 13 5 min. 11.01.2015 Cet article est archivé
Football

Le FC Metz fait bonne figure à Nantes

Solidarité.
Football

Le FC Metz fait bonne figure à Nantes

Solidarité.
Photo: AFP
Sport 13 5 min. 11.01.2015 Cet article est archivé
Football

Le FC Metz fait bonne figure à Nantes

Solide et solidaire, le FC Metz a su contrarier le FC Nantes (0-0) et le point ramené de la Beaujoire doit permettre aux hommes d’Albert Cartier de bien préparer la venue de Montpellier (samedi 17 janvier). Krivets et Sarr auraient même pu permettre aux Messins de rafler la totalité de la mise!

Solide et solidaire, le FC Metz a su contrarier le FC Nantes (0-0) et le point ramené de la Beaujoire doit permettre aux hommes d’Albert Cartier de bien préparer la venue de Montpellier (samedi 17 janvier). Krivets et Sarr auraient même pu permettre aux Messins de rafler la totalité de la mise!

Le match et sa note. Les Messins ont courbé l’échine au cours des vingt premières minutes de jeu, obligés de subir la pression nantaise et deux têtes de Bammou (11e et 13e) ont fait craindre le pire à un ensemble trop frileux. Heureusement, les hommes d’Albert Cartier ont peu à peu haussé leur qualité de jeu et leur positionnement sur la pelouse de la Beaujoire pour finir par revenir à hauteur des Canaris.

Si Carrasso  a dû s’employer devant I. Bangoura (27e), les Messins vont confier à Krivets le soin d’aller taquiner le FC Nantes (24e) avant de voir le Biélorusse se procurer la plus belle opportunité de la première période (39e) d’une tête néanmoins hors du cadre.  Une première période très rythmée mais qui n’a pas trouvé son équivalent au cours des 45 dernières minutes. Face à des Nantais fébriles, les Messins auraient pu prendre les devants sur un essai de la tête de N’Gbakoto (51e) ou, surtout, sur la superbe frappe de Bouna Sarr (90+2) qui a échoué sur la barre du but nantais.

Au final, les partenaires de Malouda engrangent néanmoins un très bon point qu’il faudra faire fructifier lors de la réception de Montpellier samedi prochain. Un excellent 15/20 pour une équipe messine compacte, disciplinée et calme. On a beaucoup aimé !

Les joueurs et leur note. Carrasso (7/10) a été rassurant dans chacune de ses sorties et a bien été aidé par deux arrières latéraux, Bussmann (6,5) et Rivierez (6,5), appliqués et tranchants dans toutes leurs interventions. L’axe défensif grenat a souffert sur les coups de pied arrêtés mais Milan (6) et Palomino (6) ont réussi par la suite à se faire respecter grâce à un engagement qui ne s’est jamais démenti. Au milieu, N’Daw (5,5) a essayé d’être un «essuie-glace» efficace même si certaines de ces relances ont été imprécises. Malouda (5,5), a été un capitaine courageux mais ces choix n’ont pas toujours été les bons. Lejeune (6,5) a été vaillant, disponible en attaque et très concerné par les missions défensives. Krivets (5,5) aurait pu être l’homme du match s’il avait marqué et son échec lui a coupé les ailes lors du second acte. Sarr (6,5) dispose d’une classe folle et chacune de ses accélérations a fait mal aux Nantais. Enfin, en attaque, N’Gbakoto (6) a démontré qu’il savait jouer juste même en étant isolé.

L’homme du match. Le onze grenat dans son ensemble. Discipliné, construit dans un schéma prudent (4-1-4-1), le FC Metz a resserré ses lignes, coulissé à merveille et la cohérence entrevue face aux Nantais est rassurante pour l’avenir. Il reste néanmoins à améliorer l’efficacité devant le but adverse et à soigner la dernière passe.

Les deux faits du match. La superbe opportunité offerte à Krivets (39e). A la sortie d’un joli mouvement à trois entre Lejeune, Malouda et Krivets, le dernier nommé a placé une tête qui a fini sa course très près du poteau de but nantais. Une action de qualité qui aurait dû permettre au FC Metz de regagner les vestiaires, à la pause, avec un avantage nullement immérité. La frappe de Bouna Sarr (90+2), qui a heurté la barre du but nantais, représente le second fait du match messin.

Le classement. Le FC Metz (17e, 20 points) fait partie des sept équipes qui vont, ces prochaines semaines, ferrailler dur pour éviter l’une des trois dernières places du classement occupées à l’heure actuelle par Caen (20e, 15), Lens (19e, 19) et Evian (18e, 20). De Bastia (14e, 21 points) au dernier de la classe, seulement six unités sépare les différentes formations. Autant dire que le point engrangé par le FC Metz à Nantes aura son importance lors du décompte final.

Hervé Kuc

Nantes - Metz 0-0

Stade de la Beaujoire, temps frais, belle pelouse, arbitrage de M. Varela, 28.100 spectateurs.

Cartons jaunes : Bamou (90e) à Nantes ; Carrasso (72e), N’Daw (84e), Milan (90e) à Metz.

NANTES : Riou ; Deaux, Vizcarrondo (cap.), Alhadhur, Cissokho ; Bedoya, Veretout, R. Gomis, N’Koudou (69e Bessat) ; Bammou, I. Bangourra (69e Gakpé). Joueurs non entrés en jeu : Dupé, Walongwa, Veigneau, Shechter, Audel.

METZ : Carrasso ; Rivierez, Milan, Palomino, Bussmann ; N’Daw ; Lejeune, Malouda (cap.), Krivets, Sarr (90+4 Andrada) ; N’Gbakoto (74e N’Sor).

Joueurs non entrés en jeu : Oberhauser, Choplin, Métanire, Philipps, Ikaunieks.

Réaction

Albert Cartier: «Collectivement on a été bons, dans la récupération, dans le bloc-équipe pour gêner cette équipe de Nantes, ce qui nous a permis déjà de tenir car on sait que c'est une équipe, notamment à domicile, qui est redoutable. Ce qu'on devait ajouter par rapport aux autres prestations, et la progression qu'on recherche (...) c'est dans le jeu. On a été plus présents, dans la continuité du match de Monaco. Là ce qu'on a su faire, c'est cette qualité défensive jusqu'au bout. Il faut qu'on fasse une série pour sortir de cette zone (rouge). Là, il y a un match contre Montpellier.»


Sur le même sujet

Les Messins reprennent le chemin de la Ligue 1 en accueillant Nantes ce samedi. Un adversaire redoutable qui arrive à Saint-Symphorien avec un gros capital confiance. Cyrille Pouget (46 ans), l'ancien Grenat et Eschois, préface la rencontre.
Football / Ligue 1
Bien organisé, mais toujours en manque d'efficacité, le FC Metz a pris un point à Caen (0-0) qui ne le sauvera pas de la descente en mai prochain. Une solidité d'ensemble qui servira les hommes d'Albert Cartier lors des prochaines joutes qui s'annoncent bien plus périlleuses. Les Messins accueilleront Toulouse le 4 avril.
N'golo Kante en duel avec Gaetan Bussmann. Les Messins n'ont plus gagné depuis 18 matches.
Football / 26e journée de Ligue 1
Déterminés, organisés et souvent audacieux, les Messins reviennent de Reims avec un point en poche (0-0) qui aurait pu largement se bonifier. Albert Cartier a innové dans le jeu et les hommes choisis n’ont pas démérité. Il faudra à tout prix distancer Evian-Thonon samedi prochain à Saint-Symphorien (27e journée).
Le coup de tête rageur de Sylvain Marchal n'a pas suffi à donner l'impulsion nécessaire aux Messins pour distancer de le Stade de Reims de Odair Fortes
En manque de confiance, le FC Metz s'est incliné devant Montpellier (2-3) après avoir été en tête à la pause (2-1). Un revers fâcheux avant le prochain déplacement à Lyon, dimanche prochain.
Yeni N'Gbakoto a permis aux Messins de revenir dans le match. Mais les hommes d'Albert Cartier ont sombré après la pause.
Football / Dix-huitième journée en Ligue 1
Totalement transparent à Lorient, le FC Metz a pris une claque de la part de son adversaire (3-1). Un calvaire visuel et des grosses lacunes qu’il va vite falloir gommer avant d’aller à Nantes mardi en Coupe de la Ligue puis de recevoir Monaco, le 20 décembre, en championnat. Le chantier est énorme et la mission périlleuse. Le rouge est mis.
Le gardien lorientais Benjamin Lecomte fait la loi dans ses 16 mètres. Les Messins ont cruellement manqué d'arguments pour mettre les Bretons en péril.
Laborieux dans le jeu, besogneux dans tous ses mouvements, le FC Metz a sacrément déplu face à Lens et s’est très logiquement incliné (0-2). Un mauvais résultat qui aspire les Grenats vers le bas de la Ligue 1. La manière employée commence à soulever également quelques interrogations. La réception de Bordeaux, mercredi 3 décembre, devra se faire avec d’autres arguments. Inquiétant.
Johann Carrasso, ici contre le PSG, a été le seul à surnager et à pouvoir éviter les critiques.