Le Championnat des Dames débute ce samedi: Vers un bras de fer Bettembourg - Junglinster
Le Championnat des Dames débute ce samedi: Vers un bras de fer Bettembourg - Junglinster
La championnat féminin 2017-2018 s'ouvre ce samedi. Bettembourg remet son sceptre en jeu, avec, comme rival principal, un Junglinster revanchard, et face à pas mal d'équipes renforcées. En Ligue 2, le Fola Esch sera pressé de reprendre l'ascenseur vers l'élite. En Ligue 3, six nouvelles équipes apparaissent.
Par Daniel Pechon
LIGUE 1: une compétition à deux vitesses
Avec une équipe inchangée, et une année de maturité en plus, le champion sortant, Bettembourg s'apprête à affronter une opposition plus redoutable.
Junglinster, aigri d'avoir manqué le titre la saison dernière (après avoir été sacré champion à cinq reprises lors des huit dernières saisons), a préparé le championnat avec l'objectif de reconquérir le titre.
Derrière ces deux cadors, cela se bouscule au portillon. L'Union Itzig/Canach/CeBra, Mamer et Ell, sont plus solides que la saison dernière. Le Progrès et le RFCUL, avec des formations chamboulées, restent dans l'expectative.
Du côté des promus, Schifflange et l'Entente Wormeldange/Munsbach/CSG ont conforté leur effectif pour subir le choc de la Ligue 1 et éviter la culbute directe. L'Entente Rosport/USBC/Christnach a tout pour surprendre et devenir le trouble-fête du haut de tableau.
Enfin, Colmar-Berg, barragiste la saison dernière, aura besoin de toutes ses qualités pour sauver sa peau cette saison, tandis que l'Union Lintgen/Bissen entre dans l'inconnu avec une équipe un peu différente que celle de la saison dernière.
«Le championnat sera plus serré et des détails risquent de décider de son issue», résume Paul Wilwerding, l'entraîneur emblématique du SC Ell.
Mais le championnat devrait vraisemblablement rester coupé en deux, avec une compétition à deux vitesses, entre des équipes qui, d'une part, joueront la tête, et d'autres qui, pour leur part, défendront chèrement leur place en Ligue 1.
L'avis des entraîneurs
Fernando Da Siva (Union Itzig/Canach/CeBra):
«Nous avons recruté quatre joueuses, dont trois ont l'expérience d'équipes évoluant en haut de tableau. Ajoutez-y le retour de trois blessées. Sinon, aucune fille n'a quitté le navire. L'état d'esprit et le respect qui animent les joueuses sont nos forces.»
Objectif: faire mieux que la saison dernière si nous n'avons pas trop de blessées.
Daniel Nunes (SC Bettembourg):
«Notre force?, c'est notre collectif. Si on se bat tous ensemble, si on se serre les coudes, le titre de champion sera à portée de main. L'effectif est identique à ce qu'il était la saison dernière, sauf Marta Pires et Melissa Muacho, blessées et déjà out pour la saison.»
Objectif: évidemment, reconduire notre titre de champion. Mais avec une cerise sur le gâteau: ramener le trophée de la Coupe à Bettembourg.
Yves Block (Union Lintgen/Bissen):
«Le grand changement, un renfort à mes yeux, est l'union scellée avec l'équipe de Bissen. Sans cela, la situation aurait été critique avec les départs imprévus de quelques joueuses. Jean Vanek, qui s'occupera de l'équipe 2, sera une aide précieuse et son expérience un apport à l'équipe et à moi-même. Quelques joueuses ont un gros potentiel mais ont encore besoin de mûrir.»
Objectif: le maintien, puis apprendre et surtout ne pas devoir subir de pression du club.
Gilberto Correia (FC Schifflange 95):
«Notre préparation a été axée sur le physique, plus que d'habitude, car je pense que c'est un aspect qui peut faire la différence chez les dames. Notre défense a été renforcée par l'apport de deux nouvelles joueuses et notre jeu offensif s'est nettement amélioré.»
Objectif: surtout rester en Ligue 1!
Steve Senisi (Progrès Niederkorn):
«Je pars un peu dans l'inconnu, surtout avec des équipes comme Itzig/Canach/CeBra, Ell ou Rosport/USBC01/Christnach, toutes susceptibles de devenir des surprises. Notre cadre actuel est restreint, et déjà affecté par de nombreuses blessées.»
Objectif: je ne pourrai le cerner qu'à la fin novembre. Je préfère ne pas trop me projeter au milieu de trop d'inconnues.
Paul Wilwerding (SC Ell):
«Si notre efficacité offensive est à la hauteur, on peut terminer dans les cinq premiers. Avec les nombreux mouvements de joueuses observés cette saison, estimer le niveau de chaque équipe est difficile. Cette année, on a pu transférer quelques éléments, des jeunes et des moins jeunes pour l’expérience. Le cadre est plus large, équilibré et j'estime que ce sera notre force.»
Objectif: être classé dans les cinq premiers, mais d'abord assurer le maintien.
Serge Bix (RFCUL):
«Malgré... quinze départs, dont neuf en direction du Progrès, l'effectif reste encore solide, complété avec quatre belles recrues: Juliette Lemasson, Emma This, Iris Rinner et Grace Pattarini. Nous sommes en train de restructurer le secteur féminin au Racing, avec l'ex-tandem de l'équipe nationale, Pia Juchem et Liz Thill qui ont intégré le staff. Un autre objectif sera de soutenir une équipe U17, qui peut jouer dans le championnat Dames comme équipe B en Ligue 2.»
Objectif: les joueuses ont leur sort entre leurs mains, et elles sont capables de viser une des trois premières places. Mais tout sera possible, comme aussi devoir se battre pour se maintenir.
Nicola Bevilacqua (Entente Wormeldange/Munsbach/CSG):
«Nous avons misé sur la continuité. La confiance des joueuses dans notre projet et qui sont restées au club, malgré les tentations représente une satisfaction pour nous. Deux départs ont été bien remplacés, ce à quoi il faut ajouter quelques transferts ciblés afin d'étoffer les secteurs les plus faibles de l'équipe. Et puis, des jeunes vont frapper à la porte de l'équipe 1. A noter le retour de Jessica Becker, après une parenthèse en Allemagne.»
Objectif: rester les pieds sur terre. D'abord, le maintien, et puis on verra. Et dépasser le premier tour en Coupe, contrairement à la saison dernière.
Filipe da Cunha (FC Mamer):
«Nous allons prendre match par match. Quatre nouvelles joueuses ont été engagées et je salue deux retours au club. La dynamique est bonne aux entraînements, et le niveau technique s'est amélioré. Le plus dur sera de bien évoluer tactiquement et en équipe, mais tout le monde est motivé. Les renforts ne sont pas la recette miracle. Ce sera un travail de tous et de longue haleine.»
Objectif: figurer dans le Top 3 en championnat, comme en futsal, et se hisser en demi-finale de la Coupe. La plupart des candidats au titre ont bien recruté et certains ont même investi autant ou plus d'argent que des équipes de Promotion d'Honneur!
Bonyeme Babnyanga (AS Colmar-Berg):
«Pour moi, c'est une découverte. Mais les entraînements se sont relativement bien déroulés, assortis de matches amicaux positifs, comme par exemple une défaite honorable (2-4) face à Junglinster. Le cadre compte une vingtaine de joueuses. Ce que j'apprécie, c'est l'homogénéité de l'équipe. Si on a eu des départs, nous enregistrons aussi des entrées solides.»
Objectif: évidemment, assurer le maintien
Jérôme Henrionnet (Junglinster):
«Nous n'avons pas subi de départ majeur; par contre, sept nouvelles joueuses viennent nous renforcer: de quoi rendre le groupe plus étoffé, mais aussi avec plus de qualité.»
Objectif: quand on est Junglinster, on ne peut que viser le titre, même si on sait que le niveau du championnat sera plus élevé que la saison dernière.
Carlo Calmes (Entente Rosport/USBC01/Christnach):
«Notre cadre, qui comprend vingt joueuses, s'est élargi avec de la qualité. L'équipe joue plus collectivement. Le retour d'Anke Mohn, meilleure buteuse en 2015-2016, est prévu pour octobre, mais notre gardienne, Lena Krier nous a quittés pour Bitburg, en Allemagne. La moyenne d'âge du groupe est de 21 ans.»
Objectif: faire mieux que la saison dernière et, pourquoi pas, aller loin en Coupe avec un tirage favorable, surtout après l'expérience géniale de la saison dernière.
LIGUE 2: le Fola au-dessus du lot?
Pas de faux-semblant:le Fola Esch, avec le renfort d'une talentueuse joueuse espagnole, veut retrouver la Ligue 1 directement.
Mertert-Wasserbillig, troisième la saison dernière, souhaite faire aussi bien, mais une sixième place satisferait déjà Pascal Neu, l'entraîneur de l'UMW, qui a hérité d'un cadre plus faible dans «une Ligue 2 au niveau plus élevé», aux dires du mentor.
Yves Wagner devra gérer un effectif pléthorique (30 joueuses!) à Wincrange, avec l'objectif de finir dans les quatre premiers. Diekirch, Vianden ou encore Larochette peuvent jouer le rôle de trouble-fête, et le Swift, promu de Ligue 3, celui de la surprise.
LIGUE 3: à vingt sur la ligne de départ
L'Union Bissen/Lingen 2, Ell 2, l'Entente Rosport/USBC01/Christnach 2, l'Entente Pratzterthal/Grevels en Série 1, l'Entente Walferdange/Steinsel, Junglinster 2 et Bertange en Série 2, partent avec l'étiquette de favoris.
Deux nouveaux clubs alignent une équipe dans le championnat féminin: Merl-Belair et Troisvierges. En plus, trois entités ont créé une équipe 2: Diekirch 2, Swift 2 et Junglinster 2.
Par ailleurs, Steinsel et Walferdange ont fusionné, tandis que Lausavage s'est retiré.
Le nombre d'équipes inscrites dans le Championnat de Ligue 3 est passé à vingt, contre dix-sept la saison dernière.

