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Laurent Jans, taille patron
Sport 5 min. 13.11.2015 Cet article est archivé
Luxembourg - Grèce amical / Le jeu et les joueurs

Laurent Jans, taille patron

Les Roude Léiwen ont affiché la solidarité nécessaire vendredi soir à Oberkorn pour venir à bout in extremis de l'adversaire grec
Luxembourg - Grèce amical / Le jeu et les joueurs

Laurent Jans, taille patron

Les Roude Léiwen ont affiché la solidarité nécessaire vendredi soir à Oberkorn pour venir à bout in extremis de l'adversaire grec
Photo: Ben Majerus
Sport 5 min. 13.11.2015 Cet article est archivé
Luxembourg - Grèce amical / Le jeu et les joueurs

Laurent Jans, taille patron

Placé à gauche, le défenseur de Waasland-Beveren a fait valoir son activité inlassable le long de la ligne de touche, intransigeant défensivement, et virevoltant offensivement. Avec ses 26 sélections et du haut de ses 23 ans, l'ancien Folaman se profile de plus en plus comme un patron de cette sélection victorieuse en vue de la campagne qualificative pour le Mondial 2018.

Placé à gauche, le défenseur de Waasland-Beveren a fait valoir son activité inlassable le long de la ligne de touche, intransigeant défensivement, et virevoltant offensivement. Avec ses 26 sélections et du haut de ses 23 ans, l'ancien Folaman se profile de plus en plus comme un patron de cette sélection victorieuse en vue de la campagne qualificative pour le Mondial 2018.

Jans et Joubert les plus en vue, Joachim buteur sur le fil: c'était "le jour des 3J", ce vendredi 13 à Oberkorn!

Par Jean-François Colin

Jonathan JOUBERT (8/10): déjà bien chaud dès la 3e minute quand il effleure suffisamment le petit ballon de Mitroglou pour le dévier sur son poteau gauche, le Dudelangeois sauve le zéro à la 32e en déviant, main opposée, au prix d'une magnifique envolée, un superbe envoi du même Mitroglou. Il a remis le couvert à la 59e sur une frappe exceptionnelle de Samaras. Deux interventions 18 carats. L'homme aux 82 sélections est toujours aussi calme et rassurant pour son équipe. Il est à coup sûr le principal artisan du zéro derrière.

Ricardo DELGADO (4,5): le latéral droit a déjà, c'est certain, passé de meilleures soirées. Très en difficulté dès le coup d'envoi face au remuant et déroutant Karelis, il n'a pratiquement réussi aucune de ses interventions en première période. Un signe qui ne trompe pas: le danger grec est le plus souvent venu de son flanc. Un peu plus à l'aise après le repos, quand le rythme imprimé par les Grecs fut moins élevé.

Kevin MALGET (6): positionné dans l'axe, le fils de Théo a pu compter sur le soutien et les conseils de Chanot, avec, dans ses parages, ce poison de Mitroglou, roi de l'infiltration dans les intervalles. Un match tout en sobriété, sans grosse erreur, mais sans beaucoup d'éclat non plus.

Maxime CHANOT (6,5): rassurant pour l'arrière-garde, bon dans le jeu aérien comme à son habitude, l'expérimenté Courtraisien a beaucoup communiqué avec ses partenaires, mais a toutefois affiché trop de déchets à la relance.

Laurent JANS (8): confirmé à gauche sans que cela n'érode en rien son tempérament offensif, le Beverenois "aux trois poumons" a constamment pistonné sur son flanc, avec de bons débordements souvent ponctués de centres précis à ras-de-terre (10e, 30e). Il prend de plus en plus des allures de patron au sein de la sélection. Moins tranchant en seconde mi-temps.

Mario MUTSCH (5,5): passé de l'axe à Saint-Gall au couloir droit en sélection, le capitaine s'est montré relativement discret, surtout dans son apport offensif (pratiquement inexistant) avec moins d'espace, confiné sur son flanc, que dans le centre du jeu pour pouvoir pleinement rayonner et s'exprimer. Trop brouillon, il n'a guère joué "juste". Remplacé à la 85e par Dwayn HOLTER.

Chris PHILIPPS (6,5): il a fait valoir sa bonne lecture du jeu en alternant passes courtes et longues. Il a ratissé un grand nombre de ballons et n'a jamais hésité à redescendre d'un cran en cas de danger pour prêter main forte à la ligne arrière. Son association avec Gerson dans l'axe s'est avérée efficace. Remplacé à la 67e par Ben PAYAL.

Lars GERSON (7): le "Suédois" a fait montre d'une grosse activité dans l'entrejeu. Il est la "dynamo" de la sélection, dont le maître-mot reste: "abnégation". "El Duro" a taclé, chassé, gratté un nombre incalculable de ballons. Un reproche? Il devrait être plus un aboyeur, car il reste toujours trop timide alors que son compteur flirte pourtant désormais avec les 50 sélections. Remplacé à la 76e par Sébastien THILL.

Christopher MARTINS (5,5): le Lyonnais a disputé cette joute amicale côté gauche. Son péché mignon fut de parfois trop garder le ballon, surtout qu'il n'avait le plus souvent pas le ressort nécessaire pour conclure idéalement ses actions et ses chevauchées. Trop peu en vue pour un élément de sa valeur. Remplacé à la 64e par Daniel DA MOTA.

Stefano BENSI (6): deuxième attaquant à côté de Joachim, l'Eschois a joué dans son style, tout en combinaisons et en déviations. Pas toujours heureux dans ses entreprises, il a souvent fait les mauvais choix. A la réception d'un centre parfait de Jans à la demi-heure, il n'a pu conclure. Un joli tir tendu, mais trop enlevé à la 62e, avant de s'arracher pour délivrer l'assist décisif sur le but de Joachim dans le temps additionnel. Remplacé dans le temps additionnel par Tom SCHNELL.

Aurélien JOACHIM (6): comme toujours en front de bandière de la sélection, il a généreusement avalé les kilomètres et en a trouvé la juste récompense en inscrivant le but de la victoire, son septième en sélection, dans le temps additionnel. Mais son manque de rythme en match est apparu de manière éclatante, notamment lorsqu'il a manqué le cadre à la réception d'un centre parfait de Bensi (55e). On ne peut en aucun cas occulter sa bonne volonté et son jusqu'au-boutisme.

L'ADVERSAIRE GREC: LA LENTE RECONSTRUCTION

Pour sa grande première à la tête de la sélection hellène, l'Allemand Michael Skibbe a présenté un 4-1-3-2 assez original, avec beaucoup de mouvements et d'infiltrations entre les lignes luxembourgeoises. Clairement, la Grèce est en phase de reconstruction après le traumatisme des éliminatoires de l'Euro 2016. L'envie est là, la bonne volonté aussi, de même qu'un certain talent, mais il reste à la sélection grecque nombre d'étapes à franchir pour retrouver un statut de "qualifiée en puissance" pour une grande compétition.

Lire aussi: Le Luxembourg s'impose dans les arrêts de jeu et Tout ce que vous devez retenir de la campagne pour l'Euro 2016.



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Foto: Ben Majerus