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Laurent Jans: «Pour moi, Metz est un club de Ligue 1»
Sport 5 min. 08.10.2018

Laurent Jans: «Pour moi, Metz est un club de Ligue 1»

C'est bien avec la sélection que se retrouve Laurent Jans en ce début de semaine, alors que son club, le FC Metz affronte Sochaux ce lundi soir

Laurent Jans: «Pour moi, Metz est un club de Ligue 1»

C'est bien avec la sélection que se retrouve Laurent Jans en ce début de semaine, alors que son club, le FC Metz affronte Sochaux ce lundi soir
Photo: Photo: Ben Majerus
Sport 5 min. 08.10.2018

Laurent Jans: «Pour moi, Metz est un club de Ligue 1»

Jean-François COLIN
Jean-François COLIN
Présent à Lipperscheid ce lundi pendant que son club, le FC Metz se déplaçait à Sochaux dans le cadre de la 10e journée de Ligue 2, Laurent Jans (26 ans, 48 sélections) se borne à respecter la décision qui a été prise.

à Lipperscheid,

Laurent, vous voilà ici à Lipperscheid alors que votre club joue ce lundi à Sochaux en championnat de Ligue 2. Comment vivez-vous cette situation pour le moins étrange?

Je comprends les deux parties: il est normal que le FC Metz veuille que je joue, et il est tout aussi normal que le sélectionneur souhaite que j'effectue la préparation avec la sélection. C'est le règlement. La décision est que je dois être ici, avec l'équipe nationale, et je ne fais qu'appliquer cette décision. En fait, l'erreur incombe à la Ligue d'avoir programmé cette rencontre ce lundi en connaissance du calendrier international établi de longue date. Là, je vais bien sûr regarder le match de Metz à la télévision. Seuls les trois points comptent, d'autant plus que Sochaux n'est pas très bien actuellement (15e, ndlr). C'est le plus important. Pour ma part, je suis focalisé sur la prochaine rencontre avec le Luxembourg en Biélorussie.

Pour la première fois de votre carrière, vous êtes en manque de temps de jeu à Metz. Comment le vivez-vous? Que vous dit le coach grenat, Frédéric Antonetti?

J'ai quand même fait quelques matches. Je veux toujours jouer le plus possible. C'est à moi à encore montrer plus, à faire plus dans les entraînements qui sont, je peux vous l'assurer, d'un très haut niveau. Antonetti a beaucoup parlé avec moi et m'a expliqué beaucoup de choses. Mais c'est la loi du foot: dès que tu montes de niveau, la concurrence devient plus forte encore. Le cadre est très large et il y a énormément de concurrence: à mon poste, nous sommes trois joueurs, mais cela vaut aussi pour tous les autres postes. Car le club a de grands objectifs à atteindre. A Metz, j'ai clairement franchi un palier par rapport à Waasland-Beveren. Le niveau est bien plus élevé, je vois clairement la différence. Certes, le club évolue en Ligue 2, mais pour moi, le FC Metz est un club de Ligue 1, dans sa structure. C'est pour cela que j'ai fait ce choix de venir jouer à Metz. Je ne nourris aucun regret: je ferai un premier bilan à la trêve hivernale, mais d'ici là, il y aura encore beaucoup de matches.

Cette parenthèse internationale avec les Lions Rouges vous fait donc le plus grand bien...

Comme toujours! Et certainement pas plus parce que je joue moins en club. Cela fait toujours du bien de se retrouver en sélection, que je joue en club ou pas. Je suis très fier de défendre les couleurs de mon pays et de porter ce maillot du Luxembourg! En plus nous avons aujourd'hui un très bon groupe, promis au plus bel avenir.

Comment appréhendez-vous cette rencontre capitale de vendredi (20h45) à Minsk contre la Biélorussie?

Déjà, nous sommes concentrés à 100% sur ce match. On ne voit pas plus loin, et notamment pas encore celui contre Saint-Marin trois jours plus tard. Car en football, tout va très vite, c'est comme dans le business. La Biélorussie est bien sûr un adversaire très costaud, qui n'est autre que le favori de notre groupe. Là-bas, on peut s'attendre à un match très dur. Je me souviens que la dernière fois que nous y avons joué (en 2016 à Borisov, score final: 1-1, ndlr), le match avait été émaillé par des faits de jeu avec la grave blessure de Kiki Martins après une demi-heure et l'expulsion de Dirk Carlson avant le repos. Je me rappelle aussi qu'Anthony (Moris) avait signé un très bon match et réalisé des prouesses. Mais nous avions fait un très bon match solidaire et nous nous en étions sortis avec un point. Attention, à domicile, cette équipe joue au ballon, mais sa grosse qualité est athlétique: c'est une formation très physique, qui sur ce plan, peut aisément rivaliser avec les toutes meilleures équipes.

A seize à l'entraînement du soir

La première journée complète du rassemblement de la sélection préalable aux matches en Biélorussie (vendredi à Minsk) et contre Saint-Marin (lundi au Josy Barthel) s'est conclue par un entraînement d'une grosse heure qui n'a réuni que seize des vingt-trois joueurs du cadre de Luc Holtz à partir de 17h30.

Maurice Deville a dû se sentir bien seul sur la superbe pelouse du Sporthôtel Leweck baignée par le soleil, ce lundi en fin d'après-midi. Le joueur du Waldhof Mannheim était en effet le... seul attaquant valide du cadre de la sélection A à prendre part à la seconde séance d'entraînement de la journée. Pas de trace en effet d'Aurélien Joachim, «fatigué après avoir rejoué quelques matches suite à une longue blessure», ni de Daniel Da Mota, «malade, il a vomi», pas plus que de Dave Turpel, «qui ressent une petite douleur à une cuisse, sans doute due à l'accumulation des matches» ni de Gerson Rodrigues, «touché à l'arrière de la cuisse. Il faudra voir comment évolue le mal», explique un Luc Holtz souriant à la sortie de la séance vespérale.

Ajoutez-y Anthony Moris, blessé au dos, et le duo Lars Gerson - Maxime Chanot, en instance d'arrivée de longs trajets, qui de Norrköping, qui de New York (l'ancien Courtraisien a d'ailleurs franchi le seuil du Sporthôtel Leweck lesté de deux valises et les yeux fatigués par le voyage et le décalage horaire sur le coup de 19h30).

Le compte est bon: sept absents pour un second entraînement, qui faisait suite à «un très bon entraînement matinal, avec un groupe splité entre ceux qui avaient joué dimanche et les autres», dixit Luc Holtz, qui embraie sur la journée de mardi: «il y aura à nouveau deux séances ce mardi, mais une des deux très certainement raccourcie et peut-être à l'intérieur», termine le sélectionneur en délicatesse avec... un téléphone portable récalcitrant.


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