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Laurent Jans: «Nous voulons le titre»
Sport 6 min. 30.04.2019 Cet article est archivé

Laurent Jans: «Nous voulons le titre»

La montée du FC Metz en Ligue 1 est assurée, mais Laurent Jans reste concentré sur les dernières échéances de la saison.

Laurent Jans: «Nous voulons le titre»

La montée du FC Metz en Ligue 1 est assurée, mais Laurent Jans reste concentré sur les dernières échéances de la saison.
Photo: Michel Dell'Aiera
Sport 6 min. 30.04.2019 Cet article est archivé

Laurent Jans: «Nous voulons le titre»

Peu utilisé depuis près de deux mois, Laurent Jans conserve un état d’esprit irréprochable qui pourrait lui permettre d’être titularisé au cours de l’une des trois dernières rencontres à disputer. Le FC Metz accueille Valenciennes ce vendredi (20h).

Propos recueillis par Hervé Kuc

Laurent, comment avez-vous vécu le match de la remontée en Ligue 1 de votre équipe au Red Star (2-1)?

Laurent Jans - «C’était un scénario un peu stressant car nous savions que Troyes était en train de mener (1-0 à Orléans) et que nous n’étions donc pas mathématiquement en Ligue 1 avec notre résultat nul. Tout le banc a essayé de pousser tous les joueurs pour aller chercher la victoire et c’est finalement Opa Nguette qui a inscrit ce but précieux (90e), il y a eu un petit peu plus d’euphorie parce que nous marquons dans les derniers instants. Le retour en bus a été joyeux au départ mais le trajet a été long et je pense que nous sommes arrivés entre 3 et 4h du matin et tout le monde est rentré chez lui.

Vous avez repris l’entraînement ce mardi matin. La concentration est-elle toujours la même ou avez-vous décompressé ?

Il nous reste trois matches à jouer et nous voulons absolument décrocher le titre de champion de Ligue 2. Dès la deuxième journée nous avons pris la tête pour ne plus la quitter. Après le match face à Valenciennes de ce vendredi, si nous l’emportons et si Brest perd, nous fêterons le titre avec notre public. On ne regarde pas plus loin et pour le moment l’objectif est de prendre trois points face à VA. Mais, nous aimerions faire la fête avec le public de Saint-Symphorien.

Laurent Jans a pris la relève de Mario Mutsch comme capitaine de la sélection. Après la Ligue 2, il retrouvera l'équipe nationale pour les rendez-vous du mois de juin face à Madagascar, la Lituanie et l'Ukraine.
Laurent Jans a pris la relève de Mario Mutsch comme capitaine de la sélection. Après la Ligue 2, il retrouvera l'équipe nationale pour les rendez-vous du mois de juin face à Madagascar, la Lituanie et l'Ukraine.
Photo: Ben Majerus

Frédéric Antonetti, l’entraîneur en chef du FC Metz, est absent depuis la mi-décembre 2018. Est-ce que cela vous a perturbé?

Au début cela nous a fait un peu bizarre à l’entraînement car il n’était pas présent physiquement. Mais, heureusement, nous avons enchaîné sur des succès et ensuite c’est devenu une habitude. Il est en contact tous les jours avec ses adjoints, il analyse nos vidéos et il nous laisse toujours des petites notes pour donner ses avis à propos de nos matchs et de nos adversaires. Cela veut dire qu’il est quand même présent dans le vestiaire mais d’une autre manière.

A titre personnel, depuis la rencontre au Havre (2-2, 27e journée, 4 mars), vous n’avez pas été beaucoup sollicité…

Je dis toujours: «Le football reste un sport collectif.» Je veux toujours que l’équipe gagne mais sur un plan personnel, je ne vais pas vous mentir, je ne peux pas être satisfait des derniers matches car je joue moins. C’est à moi de changer tout ça: je dois plus faire à l’entraînement peut-être, plus montrer et dès que j’aurai la chance de jouer, je dois tout donner pour que le coach me donne plus de temps de jeu. Il nous reste trois beaux matches à disputer (Valenciennes, Nancy et Brest) et j’espère pouvoir être titulaire.

Pour l’instant, je ne pense qu’au FC Metz et pas à un transfert.

Vous êtes sous contrat jusqu’en juin 2021 avec le FC Metz. Irez-vous au bout de votre engagement?

Pour l’instant, je ne pense qu’au FC Metz et pas à un transfert, j’ai un contrat ici. Le plus important c’était de rejoindre la Ligue 1, on l’a fait. Maintenant, c’est le titre qui va arriver derrière. Après la saison, comme dans tous les clubs, je vais avoir une discussion avec le président et les dirigeants, je ne sais pas comment cela se passe ici. On va discuter de la saison, je vais donner mon avis et eux vont parler de moi. C’est la discussion d’après-saison qui est importante.

Depuis votre arrivée au FC Metz, dans quels domaines estimez-vous avoir le plus progressé?

A l’entraînement, il y a beaucoup d’intensité et tous les jours je dois défendre face aux meilleurs joueurs offensifs de notre championnat. Forcément, je progresse et dans tous les domaines. Avec le nouveau centre d’entraînement qui se fera à Frescaty et la nouvelle tribune, le FC Metz sera encore davantage un club de Ligue 1.

Le fait d’affronter le PSG, l’OM, Lyon, Lille ou Monaco dans quelques mois, vous excite-t-il?

Absolument! Et c’est pour ça que je suis venu ici. Le FC Metz appartient à la Ligue 1 et pas à la Ligue 2. Affronter des grosses cylindrées, c’est pour cela aussi que je joue au football. Dans les grands championnats, tu as toujours de la pression quand tu joues le haut ou le bas de tableau.

Le métier de footballeur n’est plus celui où tu mets tes chaussures et où tu rentres sur le terrain pour un match.

Vous méfiez-vous des réseaux sociaux?

Ces dernières années, le métier de footballeur n’est plus celui où tu mets juste tes chaussures et où tu rentres sur le terrain pour jouer un match. Il faut tout intégrer dans ce métier, les rapports avec la presse et les réseaux sociaux.

Suivez-vous de manière régulière le championnat luxembourgeois (BGL Ligue)? Connaissez-vous le score entre Dudelange (1er) et Rumelange (14e) de ce week-end?

Oui! Dudelange - Rumelange 2-2, et je peux vous dire que c’est Rumelange qui menait après quelques  minutes de jeu. Je suis bien évidemment chaque journée de championnat. Ces dernières années le football luxembourgeois a bien progressé tant au niveau de la sélection nationale qu’en club et Dudelange l’a prouvé en Europa League. Nous sommes sur le bon chemin, et il est important que les jeunes joueurs puissent évoluer à l’étranger sans négliger les études car c’est très important. C’est tout le football luxembourgeois qui en profitera.

Mario Mutsch (34ans) arrête sa carrière en fin de saison pour entrer à la fédération. Que retiendrez-vous de lui?

Mario est une personne qui a fait une très belle carrière. Il a connu plusieurs championnats. C’est le joueur le plus capé de l’équipe nationale (100 sélections), il en a été très longtemps le capitaine. J’ai pris sa relève et il m’a donné beaucoup de conseils quand j’étais plus jeune. Mon après-carrière? C’est trop tôt mais le football c’est ma vie, il est possible que je reste dans ce milieu mais je pourrais aussi faire autre chose. Ce qui est certain, c’est que je vivrai au Luxembourg, c’est mon pays et je suis fier d’être luxembourgeois.»


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Foto: Ben Majerus