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Laurent Didier, l'électron libre
Sport 27.07.2012

Laurent Didier, l'électron libre

Laurent Didier: "D'habitude, je bosse pour les autres. Là, ce sera pour moi."

Laurent Didier, l'électron libre

Laurent Didier: "D'habitude, je bosse pour les autres. Là, ce sera pour moi."
(Photo: Fabrizio Munisso)
Sport 27.07.2012

Laurent Didier, l'électron libre

Vingt-quatre des 64 nations présentes ce samedi matin sur la course en ligne des Jeux ne sont représentées que par un coureur. Laurent Didier fera partie de ses isolés qui n'auront d'autre choix que d'avoir le nez creux pour sentir le bon coup partir.

Trois Turcs, trois Iraniens, trois coureurs de Honk Kong, mais un seul Luxembourgeois... ainsi va la vie olympique, ses règlements et ses contre-pieds à la logique.

Laurent Didier ne s'en plaindra pas. Lui qui devait regarder la course à la télévision se retrouve projeté sur les 250 km à la place d'Andy Schleck, toujours convalescent, et sans Fränk, parti pour mener une autre bataille que celle d'Angleterre.

"D'habitude, je bosse pour les autres. Là, ce sera pour moi", plaisantait le Dippachois, qui, à la sortie d'un Tour de Wallonie qu'il a fini meilleur grimpeur, s'est épargné une reconnaissance du Box Hill, cette pente de 2,5 km à 4,9% de moyenne que les meilleurs franchiront à huit reprises.

Cette aspérité alimente d'ailleurs toutes les conversations. Les sprinteurs seront-ils en mesure de répéter l'effort pour que leur pointe de vitesse fasse la différence sur la ligne finale?

"Je pense qu'un petit groupe pourra en découdre au sprint", avance Didier qui s'attend à ce que les Belges et les Français durcissent la course dès le quatrième ou le cinquième tour.

Baldinger: "Pas un sprint massif"

"Moi, je ne crois pas à un sprint massif", avance l'entraîneur national Bernhard Baldinger. "Des coups vont partir dans le Box Hill et avec au maximum cinq coureurs par équipe, ça va être difficile pour une nation de contrôler les opérations."

C'est dire si la science de la course sera un atout important. Dans ce contexte, on peut compter sur la lucidité de Laurent Didier pour sentir le bon coup partir. 

à Londres, Christophe Nadin


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