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Lars Gerson (Norrköping): «J'aimerais gagner un titre»
Sport 7 min. 29.03.2019 Cet article est archivé

Lars Gerson (Norrköping): «J'aimerais gagner un titre»

Après une place de vice-champion en 2018, Lars Gerson et Norrköping repartent pour une nouvelle levée de l'Allsvenskan ce dimanche

Lars Gerson (Norrköping): «J'aimerais gagner un titre»

Après une place de vice-champion en 2018, Lars Gerson et Norrköping repartent pour une nouvelle levée de l'Allsvenskan ce dimanche
Photo: Andreas L Eriksson / Bildbyrån
Sport 7 min. 29.03.2019 Cet article est archivé

Lars Gerson (Norrköping): «J'aimerais gagner un titre»

Jean-François COLIN
Jean-François COLIN
Vice-champion de Suède avec son club de l'IFK Norrköping la saison dernière, Lars Gerson (29 ans, 66 sélections, 4 buts) entame ce dimanche (17h30) sa huitième saison en Allsvenskan (D1 suédoise) avec de sérieuses ambitions.

Après le double crochet de l'équipe nationale en mars - contre la Lituanie le 22 et l'Ukraine le 25 -, «El Duro», qui n'a disputé que la première de ces deux joutes, s'apprête à plonger dans le bain d'un nouveau Championnat de Suède avec son équipe de l'IFK Norrköping. Avec, pour débuter les hostilités, un déplacement chez un promu, Helsingborgs IF, dimanche à 17h30.

  • Lars, comment s'est déroulée la préparation pour cette nouvelle saison qui s'annonce?

On a repris le collier le 5 janvier, alors que nous étions en vacances depuis le 28 novembre. On a débuté par une préparation en salle pendant quelques jours, puis on est rapidement passé en extérieur, dans notre complexe d'entraînement, vu que les conditions climatiques étaient assez favorables pour cette période de l'année, à l'exception peut-être d'un jour où l'autre où il a beaucoup neigé. Ensuite, nous nous sommes envolés au début du mois de février pour un stage d'une grosse semaine en Algarve, dans le sud du Portugal. Là-bas, on a joué deux matches, contre les Autrichiens de Mattersburg (victoire 4-1) et face à Farense, qui émarge à la D2 portugaise (1-1). De retour au pays, on a enchaîné avec la phase de poules en Coupe de Suède: on a remporté deux matches et fait match nul 1-1 contre Eskilstuna, qui s'est qualifié à la différence de buts. C'était une petite déception, on l'a vécu comme une défaite, car c'était un groupe abordable pour nous et l'objectif était de se qualifier. En mars, nous avons encore joué cinq matches amicaux, dont une belle victoire 4-1 contre Malmö, un des clubs-phares de la compétition, qui a fait énormément de bien pour la confiance au sein de l'équipe.

  • Norrköping a fini le championnat 2018 deuxième, à deux points de l'AIK Stockholm. Quel est l'objectif cette saison?

On veut une nouvelle fois rivaliser avec les meilleurs clubs du pays, surtout l'AIK et Malmö. On veut leur rendre la vie compliquée et leur donner du fil à retordre jusqu'au bout. En d'autres mots, cela veut dire que l'on veut essayer de remporter le titre.

  • Un titre qui échappe à l'IFK Norrköping depuis 2015...

Oui, c'est un club avec une histoire et un palmarès assez riches: treize titres de champion et six Coupes de Suède. On va tout faire pour ajouter un 14e titre. L'année dernière, nous avons totalisé 65 points en fin de championnat; or, avec 65 points, normalement, tu gagnes le championnat. Avec 67 unités au final, l'AIK Stockholm était hors norme.

  • Les médias suédois pointent-ils Norrköping parmi les favoris au titre 2019?

Dans la traditionnelle présentation de toutes les équipes avant le championnat (l'équivalent du Kicker Sonderheft, ndlr), on nous place en deuxième position, derrière Malmö, et devant l'AIK, troisième. Donc on peut dire que les médias également croient en nos chances.

  • Vous débutez l'Allsvenskan 2019 ce dimanche (17h30) par un déplacement chez un promu, Helsingborgs IF. Est-ce une bonne chose?

Mwouais... pas nécessairement, car les équipes qui accèdent à l'élite commencent traditionnellement bien la compétition. Ca va être un match difficile. Ils ont transféré le capitaine de l'équipe nationale, Andreas Granqvist (bientôt 34 ans, 81 sélections), qui arrive de Krasnodar, en Russie, et retrouve le club de ses débuts. A côté de lui, il y a de bons joueurs à Helsingborgs, qui est un ancien club de D1.

Je vais découvrir pour la première fois la Coupe d'Europe. Ce sera cool.

  • Cet été, vous disputerez l'Europa League. Nourrissez-vous des ambitions particulières sur le plan continental?

On a vu que Malmö et des équipes norvégiennes, comme Rosenborg et Sarpsborg ont joué les poules de l'Europa League. Je crois que ce qu'ils ont réussi, et Dudelange aussi, nous sommes nous aussi capables d'y parvenir. Nous commencerons l'épreuve au deuxième tour préliminaire, alors que nous serons en plein coeur de la saison, et donc, normalement, nous serons en pleine forme, par rapport à d'autres équipes qui entameront à peine leur championnat. Prenons chaque tour, et on verra où cela nous mènera. Tout dépendra aussi en grande partie du tirage au sort.

  • Quel type de coach est Jens Gustafsson (40 ans), votre entraîneur à Norrköping?

Il est au club depuis deux ans et demi. Son point fort est la motivation du groupe, il travaille beaucoup l'aspect mental et parle énormément avec tous les joueurs. Il a d'ailleurs en poche un diplôme de psychologie. D'autres membres du staff technique autour de lui s'occupent davantage de la tactique et du terrain lui-même. L'an dernier, nous évoluions le plus souvent en 3-4-3, et là nous sommes passés au 3-5-2. Je prends place dans le trio défensif, côté gauche. L'entraîneur veut que les deux «extérieurs» du trio avancent un peu avec le ballon, portent le ballon vers l'avant. On peut faire des courses vers l'avant, comme de vrais backs. On court quand même beaucoup à cette place. Il y a toujours néanmoins un partenaire qui assure la couverture si tu avances et qu'un adversaire surgit dans ton dos. Tandis que dans une ligne de quatre, tu ne peux pas trop te montrer aussi agressif vers l'avant. Tu peux davantage exprimer ton tempérament offensif à trois qu'à quatre. Je maîtrise davantage ce système-là, car c'est celui que j'ai le plus pratiqué.

Lars Gerson: «la seule chose qui m'embête un peu est le timing des différentes blessures qui ont émaillé ma carrière jusqu'ici»
Lars Gerson: «la seule chose qui m'embête un peu est le timing des différentes blessures qui ont émaillé ma carrière jusqu'ici»
Photo: Andreas L Eriksson / Bildbyrån

En 2007, vous arriviez à Kongsvinger, en Norvège. Vous êtes ensuite passé une première fois par Norrköping (2012 - 2015), puis le GIF Sundsvall (2015 - 2018), et à nouveau Norrköping depuis 2018. Parallèlement, vous avez honoré 66 sélections chez les Roud Léiwen depuis vos débuts en 2008. Que vous inspire ce chemin parcouru?

Je suis content du chemin parcouru. Je n'ai pas vraiment de regrets. La seule chose qui m'embête un peu est le timing des différentes blessures qui ont émaillé ma carrière jusqu'ici. Par exemple, j'ai été blessé alors que je pétais la forme avec Sundsvall et que j'avais l'ambition de réaliser un transfert intéressant. J'ai souvent été blessé en fin de saison scandinave, au moment où le marché des transferts s'ouvre. Maintenant, c'est difficile de regretter à proprement parler une blessure et le moment où elle survient, cela ne se commande pas. Je ne regrette en tout cas nullement d'être parti de Norrköping à Sundsvall en 2015, j'ai beaucoup appris là-bas, avec les entraîneurs que j'ai eus, même si Norrköping... a été champion l'année où je suis parti, en 2015.

Vous atteindrez le cap des 30 ans en février 2020, à l'issue de cette saison suédoise. De quoi rêvez-vous encore en tant que footballeur?

J'aimerais bien gagner un titre. Ce serait super si on peut finir champions. Aussi, je vais découvrir pour la première fois la Coupe d'Europe cette année. Ce sera cool. Notre deuxième place en 2018 nous a juste valu une... petite médaille, et ce n'est franchement pas la même chose. Je suis sous contrat avec Norrköping encore pour deux saisons, jusque fin 2020. Je ne rêve plus trop d'un transfert attractif, même si cela m'intéresse toujours de trouver un club encore meilleur et qui se trouve à proximité du Luxembourg, que ce soit en Allemagne, en Belgique ou en France. Si l'occasion venait à se présenter néanmoins, je la saisirais certainement. Mais je dois dire que je suis très content à Norrköping: on joue à un bon niveau avec de bons joueurs; de plus, la ville et la vie en Suède me plaisent aussi beaucoup. Bref, pour l'instant, tout est bien, la vie est belle.

Avez-vous déjà réfléchi à ce que vous ferez après votre carrière?

Il sera peut-être bientôt temps d'y penser, mais là, je suis encore un footballeur à part entière et je ne songe toujours qu'à m'améliorer, améliorer mon jeu. J'aime vraiment le foot, et ok, oui, je me vois bien rester dans le milieu du foot par la suite, mais j'ignore dans quel rôle, que ce soit comme entraîneur, assistant, scout, ... Si je vois que je peux améliorer quelque chose et apporter ma pierre à l'édifice, dans quelque domaine que ce soit, alors je le ferai. Mais c'est difficile à dire maintenant, car c'est encore un peu loin et abstrait.



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