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La dernière ligne droite de Julien Jahier
Sport 4 min. 09.05.2018 Cet article est archivé

La dernière ligne droite de Julien Jahier

Julien Jahier va terminer la saison avec de grandes ambitions avant de céder le relais à Florik Shala et aux jeunes du club.

La dernière ligne droite de Julien Jahier

Julien Jahier va terminer la saison avec de grandes ambitions avant de céder le relais à Florik Shala et aux jeunes du club.
Photo: Ben Majerus
Sport 4 min. 09.05.2018 Cet article est archivé

La dernière ligne droite de Julien Jahier

Didier HIEGEL
Didier HIEGEL
«C'est ma dernière ligne droite après j'arrête.» Julien Jahier (38 ans) mettra un terme à sa carrière de joueur à la fin de la saison. A 38 ans, l'expérimenté attaquant du Racing espère finir en beauté en embrassant une Coupe de Luxembourg qui s'est refusée à lui par deux fois.

«C'est ma dernière ligne droite après j'arrête.» Julien Jahier (38 ans) mettra un terme à sa carrière de joueur à la fin de la saison. A 38 ans, l'expérimenté attaquant du Racing espère finir en beauté en embrassant une Coupe de Luxembourg qui s'est refusée à lui par deux fois.

«J'ai pris ma décision et je l'ai annoncée au coach. Même s'il a été question de prolonger une saison, j'ai décidé d'arrêter. Je n'ai pas envie de faire la saison de trop.» Il faut dire que le grand attaquant qui a fait les beaux jours de Dudelange avant de poser son sac dans la capitale n'a pas été épargné par les pépins physiques cette saison. Il a joué diminué, a manqué six matches et a été remplaçant à cinq reprises. Cela ne l'a pas empêché de planter dix buts en championnat. «Mais lors des six derniers mois, mon corps a commencé à dire stop», avoue-t-il.

Deux fois en finale avec Dudelange, et deux fois battu..."

«Au niveau professionnel, je me dois d'être physiquement préparé. Et je n'oublie pas non plus que j'en suis à ma 22e saison chez les seniors puisque j'ai commencé à l'âge de 16 ans.» Au repos dimanche à Rodange, il est opérationnel pour la venue de Differdange à l'occasion des demi-finales de la Coupe de Luxembourg. Un trophée qu'il n'a pas encore brandi, la faute justement à cette formation de la Cité du Fer. «Deux fois en finale avec Dudelange, et deux fois battu...»

«Un homme de caractère»

«Je suis opérationnel, mais c'est au coach de décider. C'est un match hyper important. Nous n'avons pas le droit de tricher et de faire passer notre intérêt personnel avant celui du club. Si je n'étais pas prêt, je n'hésiterais pas à le lui dire. Il faut souligner aussi que depuis son arrivée (début novembre), Patrick Grettnich, faute de joueurs luxembourgeois, galère un peu pour composer son groupe.» Le remplaçant de Jacques Muller s'en est pourtant bien tiré et a su redonner des couleurs à un club qui visait le haut du tableau à l'entame du championnat.

«Il faut bien décortiquer nos résultats du début de saison, nous avons très souvent ouvert le score... mais sans pouvoir prendre beaucoup de points», avance-t-il, avant de souligner l'apport de l'ancien technicien de Strassen. «Le coach nous a inculqué des choses qui nous manquaient. Il nous a d'abord accordé énormément de confiance. C'est aussi un entraîneur qui sait se montrer dur. Avec le groupe que nous possédons, il faut qu'on ait un homme de caractère qui sache nous dire les choses. Il est toujours là pour nous taper derrière les oreilles quand nous avons tendance à nous laisser aller. Il nous met toujours une piqûre de rappel pour nous dire qu'il nous reste de belles échéances.»

Assise défensive

A l'image de quasiment toutes les équipes, les organismes sont éprouvés et les rotations devenues impératives. «Les joueurs alignés à Rodange (2-2) ont fait un très bon match. Depuis deux mois, nous avons enchaîné énormément de matches, huit en un mois et demi, et tout le monde a connu des petits pépins. Nous avons concédé le nul, mais ça ne signifie pas que nous avions la tête au rendez-vous de ce mercredi soir. Cela fait partie des aléas de la saison, nous avons les occasions de marquer le trois et même le quatre à zéro. Notre erreur a été de vouloir jouer un peu trop facile dans les dernières minutes. Quand on observe notre onze de départ, il était constitué de joueurs qui n'avaient pas eu beaucoup de temps de jeu, ça prouve que les jeunes travaillent bien et ont été récompensés

Sur la forme du moment on a peut-être un ascendant psychologique"

Les espoirs du club, comme Dionisio, Mereiles ou Catic, ont donné satisfaction, mais Grettnich battra le rappel des cadres pour passer l'obstacle differdangeois. «La qualification est impérative, ça sauverait notre saison, car, quand la présidente a fait son recrutement, elle espérait accrocher la troisième ou la quatrième place. On dit toujours que la Coupe de Luxembourg est le plus court chemin pour atteindre l'Europe, à nous de faire en sorte d'y arriver. Ce sera du 50-50 malgré le fait d'évoluer à domicile. Differdange a peut-être plus d'atouts sur le papier, mais sur la forme du moment on a peut-être un ascendant psychologique. La coupe se joue au mental, l'équipe qui en voudra le plus devrait atteindre son but. Il nous faudra continuer à avoir cette assise défensive qui fait notre force, en 3-5-2, et gommer nos petites erreurs. Si on cumule tout ça on sera très difficile à battre...  Terminer sur une victoire en Coupe, quel bonheur ce serait!»

Le programme des demi-finales

Ce mercredi à 19h30

Racing (BGL Ligue) - Differdange (BGL Ligue)

Wiltz (Promotion d'Honneur) - Hostert (BGL Ligue)



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