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L'invité du jour / Anthony Moris: "Je faisais chambre commune avec Laurent Ciman"
Sport 3 min. 26.05.2014

L'invité du jour / Anthony Moris: "Je faisais chambre commune avec Laurent Ciman"

Jonathan Joubert a accompagné Anthony Moris à l'entraînement, mais c'est le gardien de Saint-Trond qui défendra les buts luxembourgeois

L'invité du jour / Anthony Moris: "Je faisais chambre commune avec Laurent Ciman"

Jonathan Joubert a accompagné Anthony Moris à l'entraînement, mais c'est le gardien de Saint-Trond qui défendra les buts luxembourgeois
Photo: Fabrizio Munisso
Sport 3 min. 26.05.2014

L'invité du jour / Anthony Moris: "Je faisais chambre commune avec Laurent Ciman"

Le match de ce lundi soir sera spécial à plus d'un titre pour Anthony Moris. Le gardien habaysien fêtera sa première titularisation dans le but et retrouvera des garçons avec qui il a grandi à Sclessin.

Le match de ce lundi soir sera spécial à plus d'un titre pour Anthony Moris. Le gardien habaysien fêtera sa première titularisation dans le but et retrouvera des garçons avec qui il a grandi à Sclessin.

Anthony, comment avez-vous appris que vous alliez jouer?

Jonathan est venu me l'annoncer lui-même à l'hôtel dimanche soir. C'est sympa de sa part. Ça m'a permis de bien préparer ce match dans ma tête. Ce match dégagera un parfum spécial à plus d'un titre...C'est vrai que je connais beaucoup de garçons en face. J'en ai côtoyés certains au Standard et d'autres dans les sélections de jeunes. Il ne faut pas se laisser envahir par la peur d'un résultat sévère. Si tout le monde prend du plaisir, on fera notre match. Parlez-nous un peu de ces Diables...

Je suis toujours en contact avec Laurent Ciman. J'ai partagé sa chambre pendant deux ans lors des stages et des mises au vert. Je suis arrivé dans l'équipe championne de Belgique du Standard avec Witsel, Fellaini et Defour. J'ai aussi joué avec Nacer Chadli chez les jeunes. Et en sélection, j'ai côtoyé Eden Hazard, Kevin De Bruyne, Thibaut Courtois. Des références mondiales à l'heure actuelle. Vous en parlez comme si vous étiez toujours belge...

Je le suis toujours puisque j'ai encore la nationalité belge. Je vis en Belgique, j'y joue aussi. Ce sera très spécial. A ce propos, une polémique est née lorsqu'on a appris votre disponibilité pour la sélection luxembourgeoise. C'est peut-être l'occasion d'y mettre fin une fois pour toute.

Oui, ça m'a embêté. A partir du moment où je joue pour le Luxembourg, j'ai le même statut que tous les autres joueurs. J'ai fait la démarche pour devenir luxembourgeois en raison de mes racines paternelles. La Fédération a été mise au parfum et m'a contacté. Fin de la polémique. Parlons un peu de votre club, Saint-Trond. Vous avez échoué aux portes de la Division 1.

J'ai ressenti un grand sentiment de frustration. On a débuté avec un 0/6 puis on a pris sept points sur neuf. On devait gagner le dernier match chez nous. On a perdu 2-4 contre Mouscron. On devra surmonter cette déception pour jouer les premiers rôles la saison prochaine.

Sur un plan personnel, vous avez été titulaire tout au long des play-offs, sauf au dernier match. Que s'est-il passé?

C'était le dernier match de l'autre gardien qui allait quitter le club. J'ai été un peu amer car s'il s'agissait d'un match disputé devant 12.000 personnes. J'aurais voulu aider l'équipe. Le point positif, c'est que j'ai pu me reposer pour arriver très frais ici.

Quelle suite comptez-vous donner à votre carrière?

J'espère que mon prêt sera renouvelé à Saint-Trond pour pouvoir jouer une saison complète.

La parenthèse Standard est-elle définitivement refermée?

Je veux jouer. Je sais que c'est difficile là-bas pour l'instant. Je ne veux pas retourner sur le banc à Sclessin. La meilleure solution s'appelle Saint-Trond.

Propos recueillis par Christophe Nadin à Genk