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Cinq choses à retenir de ce vendredi à Tokyo

  • Pas au top
  • Teddy le géant finit bronzé
  • Respect, Madame Salukvadze
  • Adieu, Djoko'...
  • Du rififi qui fait des vagues
  • Pas au top 1/5
  • Teddy le géant finit bronzé 2/5
  • Respect, Madame Salukvadze 3/5
  • Adieu, Djoko'... 4/5
  • Du rififi qui fait des vagues 5/5

Cinq choses à retenir de ce vendredi à Tokyo

Cinq choses à retenir de ce vendredi à Tokyo
Jeux olympiques

Cinq choses à retenir de ce vendredi à Tokyo


30.07.2021

A défaut de pouvoir beaucoup quitter le village olympique, la délégation luxembourgeoise multiplie les "calls".Photo : COSL Picture

Des contre-performances, des disputes, des records, pas un jour sans qu'il ne se passe quelque chose sous la flamme olympique. Y compris une larme à sécher pour la nageuse luxembourgeoise, Julie Meynen.

1

Pas au top
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Photo : Yann Hellers

Déçue, la nageuse luxembourgeoise Julie Meynen peut l'être. Sur 50 mètres nage libre, vendredi, elle n'a pas réussi à se sortir des qualifications. Dans la huitième des onze manches, elle a réussi un 25''36 honorable, mais insuffisant. La dernière nageuse à se qualifier dans le top 16 sur la distance, assurait un 24'77. 

D'ailleurs son chrono dans les eaux nippones est loin de son record personnel, et même de la performance qu'elle avait réussie lors des JO de Rio. Il y a cinq ans, elle avait nagé en 25"12. Déjà éliminée du 100 m, elle devrait garder un goût amer de ces Jeux.

2

Teddy le géant finit bronzé
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Photo : AFP

La déception et l'incrédulité de Teddy Riner: en quête d'un troisième titre olympique consécutif dans la catégorie reine des plus de 100 kilos, le colosse français s'est fait surprendre par le Russe Tamerlan Bashaev en quarts de finale, lors de son troisième combat, au Golden Score, sur un contre qui semblait pourtant anodin. 

Riner, 32 ans, a toutefois digéré rapidement sa déception et a décroché la 3e place, sa quatrième médaille en quatre JO (deux or en 2012 et 2016, deux bronze en 2008 et 2020): «Il fallait se réinventer pour aller chercher cette médaille. Cela fait de moi le plus titré de mon sport», a-t-il rappelé.

3

Respect, Madame Salukvadze
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Photo : AFP

A 52 ans, Nino Salukvadze est entrée dans l'histoire olympique en participant à Tokyo à ses neuvièmes JO, un record pour une femme! La tireuse au pistolet qui a participé à ses premiers JO en 1988 où elle avait été sacrée championne olympique (25 m) et avait décroché aussi une médaille d'argent (10 m). La Géorgienne n'est d'ailleurs plus qu'à une longueur du record du cavalier canadien Ian Millard qui a participé, lui, à dix éditions des JO.

Maintenant Nino Salukvadze pourrait très bien repartir pour une olympiade supplémentaire, et disputer ses 10ème Olympiades à Paris, en 2024. «Mon fils qui fait aussi du tir m'a demandé de participer aux prochains JO qui ne seront que dans trois ans. Sinon il arrête de faire du tir. Et comme je ne veux pas qu'il arrête...».

4

Adieu, Djoko'...
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Photo : AFP

Novak Djokovic n'avait pas encore perdu le moindre set depuis son arrivée à Tokyo et restait sur cinq victoires consécutives face à Alexander Zverev. Mais le n°1 mondial s'est fait surprendre par l'Allemand (1-6, 6-3, 6-1). Mené un set à zéro et breaké d'entrée dans la deuxième manche, Zverev s'est soudain réveillé et a pris à la gorge Djokovic qui s'est effondré. «Quand j'étais mené, je ne jouais pas si mal (...) mais contre lui, ça ne suffit pas. Alors quand j'ai perdu mon service dans la 2e manche, j'ai commencé à prendre davantage de risques et ça a payé», a analysé après coup le n°5 mondial. 

Zverev a ainsi mis fin au rêve de Djoko'. Le tennisman souhaitait réaliser le Golden Slam (ou Grand Chelem doré). A savoir remporter la même année les quatre tournois du Grand Chelem et les JO, un exploit seulement réalisé par l'Allemande Steffi Graf en 1988. 

5

Du rififi qui fait des vagues
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Photo : AFP

En natation, le doublé du Russe Evgeny Rylov sur 100 et 200 m dos n'est pas passé inaperçu. La perf' a même fait grincer des dents. Notamment celles de l'Américain Ryan Murphy qui avait lui-même réalisé ce doublé il y a cinq ans, aux JO de Rio. Interrogé sur le jeune Russe qui l'a devancé en finale du 200 m vendredi, il a lâché un sibyllin commentaire: «Il me vient environ 15 pensées, donc 13 qui me causeraient pas mal d'ennuis (...) C'est un énorme poids mental pour moi de nager toute l'année dans une course qui n'est probablement pas propre mais c'est comme ça». Une allusion à la réputation de la Russie qui concourt à Tokyo sous drapeau neutre conformément à la décision du Tribunal arbitral du sport (TAS) dans le cadre des sanctions contre le système de dopage d'État mis en place par Moscou.

Rylov, 24 ans, a dit «ne pas comprendre cette allusion»: «Si vous regardez mon apparence et ma physiologie, c'est une allusion plutôt étrange. Je suis très surpris d'entendre ça», a-t-il ajouté. A Moscou aussi, cette accusation a fait réagir: «Voilà à quel point nos victoires sont déconcertantes pour certains de nos collègues», a lancé le Comité olympique russe sur Twitter, ajoutant: «Oui, nous sommes ici, aux Jeux olympiques, nous y avons le droit. Que cela plaise ou non (...) Il faut apprendre à perdre. Nous ne vous consolerons pas. Pardonnez à ceux qui sont plus faibles».