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«Je ne débarque pas ici avec l'étiquette de leader»
Sport 4 min. 03.06.2019

«Je ne débarque pas ici avec l'étiquette de leader»

Kevin Geniets est le premier coureur à effectuer le grand saut en WorldTour depuis l'équipe continentale.

«Je ne débarque pas ici avec l'étiquette de leader»

Kevin Geniets est le premier coureur à effectuer le grand saut en WorldTour depuis l'équipe continentale.
Twitter: Groupama-FDJ
Sport 4 min. 03.06.2019

«Je ne débarque pas ici avec l'étiquette de leader»

Eddy RENAULD
Eddy RENAULD
Kevin Geniets a connu un début d'année 2019 particulièrement mouvementé avec une promotion dans le cadre WorldTour de Groupama. Ce mercredi, il sera au départ du SkodaTDL, une course qu'il a suivie dans sa jeunesse. «Cela se concrétise enfin cette année.»

Après avoir remplacé numériquement au sein de la structure Groupama-FDJ, l'Autrichien Georg Preidler, qui a démissionné après avoir avoué son implication dans l'affaire de dopage "Aderlass" en Allemagne, l'ancien coureur de Schifflange (22 ans) a réalisé un rêve et s'apprête à disputer pour la première fois de sa carrière la boucle luxembourgeoise.

Kevin, vous restez sur deux belles prestations samedi et dimanche (10e au GP de Plumelec et 6e aux Boucles de l'Aulne), la forme est là à l'approche du SkodaTDL?

Kevin Geniets: «J'ai eu la chance d'être protégé samedi car le parcours me correspondait pas trop mal, c'était parfait et j'ai pu compter sur le soutien de mes équipiers qui m'ont bien placé avec au final une 10e place mais il m'a manqué un peu de force pour être devant. Dimanche, c'était très important d'être attentif aux grosses échappées car on roulait sur un circuit et c'est difficile de contrôler avec un peloton. Quinze coureurs sont partis et je n'ai pas loupé l'occasion. C'était l'idéal. 

Des regrets de ne pas avoir été au bout?

Non absolument pas. Il y avait trois coureurs d'Ag2r dans notre groupe, c'était très compliqué. Ils ont attaqué à plusieurs reprises et à un certain moment, il y avait le surnombre, c'était difficile de rivaliser avec eux. J'ai tout donné et je suis satisfait de mon week-end.

Avec votre arrivée dans l'équipe continentale Groupama en janvier et le passage en WorldTour en mars, votre année 2019 est déjà une réussite.

Intégrer l'équipe continentale était déjà une belle satisfaction car c'est une formation qui est structurée et très professionnelle. Je me sentais très bien dans cet entourage et j'avais retrouvé de bonnes sensations, c'était déjà positif. J'espérais passer en WorldTour avant la fin de l'année mais rejoindre ce groupe  en mars reste particulier.

Cette promotion aussi rapide apporte-t-elle du stress ou renforce-t-elle votre confiance?

De la confiance car je n'ai plus la pression de passer professionnel en fin d'année. Je peux courir sans stress aussi bien à l'entraînement que lors des courses.

Pour quelle raison le choix de passer de la formation continentale à l'échelon supérieur s'est porté sur vous?

Les tests que j'avais passés durant le mois de janvier avaient été très positifs, les responsables de l'équipe me tenaient à l'oeil. Mon début de saison n'était pas mauvais même si je n'ai pas eu la chance de m'imposer mais j'avais participé activement à la victoire de quelques équipiers et signer plusieurs places d'honneur. Le staff était satisfait et m'a dit que j'avais été très sérieux.

L'entourage et la philosophie de Groupama vous correspondent-ils parfaitement?

Je me sens aussi bien dans l'équipe WorldTour que dans la continentale. C'est une structure professionnelle comme une entreprise mais l'ambiance est très familiale. On reste proche du staff, c'est aussi très important. 

Grâce à la sélection nationale, vous allez enfin vous produire au pays.

Pendant l'hiver, j'avais émis l'idée de disputer le Tour de Luxembourg mais j'évoluais en Continental, cela reste une course qui me convient pas trop mal si la forme est là.  Malgré mon passage parmi l'équipe WorldTour, les responsables ont tout de même accepté que je participe à cette épreuve. C'est vraiment super car c'est une course que je regardais quand j'étais petit. Je voulais au moins la disputer une fois et cela se concrétise enfin cette année. 

Quelles sont vos attentes avant ce rendez-vous?

J'aborde cette épreuve sans pression. Les deux courses du week-end se sont bien passées, la forme est présente. En début de saison, j'ai ciblé le Tour de Luxembourg donc je ne viens pas sans préparation. Le prologue ainsi que les deux dernières étapes, qui arrivent en bosse, pourraient m'être favorables. Les indicateurs sont au vert mais au final cela reste du sport et tout peut arriver.  

Et comment voyez-vous votre rôle au sein de la sélection nationale qui sera composée de jeunes éléments?

Ce sera une belle occasion pour les jeunes de participer à cette épreuve, affronter des professionnels dans une course hors catégorie arrive très rarement. On va  voir comment se passent les deux premiers jours de course et la récupération. Je ne débarque pas ici avec l'étiquette de leader, on verra cela au fil des jours.»


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