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Jans, le piston intelligent
Sport 5 min. 31.03.2015 Cet article est archivé
Luxembourg - Turquie / Le jeu et les joueurs

Jans, le piston intelligent

Laurent Jans (ici devant Olcay Sahan) a intelligemment coulissé sur son flanc droit
Luxembourg - Turquie / Le jeu et les joueurs

Jans, le piston intelligent

Laurent Jans (ici devant Olcay Sahan) a intelligemment coulissé sur son flanc droit
Photo: Ben Majerus
Sport 5 min. 31.03.2015 Cet article est archivé
Luxembourg - Turquie / Le jeu et les joueurs

Jans, le piston intelligent

Auteur d'une bonne prestation dans l'ensemble, le collectif luxembourgeois a fait montre d'une grande solidarité. Le bloc-équipe disposé en 4-1-4-1 par Luc Holtz a bien contenu une formation turque décevante, mais... victorieuse sur le fil. Mention spéciale à Laurent Jans, qui a arpenté son couloir droit avec intelligence, talent, lucidité et générosité dans l'effort.

Auteur d'une bonne prestation dans l'ensemble, le collectif luxembourgeois a fait montre d'une grande solidarité. Le bloc-équipe disposé en 4-1-4-1 par Luc Holtz a bien contenu une formation turque décevante, mais... victorieuse sur le fil. Mention spéciale à Laurent Jans, qui a arpenté son couloir droit avec intelligence, talent, lucidité et générosité dans l'effort.

Jonathan JOUBERT (6,5/10): un peu trop avancé, il est cloué sur place et surpris par le lob astucieux et victorieux d'Erdinc en début de match (0-1, 4e). N'a plus guère eu l'occasion de se mettre en évidence par la suite en première période, avant un triple sauvetage en début de seconde mi-temps (51e, 62e et 68e). Toujours très attentif, il ne peut strictement rien faire sur le but de la victoire turque de Calhanoglu, fruit d'une déviation de... Chanot (87e).

Laurent JANS (7): bloqué initialement dans son couloir droit par le pressing de Sahan et Turan, il s'est souvent retrouvé assis entre deux chaises avec les dédoublements turcs côté gauche. Dangereux à la 25e sur sa première incursion dans le camp adverse (glissade dans le rectangle). Est monté en puissance au fil des minutes. Son centre à ras de terre pour Joachim à la 45e méritait mieux, de même que son envoi renvoyé sur la ligne de but par Tufan (61e). Bref: dangereux et concret sur chacun de ses raids offensifs. Un vrai piston.

Tom SCHNELL (6,5): comme à son habitude, il fut bon défensivement, à l'interception, au sein d'un bloc défensif luxembourgeois qui n'a pas cédé à la tentation de reculer après l'ouverture du score immédiate de la Turquie. Son entente axiale avec Chanot s'améliore match après match.

Maxime CHANOT (6,5): un début de match un peu fébrile avec des passes et des relances imprécises, avant de retrouver petit à petit de sa superbe, et l'assurance d'un joueur professionnel. Ses montées sur coups de pied arrêtés offensifs sont restées vaines. L'archétype de la solidarité défensive grand-ducale. Malheureux, c'est lui qui dévie... du dos l'envoi de Calhanoglu au fond des filets de Joubert en fin de match pour sceller le succès turc.

Kevin MALGET (6): pour sa quatrième sélection (la première depuis 2011) et ce qui était seulement sa deuxième titularisation, le Dudelangeois n'avait pas la tâche facile face au dangereux Kazim Kazim en première mi-temps. Pris à revers sur plusieurs transversales turques, il a sorti un tacle salvateur sur Sahan à la 39e. Un peu plus tranquille après le repos et l'entrée au jeu de Volkan Sen.

Chris PHILIPPS (6,5): un vrai n°6 posté devant la défense dans le 4-1-4-1 instauré par Luc Holtz. Sobre et efficace, mais parfois un peu trop effacé: on attend une plus grosse empreinte sur le jeu de la part d'un élément de son talent. Le Messin a fait valoir son excellent placement, notamment sur les seconds ballons, ainsi qu'un gros volume de jeu. Parfois un peu trop nonchalant dans ses passes. Un carton jaune dû à une accumulation de petites fautes inutiles. Remplacé à la 74e minute par Maurice DEVILLE (-).

Daniel DA MOTA (6): à nouveau titulaire (il avait relayé Dwayn Holter après 51 minutes vendredi à Zilina), il était posté côté droit pour entamer la partie, avant de switcher avec Mario Mutsch après vingt minutes. Manifestement plus à son aise sur le flanc gauche. Il n'a pas eu l'occasion de faire parler sa vitesse sur ces débordements qu'il affectionne tant. Remplacé à la 76e minute par Tom LATERZA (-).

Ben PAYAL (7): pour sa première titularisation en sélection depuis le 5 mars 2014 et le match amical face au Cap-Vert, le „petit Ben“ a fait valoir ses qualités de sangsue. Son jeu tout en simplicité, fait de passes courtes et précises, a fait merveille dans l'entrejeu luxembourgeois. Aucune prise de risque inutile dans son chef. Un carton jaune en fin de match pour une intervention trop rugueuse... typique du style de jeu du roquet du Fola.

Après plus d'un an, Ben Payal retrouvait un statut de titulaire en sélection. Et le petit Dudelangeois n'a pas déçu...
Après plus d'un an, Ben Payal retrouvait un statut de titulaire en sélection. Et le petit Dudelangeois n'a pas déçu...
Photo: Ben Majerus

Lars GERSON (5,5): un bon coup franc bien ajusté à la 18e minute. C'est, une nouvelle fois, trop léger pour le professionnel de Sundsvall, trop timide au coeur du milieu de terrain de luxembourgeois où il devrait rayonner davantage. Souvent privé de ballon par les fins techniciens turcs. Il a certes essayé de construire, mais sans jamais y parvenir concrètement.

Mario MUTSCH (6,5): aussi peu appliqué sur ses coups de pied arrêtés que sur sa frappe magique du pied droit à la 31e minute, synonyme d'égalisation pour le Luxembourg (1-1) et de troisième but personnel pour le Saint-Gallois chez les Roude Léiwen. A commencé côté gauche, avant d'émigrer à droite à la 20e minute.

Aurélien JOACHIM (6,5): orphelin de Deville cette fois dans le 4-1-4-1 de Luc Holtz, l'attaquant du CSKA a connu une soirée comme tellement d'autres en sélection, isolé en pointe, multipliant les courses, le plus souvent en pure perte, chassant un cuir insaisissable et rentrant dans les duels avec générosité. Le rôle ingrat par excellence, mais rempli avec énormément d'abnégation et sans  jamais rechigner à sa tâche de... premier défenseur. Un envoi sur Günök à la 81e. A reçu l'appoint de Maurice Deville dans le dernier quart d'heure.

L'adversaire turc (6): une entrée de match en fanfare, avec la réussite rapide et le but du Stéphanois Erdinc (4e), une grosse aisance technique, une circulation de balle fluide, un pressing efficace sur tout le champ de jeu et une possession de balle quasi exclusive. Pendant... 15 minutes, le 4-3-3 de Fatih Terim a fait forte impression, avant que ce feu de paille ne s'éteigne progressivement. Et les visiteurs de tomber alors dans une certaine facilité. Une équipe "B" de Turquie qui, au final, l'emporte sur le fil grâce à l'envoi de Calhanoglu dévié par Chanot, mais qui n'aura guère séduit le public du Josy Barthel.

Jean-François Colin


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Après les turbulences des derniers jours, la sélection nationale a repris le sens de la marche mais le but de Mario Mutsch n'a pas suffi à accrocher le match nul dans ce match amical face à la Turquie, mardi soir au stade Josy Barthel. Après l'ouverture du score de Erding, c'est Calhanoglu qui a inscrit le but victorieux à la 87e minute.
Par ses parades, Jonathan Joubert a longtemps tenu le match nul avant de s'incliner sur un tir contré en fin de match.