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Henri Mauruschatt (entraîneur de Mersch): «Enerver les Red Boys»
Sport 3 min. 27.09.2012

Henri Mauruschatt (entraîneur de Mersch): «Enerver les Red Boys»

Heng Mauruschatt, à la tête d'un nouveau challenge avec Mersch.

Henri Mauruschatt (entraîneur de Mersch): «Enerver les Red Boys»

Heng Mauruschatt, à la tête d'un nouveau challenge avec Mersch.
Photo: (Photo: Fernand Konnen)
Sport 3 min. 27.09.2012

Henri Mauruschatt (entraîneur de Mersch): «Enerver les Red Boys»

La papa de Andy, gardien à Esch, entraîne pour la deuxième saison  le HB Mersch. Son équipe accueille les Red Boys à l'occasion du 1er tour de la Coupe de Luxembourg. «Tâchons de résister le plus longtemps possible», clame-t-il. Le challenge proposé, celui d'apprendre le handball, aux jeunes le comble d'aise.

  • Henri, en tant qu'ancien joueur (Dudelange et Echternach) et sélectionneur national (quatre ans), quel regard portez-vous sur le handball luxembourgeois?

J'ai arrêté ma carrière à 35 ans et j'en ai bientôt 53. Le temps passe. Le hand de mon époque n'est pas vraiment comparable à celui de nos jours, surtout au pays. Les changements sont énormes. Les nombreux étrangers ont permis de hausser le niveau du championnat. Les Luxembourgeois au contact d'excellents éléments apprennent, progressent de manière sensible. Mais c'est insuffisant pour espérer concurrencer le monde professionnel.

  • Le Luxembourg reste un petit pays...

En effet. Il conviendrait de changer les mentalités. La priorité est accordée, dans cet ordre, aux études, au travail et ensuite à la pratique d'une discipline sportive. Une surprise peut, ponctuellement, arriver mais pas davantage. Dan Ley a été professionnel quelques saisons avant de revenir au pays et trouver un emploi. Seuls les meilleurs des meilleurs émergent. Pour les autres, tout est plus difficile. L'après carrière est important. Notre discipline, en sus, n'a rien à voir avec le football ou le tennis: les salaires sont différents.

  • Votre fils Andy (26) évolue à Esch. Il est en concurrence avec Sedin Zuzo (35) qui a les faveurs de l'entraîneur Klöckner...

Je l'ai entraîné durant deux saisons à Trèves et je le voyais tous les jours. Je sais de quoi Andy est capable. Il n'habite plus à la maison et, dès lors, je le vois de moins en moins. Mersch joue souvent en même que Esch. Andy a effectué une excellente préparation, disputé de très bons matches, a été titulaire la première rencontre de championnat mais a disputé quinze minutes lors du dernier match (45-60) m'a-t-il confié. Être la doublure d'un gardien comme Zuzo n'est pas si mal. Mais, à terme, je ne connais pas ses souhaits. Entend-il rester à Esch et glaner une place de titulaire ou aller voir ailleurs? L'étranger, je n'y crois pas car il est, avec sa copine, en train de faire construire une maison.

  • Après avoir entraîné l'équipe nationale, Dudelange, Schifflange, Trèves, voilà Mersch. Pourquoi ce choix?

Je me suis accordé quelques mois de repos par le passé avant de retomber dans le monde du hand. Déjà de mon temps de joueur, je savais que j'allais entraîner. C'est ce qui s'est passé après le passage de mes différents diplômes. Je dois beaucoup au hand qui est une véritable passion: il m'a offert de belles choses. J'ai accepté la proposition de Mersch en connaissance de cause.

  • C'est-à-dire?

Tout est plus calme, autrement moins stressant qu'en Sales Lentz League. Les jeunes du noyau A sont à l'écoute. La politique du HBM est claire: priorité aux nombreuses équipes de jeune(s). J'apprécie cette façon de voir les choses. Avant de signer, j'ai suivi le club, les équipes, les résultats. Les efforts entrepris sont réels. Il y a du potentiel. Les seniors, eux, n'ont jamais eu l'honneur d'évoluer au plus haut échelon national. Y être, un jour, n'est pas une question de vie ou de mort. En cas de promotion, il est hors de question de recruter des mercenaires.

  • Qu'espérer du match face aux Red Boys?

Les Red Boys, c'est un autre monde, une autre classe que Mersch. Differdange a les faveurs des pronostics. Mon équipe n'a pas envie de s'amuser mais essaiera, au contraire, de lui mettre des bâtons dans les roues. Je ne l'ai pas vu jouer cette saison mais il y a eu des changements au sein de l'effectif. L'ossature était allemande en 2011-2012, davantage française en 2012-2013. Le hand pratiqué est, vraisemblablement, plus technique.

  • Propos recueillis par Vincent Lommel

1er tour de la Coupe de Luxembourg

Samedi à 19h45: Standard - Echternach

Samedi à 20h: Diekirch - Bettembourg et Rumelange (+3) - Strassen

Samedi à 20h30: Bascharage - Schifflange, Pétange - Berchem

Dimanche à 19h: Grevenmacher (+3) - Dudelange, Mersch (+3) - Red Boys