Changer d'édition

Frédéric Hantz: «J’étais prêt à relever le défi du FC Metz en Ligue 2»
Frédéric Hantz ne ferme pas la porte à une expérience à l'étranger

Frédéric Hantz: «J’étais prêt à relever le défi du FC Metz en Ligue 2»

Photo: Hervé Kuc
Frédéric Hantz ne ferme pas la porte à une expérience à l'étranger
Sport 4 min. 18.05.2018

Frédéric Hantz: «J’étais prêt à relever le défi du FC Metz en Ligue 2»

On ferme à Saint-Symphorien ce samedi (21h) avec la venue de Bordeaux. C’est l’heure de se dire au revoir, de s’en aller définitivement pour certains. Frédéric Hantz quittera le bateau messin dès dimanche, le cœur empli de regrets. Le Luxembourgeois Vincent Thill est dans le groupe pour cette dernière.

Propos recueillis par Hervé Kuc

Frédéric, comme s’est déroulée votre dernière séance d’entraînement?

Nous n’avons pas passé une semaine facile. Il y a beaucoup de blessés et certains ont lâché mentalement. J’ai laissé des jeunes joueurs (Lempereur, Peugnet et Maziz) avec l’équipe réserve de José Pinot qui joue son maintien face à Epernay. Je suis encore focalisé sur la venue de Bordeaux et l’émotion viendra après pour moi. C’est difficile d’en parler maintenant.

Pourquoi ne pas continuer l’aventure avec le FC Metz?

J’étais venu pour maintenir le club en Ligue 1. Depuis début mai, nous avons eu des discussions avec le président. Deux options existaient: partir en échange de ma dernière année de contrat ou rester. Bernard Serin m’a appelé et m’a indiqué qu’il avait choisi la première option. Dès dimanche, je prendrai mes valises, je partirai, je me projetterai sur un ailleurs et je ne ferai plus de commentaires sur Metz, car il faudra laisser travailler le nouvel entraîneur et les gens qui sont en place ici.

Où serez-vous la saison prochaine?

J’étais prêt à relever le défi du FC Metz en Ligue 2. Si je suis venu à Metz c’est parce que le club «me parlait». J’ai vécu six mois difficiles ici, mais je ne ressens pas un besoin absolu de me reposer. J’avais de l’énergie à donner au FC Metz pour la saison prochaine, mais cela ne sera pas le cas. Une expérience à l’étranger? C’est une opportunité.

Partez-vous de Metz avec des regrets?

Oui. Le premier est de ne pas voir le club se maintenir en L1. L’expérience a été compliquée, on ne va pas refaire l’histoire ni la vie du groupe professionnel. Ensemble, nous n’avons pas su relever le challenge. Il y avait un «timing» très court à respecter et Bernard Serin a pris sa décision. Je respecte ça. Je souhaite que ce club rebondisse fort, il est très agréable à vivre, car il y a des gens passionnés ici. C’est agréable d’y travailler. Un entraîneur s’en va et un autre va arriver. Le FC Metz a une force d’attraction sur ses supporters, c’est un vrai club du football français avec un avenir. Je souhaite le meilleur à Bernard Serin et au FC Metz et c’est avec une honnêteté absolue de ma part que je dis ceci.

Votre équipe est-elle capable d’inquiéter Bordeaux ce samedi (38e journée)?

Très sincèrement, ce sera très difficile. Déjà, les joueurs qui sont dans le groupe sont au moins là, eux, et font le métier jusqu’au bout. Ils vont être dans l’arène alors qu’il y en a qui n’y seront pas. Il y a des moments où il est plus facile de se retirer que de faire face. Ils vont faire face et les gens qui viendront au match demain devront les respecter. Jusqu’au dernier jour, il y a trop d’exemples négatifs donnés par certains. Il y a des joueurs qui sont dans une vision de leur avenir, à Metz ou pas. Je salue les seize éléments qui sont sur la feuille de match. Kawashima sera dans le but face à Bordeaux.

Avez-vous un message à faire passer aux supporters messins?

Je les remercie. Sur la fin d’année 2017, il y a eu beaucoup de critiques, mais notre succès face à Strasbourg (3-0) a scellé notre réconciliation. Ils ont toujours été là, respectueux et j’ai des regrets face à Caen (1-1), car sur ce match-là, ils méritaient que nous leur offrions le succès. Ils ont été exemplaires, ils ont toujours été derrière nous. Je leur dis merci.

Le dernier match

Le FC Metz (20e, 26 points) accueille Bordeaux (7e, 52) avec l’envie de tout stopper. L’envie a déserté le groupe et beaucoup doivent avoir l’esprit tourné vers leurs vacances. Qu’ils se rassurent, c’est pour bientôt.

Le groupe

Kawashima et Didillon; Rivierez, Selimovic, Niakhaté, Basin, Goudiaby; Cohade, Mandjeck, Dossevi, Poblete, Mollet, Thill, Boulaya; Rivière, Niane.

Les absents

Il y a les éternels «abonnés absents»: Bisevac, Jouffre et Assou-Ekotto. Le FC Metz comptait sur eux, mais ils ont traversé la saison comme des fantômes. Ils ont également réussi à galvauder le terme «professionnel». Il y a ceux qui sont blessés: Balliu, Udol et Palmieri. D’autres qui n’ont plus le cœur à l’ouvrage (Milicevic, Nguette), la maladie de Diagne (non retenu dans la liste des 23 du Sénégal pour la Coupe du monde), et puis il y a Nolan Roux, ses 15 buts et ses envies de nouveau contrat ailleurs. Il est plus que nécessaire d’ouvrir une nouvelle page.