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Football: Reinhold Breu: «Les exigences des clubs pros sont extrêmes»
Sport 4 min. 18.02.2015

Football: Reinhold Breu: «Les exigences des clubs pros sont extrêmes»

Reinhold Breu: «Cela n'a pas de sens d'avoir 40 joueurs à l'étranger si 39 reviennent ensuite après avoir échoué».

Football: Reinhold Breu: «Les exigences des clubs pros sont extrêmes»

Reinhold Breu: «Cela n'a pas de sens d'avoir 40 joueurs à l'étranger si 39 reviennent ensuite après avoir échoué».
Photo: Fernand Konnen
Sport 4 min. 18.02.2015

Football: Reinhold Breu: «Les exigences des clubs pros sont extrêmes»

Vingt-neuf jeunes Luxembourgeois appartiennent actuellement à des clubs professionnels dont 13 au FC Metz. Rencontre avec Reinhold Breu, le directeur technique de la FLF qui indique que ce n'est pas forcément l'objectif de la fédération d'augmenter le contingent des joueurs à l'étranger.

(LW) - Vingt-neuf jeunes Luxembourgeois appartiennent actuellement à des clubs professionnels dont 13 au FC Metz. Rencontre avec Reinhold Breu, le directeur technique de la FLF qui indique que ce n'est pas forcément l'objectif de la fédération d'augmenter le contingent des joueurs à l'étranger.

• Vous est-il possible d'avoir à l'œil l'intégralité des 29 jeunes Luxembourgeois à l'étranger?

Fondamentalement, ce n'est pas compliqué de suivre ces jeunes talents. Les entraîneurs de la FLF et moi-même sommes en contact permanent avec eux et avec leurs entraîneurs. Même si tout va bien, nous échangeons régulièrement.

Un nombre élevé de jeunes joueurs à l'étranger induit-il forcément une meilleure qualité de l'équipe nationale?

Non. Il est particulièrement important de comprendre qu'un joueur qui évolue avec nous dans l'école de football de la FLF et qui dispose des qualités nécessaires peut ensuite intégrer un club professionnel. Les exigences des clubs pros sont extrêmes. Cela n'a pas de sens d'avoir 40 joueurs à l'étranger si 39 reviennent ensuite après avoir échoué.

Au-delà des qualités footballistiques, quelle est l'importance de la personnalité du joueur pour réussir à l'étranger?

Je tiens à souligner en premier lieu que chaque entraîneur a sa propre idée du talent en matière de football. Cela vaut également pour les clubs ou les fédérations. Si vous jugez un talent, vous n'analysez pas seulement les compétences footballistiques qui doivent de toute façon être de haut niveau. La personnalité joue un rôle plus important que ce qu'on a pensé pendant longtemps. Joachim Löw a déclaré, après le triomphe de l'Allemagne en Coupe du monde, que la chose la plus importante chez un joueur est son caractère. Cela ne devrait pas être sous-estimé. Le joueur doit avoir de la personnalité pour survivre dans le monde professionnel.

Les attentes des clubs professionnels sont très grandes. Il n'y a qu'à penser à la tentative infructueuse de Yannick Bastos aux Bolton Wanderers...

Si vous pouvez vous dépasser tous les jours et si vous êtes capable de souffrir, vous pouvez réussir. Vous devez être un combattant. L'univers pro est un monde de requins. Je trouve regrettable que Yannick Bastos n'a malheureusement pas été en mesure de s'imposer. C'est un bon footballeur et un gentil garçon. Il peut devenir un des meilleurs joueurs de la BGL Ligue. Nous avons établi une liste de jeunes talents qui sont partis à l'étranger. Mais on peut aussi présenter une liste de joueurs qui en reviennent et n'ont pas eu le potentiel pour réussir. Les clubs étrangers prennent dix jeunes éléments et sont conscients qu'ils devront en renvoyer neuf. Par conséquent, nous avons une responsabilité vis à vis des parents et leur dire qu'ils devraient se montrer patients avant d'envoyer leurs enfants à l'étranger.

Y a-t-il des postes, en accord avec l'entraîneur national Luc Holtz, que vous devriez former en priorité?

A notre avis, il y a un manque de joueurs offensifs forts. Pas actuellement dans l'équipe nationale au sein de laquelle nous sommes pourvus avec Stefano Bensi, Maurice Deville, Aurélien Joachim et David Turpel, mais chez les plus jeunes. D'autre part, nous ne pouvons pas commencer trop tôt à former des défenseurs car il est prouvé qu'un joueur formé jeune à un poste spécifique de défenseur central ne perce pas par après.

Comment gérez-vous la problématique des joueurs formés par la FLF et qui choisissent ensuite de jouer pour un autre pays?

Tout d'abord, c'est un élément important que de former à la FLF des joueurs talentueux, indépendamment de leur nationalité. C'est notre contribution sociale. Cependant, il est également clair que les joueurs qui sont formés au fil des ans ont profité des commodités de la FLF. Par conséquent, nous espérons que ces joueurs s'identifient fortement au Luxembourg et veulent jouer pour la sélection. La grande majorité veut le faire. Il n'y a seulement qu'un problème avec Mirza Mustafic qui veut évoluer pour la Bosnie-Herzégovine. La Suisse et l'Allemagne, par exemple, doivent aussi faire face à cette situation avec des joueurs qui possèdent une double nationalité.

 


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