Changer d'édition

Football / Que deviens-tu...: Robin Bellanger: «Carlo Weis ne savait pas où j'étais passé»
Sport 6 min. 01.12.2015

Football / Que deviens-tu...: Robin Bellanger: «Carlo Weis ne savait pas où j'étais passé»

Robin Bellanger (à droite) congratule François Augusto sous le regard de Sébastien do Rosario (5) et Nabil Benhamza (en arrière-plan)

Football / Que deviens-tu...: Robin Bellanger: «Carlo Weis ne savait pas où j'étais passé»

Robin Bellanger (à droite) congratule François Augusto sous le regard de Sébastien do Rosario (5) et Nabil Benhamza (en arrière-plan)
Photo: Ben Majerus
Sport 6 min. 01.12.2015

Football / Que deviens-tu...: Robin Bellanger: «Carlo Weis ne savait pas où j'étais passé»

La suite de notre rubrique «Que deviens-tu?» consacrée aux joueurs passés par le Luxembourg nous emmène à la rencontre de Robin Bellanger. Formé à l’AS Nancy Lorraine, le défenseur français avait passé une saison au RM Hamm Benfica (2012-2013), avant de faire ses valises pour la Belgique où il s'épanouit toujours aujourd'hui.

La suite de notre rubrique «Que deviens-tu?» consacrée aux joueurs passés par le Luxembourg nous emmène à la rencontre de Robin Bellanger. Formé à l’AS Nancy Lorraine, le défenseur français avait passé une saison au RM Hamm Benfica (2012-2013), avant de faire ses valises pour la Belgique où il s'épanouit toujours aujourd'hui.

Propos recueillis par Yannis Bouaraba

Robin, deux ans et demi après votre départ du Cents, que devenez-vous?

Je joue à Bertrix depuis la fin de la saison 2012-2013, quand j'ai quitté le RM Hamm Benfica. J'en suis déjà à ma troisième saison en Belgique. D'un point de vue personnel, je viens de m'installer avec ma compagne et nous allons nous marier l'année prochaine.

Comment ça se passe à Bertix, en Promotion?

Plutôt bien. La première année, c'était pas mal car j'ai pu retrouver du temps de jeu. Je n'avais réellement joué que la deuxième partie de saison avec Hamm. La première année s'est donc très bien passée personnellement, un peu moins au niveau collectif car on s'est seulement sauvé lors de la dernière journée. La deuxième saison fut un peu plus difficile car je me suis rompu les ligaments croisés du genou, ce qui m'a fait manquer la moitié de l'exercice. Et cette année tout va bien, je n'ai pas encore raté un match. Ce n'est pas trop mal.

Vous avez inscrit un doublé la semaine dernière, depuis quand êtes-vous buteur?

J'avais marqué un but lors de ma première année à Bertrix et l'année dernière j'étais blessé donc je n'ai pas marqué. Comme j'en mets un par an, je devais en mettre deux cette saison (rires). On était mené et j'ai passé la fin de match aux avant-postes pour apporter du surnombre et j'ai eu de la chance. Je ne me suis pas transformé en numéro neuf non plus.

Betrix, c'est la quatrième division belge, comment évaluez-vous le niveau de cet échelon?

C'est difficile d’évaluer, je dirais que par rapport au Luxembourg, les meilleures équipes valent certaines équipes de BGL Ligue, les autres, plutôt le niveau de la Promotion d'Honneur. Je ne sais pas si c'est objectif, mais c'est mon ressenti.

Pourquoi être parti de Hamm si vite?

Je ne sais pas, c'était bizarre. J'ai dû jouer deux matches lors de la première partie de saison et après la trêve j’ai eu beaucoup plus de temps de jeu. On a fini le championnat à un point des places européennes. J’étais plutôt satisfait de ma deuxième partie de saison puis le président m'a contacté en me disant de trouver un autre club. J'étais un peu surpris au début, puis j'ai accepté. Je n'allais pas pleurer. Sébastien do Rosario (qui évoluait au RM Hamm Benfica à l'époque) m'a envoyé un message lors de la reprise en me disant que le coach (Carlo Weis) demandait où j’étais passé. Il n'était visiblement pas au courant de la décision du président et que je ne faisais plus partie de l'effectif. J'ai trouvé ça un peu bizarre…

Comment aviez-vous atterri au Luxembourg?

En quittant Nancy, je voulais revenir dans le coin. On m'avait obtenu un test au Fola, qui n'avait pas été concluant. Ensuite, j'étais en contact avec Nedzib Selimovic de Strassen. On devait se voir pour discuter mais il m'a appelé lui-même en me disant qu'un club de BGL Ligue était intéressé. Il s'agissait du RM Hamm Benfica. J'ai vu le président et j'ai signé. Avec du recul, je me dis que j'aurais dû demander à voir l'entraîneur avant…

Quel bilan faites-vous de votre unique saison?

Mitigé. Pendant la préparation, je pensais que j'avais des chances de jouer puis en débutant la saison, je n'étais pas dans le groupe lors des premiers matches jusqu'à celui contre Dudelange, mon premier de la saison. Je me suis dit que ça ne sentait pas bon. Mais comme j'ai dit, c'est véritablement après la trêve hivernale que j'ai eu ma chance. Le coach semblait content de moi mais finalement…

Suivez-vous encore l'actualité du foot luxembourgeois?

Oui bien sûr, j'ai encore des amis qui y jouent. Do Rosario est à la Jeunesse, certains anciens coéquipiers de Bertrix y sont aussi. Mouss (Mustapha Cheriak) est à Wiltz, Gautier Bernardelli au Racing et Ismaël Assekour y était. Et puis c'est bien de prendre des nouvelles, parfois. Il y a aussi Fouad Rachid (avec qui il évoluait à Nancy), qui joue au Fola, mais qui n'a pas de temps de jeu. D’ailleurs, c'est quelque chose que je ne comprends pas… Ce joueur, c'est une bête. Il a joué en Ligue 1 française, il a même été énorme pour sa première titularisation contre Sochaux. Il était vraiment impressionnant à l'entraînement. Il est tout petit, mais c'est impossible de lui prendre la balle. Vraiment, je ne comprends pas pourquoi il ne joue pas. C'est du gâchis.

Le Luxembourg, c'est définitivement derrière vous?

Non, je ne pense pas. Si je dois me rapprocher un peu de mon domicile, oui pourquoi pas. En réalité, je n'y ai pas encore pensé. Je me sens bien à Bertrix. J'ai été blessé pendant presque une saison mais le club m'a toujours fait confiance.

Vous avez joué à l'AS Nancy Lorraine de vos 13 ans jusqu'à 20 ans. Pourquoi ça n'a pas fonctionné?

La dernière saison que j'ai passée avec la réserve de Nancy, je n'avais pas beaucoup de temps de jeu et c'était une année cruciale. J'essayais de faire mes matches quand je jouais, mais après, ce n'était pas facile. Les joueurs qui ont signé un contrat pro étaient des joueurs qui jouaient régulièrement, des joueurs cadres de l'équipe. Après, ça n'a pas marché pour moi. Je suis peut-être passé tout près, peut-être loin, ça je ne sais pas. Je n'ai pas de regrets. Ce fut quand même une très belle expérience.

Parmi les joueurs de votre génération à Nancy, Benjamin Jeannot joue aujourd'hui à Lorient en Ligue 1, Haidara est à Newcastle par exemple. Etes-vous encore en contact avec eux?

Je suis régulièrement en contact avec Tobias Badilla qui joue à l'Asnl et Benjamin Jeannot aussi de temps en temps. Je l'ai un peu charrié quand il a marqué contre Monaco, mon équipe préférée. Après, il y a aussi Jeremy Lauratet qui est aujourd’hui à Kaäerjéng.

Aujourd'hui, quelles sont vos ambitions?

Jouer à un niveau correct, c'est déjà bien. Je vais bientôt me marier, ce qui compte pour moi désormais, c'est d’avoir une situation stable et pouvoir jouer au foot à côté, tout en prenant du plaisir. Sans prise de tête, mais avec de l'enjeu malgré tout.


Sur le même sujet

Football: Christopher Rondel: «Gagner le mini championnat entre promus»
Prêté par le Racing à Strassen cet été, Christopher Rondel va retrouver la pelouse du stade Achille Hammerel, dimanche, sans désir de revanche mais avec la ferme intention de conquérir les trois points pour que Strassen réaffirme son statut de n°1 des promus. Par la même occasion, l'ancien attaquant de Villerupt nous livre ses pronostiques pour la 10e journée de BFGL Ligue.
Christopher Rondel, ici devant le Rosportois Artur Poloshenko, espère jouer un mauvais tour à ses anciens partenaires du Racing.
BGL Ligue: Romain Ruffier (Wiltz): «Nous manquons de Luxembourgeois»
Ecrasé 0-6 par Dudelange, lors de l'ouverture du championnat, Wiltz va connaître un mois d'août difficile et passera un test intéressant dimanche à Rumelange, une formation appréciée par Romain Ruffier. Par la même occasion, le portier nordiste nous livre aussi ses «pronos» pour cette deuxième journée de BGL Ligue.
Romain Ruffier apprécie les valeurs véhiculées par l'USR mais il ne lui déplairait pas de prendre un point à Rumelange dimanche.