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Football / PH: Viktor Pasulko: «J'ai beaucoup appris du football allemand»
Sport 4 min. 16.10.2015

Football / PH: Viktor Pasulko: «J'ai beaucoup appris du football allemand»

Viktor Pasulko s'pprête à faire ses débuts dans le championnat luxembourgeois

Football / PH: Viktor Pasulko: «J'ai beaucoup appris du football allemand»

Viktor Pasulko s'pprête à faire ses débuts dans le championnat luxembourgeois
Photo: Vincent Lommel
Sport 4 min. 16.10.2015

Football / PH: Viktor Pasulko: «J'ai beaucoup appris du football allemand»

Agé de 54 ans, Viktor Pasulko a été nommé entraîneur de Rodange il y a une dizaine de jours. Cet ancien international soviétique a joué de nombreuses années en Allemagne. Ambitieux comme le sont les dirigeants, il rêve d'amener le club en BGL Ligue dès la saison prochaine. Il a décidé de passer à quatre entraînements par semaine.

Agé de 54 ans, Viktor Pasulko a été nommé entraîneur de Rodange il y a une dizaine de jours. Cet ancien international soviétique a joué de nombreuses années en Allemagne. Ambitieux comme le sont les dirigeants, il rêve d'amener le club en BGL Ligue dès la saison prochaine. Il a décidé de passer à quatre entraînements par semaine.

Propos recueillis par Vincent Lommel

Monsieur Pasulko, pourquoi avoir postulé au poste d'entraîneur du FC Rodange?

Mon dernier club était NFC Orlandina (Sicile) en Italie. L'expérience s'est mal terminée. C'était en novembre 2014 et, depuis cette date, j'étais libre. Des contacts s'établissent toujours. Ma disponibilité intéressait les dirigeants. Ils m'ont contacté. Ils m'ont exposé un projet sportif concret: monter en BGL Ligue. L'affaire fut vite conclue.

Votre arrivée en tant qu'ancien international soviétique (1986-1988 sous l'ère Lobanovski) suscite la curiosité. En êtes-vous conscient?

Absolument. Je serai observé par la presse, les adversaires, les arbitres. Si les relations sont cordiales, il n'y aura aucun problème.

Connaissez-vous le FCR et le pays?

J'habite entre Mönchengladbach et Cologne (ndlr: il a déménagé à Pétange). C'est assez proche et donc, d'une certaine façon, je suivais l'actualité footballistique. Lorsque j'étais sélectionneur de la Moldavie (2002 à 2005), j'avais affronté l'équipe nationale. Sa progression est d'ailleurs évidente et se traduit par des résultats. Le nom de Jeff Strasser m'est familier.

Vous avez débuté votre carrière en Union soviétique (1978-1990) pour la terminer en Allemagne (1990-2000). Qu'avez-vous appris de ces styles diamétralement opposés?

Mon pays a toujours compté d'excellents footballeurs, élégants balle au pied. Néanmoins, il nous manquait un petit quelque chose pour être au firmament du foot mondial. Le joueur allemand se bat jusqu'à la dernière minute. Il se remet en question. Sa rigueur est connue. J'ai énormément appris au contact du football allemand.

Dasaev, Belanov, Zavarov, Bessonov ou Aleinikov étaient vos coéquipiers en sélection nationale entraînée par le mythique Valeri Lobanovski. Que retenez-vous de monsieur Lobanovski?

Je reste en contact avec les anciens. On se voit en Turquie. J'ai téléphoné à Belanov il y a quelques jours pour lui souhaiter un bon anniversaire (54 ans). Être entraîné par Lobanovski fut un honneur. Il était déjà (dans les années 80) précurseur en Union soviétique mais aussi par rapport au football européen. Il n'avait pas son pareil pour motiver un joueur. Sa façon de coacher était impressionnante.

Être sélectionneur de la Moldavie (entre 2002 et 2005): une aventure enrichissante?

Très. La sélection était imprégnée de la mentalité soviétique. Mon rôle fut de mettre les anciens sur le côté pour faire place aux jeunes. Un travail de (re)construction prenant. On a enregistré de bons résultats.

Pourquoi avoir fait le choix de partir?

La possibilité existait d'entraîner en club. J'ai rejoint le FC Ordabasy au Kazakhstan.

Rodange est un club amateur. Etait-ce un problème?

Aucunement. Le plus important est de voir les joueurs adhérer à ma façon de travailler. J'ai dispensé quelques entraînements. Nous avons disputé deux matches amicaux (Jeunesse Esch et Luna Oberkorn), ce qui m'a permis de voir à l'oeuvre tous les joueurs.

Quelle est la valeur du groupe mis à votre disposition?

Il y a du potentiel mais j'ai encore besoin d'un peu de temps pour poser un jugement. Néanmoins, il y a beaucoup de travail tactique à accomplir. Certains joueurs sont  courts au niveau de la condition physique.

Votre philosophie du football: quelle est-elle?

Mes entraînements sont rythmés. J'ai décidé de passer à quatre séances par semaine. Je suis rigoureux. Je prône un jeu simple, direct, efficace et engagé. Il est hors de question de trop porter le ballon.

Avez-vous peur d'échouer?

J'ai joué en équipe nationale et remporté des titres (championnats et coupes). Mon palmarès plaide en ma faveur. La peur n'existe pas. Le club est ambitieux et ça me plaît. Je ne suis pas venu ici pour voir l'équipe terminer à la quatrième place au classement général. Aucun match ne sera facile. J'ai été voir notre prochain adversaire, Norden.

Ne pas parler la langue française constitue-t-il un handicap? Votre adjoint Yvon Dietz traduit vos propos à une dizaine de joueurs...

Monsieur Dietz n’est pas uniquement là pour traduire mes propos et poser les cônes! Non ce n'est pas du tout un problème.  

Le programme de la 9e journée

Joué jeudi

Canach - Erpeldange 5-0

Dimanche à 16h

Titus Pétange - Avenir Beggen

Mondercange - Sandweiler

Kayl-Tétange - Swift

Hostert - Käerjéng

Remich-Bous - Mamer

Norden 02 - Rodange


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