Changer d'édition

Football / Ligue 2: Albert Cartier: «Je suis ravi pour Philippe et le FC Metz»
Sport 3 min. 08.01.2016 Cet article est archivé

Football / Ligue 2: Albert Cartier: «Je suis ravi pour Philippe et le FC Metz»

Le cornac sochalien reviendra à Metz ce lundi «non pas dans la vengeance, mais plus dans le pardon».

Football / Ligue 2: Albert Cartier: «Je suis ravi pour Philippe et le FC Metz»

Le cornac sochalien reviendra à Metz ce lundi «non pas dans la vengeance, mais plus dans le pardon».
Photo: AFP
Sport 3 min. 08.01.2016 Cet article est archivé

Football / Ligue 2: Albert Cartier: «Je suis ravi pour Philippe et le FC Metz»

Ecarté du FC Metz en juin dernier, Albert Cartier a depuis rebondi au sein du FC Sochaux que les Messins (6e, 30 points) accueillent ce lundi (20h30) en championnat. Très proche de Philippe Hinschberger qu’il apprécie énormément, l’ex-entraîneur grenat et les Sochaliens arrivent en Moselle avec beaucoup d’humilité. La partie promet d’être disputée.

Ecarté du FC Metz en juin dernier, Albert Cartier a depuis rebondi au sein du FC Sochaux que les Messins (6e, 30 points) accueillent ce lundi (20h30) en championnat. Très proche de Philippe Hinschberger qu’il apprécie énormément, l’ex-entraîneur grenat et les Sochaliens arrivent en Moselle avec beaucoup d’humilité. La partie promet d’être disputée.

Propos recueillis par Hervé Kuc

  • Albert, comment jugez-vous la qualification de votre équipe face à Pagny (2-0) en Coupe de France?

J’ai aimé notre préparation et notre concentration. On a fait notre part de travail et des choses intéressantes ont été réalisées. Nous savions que nous pouvions gêner notre adversaire en jouant vite dans l’axe et effectivement les Pagnotins ont été mis en difficulté. On progresse, on ne marque pas facilement un but mais on commence à en marquer un peu plus.

  • Vous étiez dans les tribunes lors de l’opposition amicale entre le FC Metz et Colmar (0-1) dimanche dernier. Qu’en retenez-vous?

Je ne tiens que très peu compte de ce que j’ai vu. Dans ce genre de match, je connais trop bien la motivation d’un adversaire évoluant en National qui vient à Saint-Symphorien: leurs joueurs sont hyper motivés de jouer sur une superbe pelouse et dans un stade qu’ils ne côtoient pas tous les jours. Si le FC Metz avait affronté Anderlecht ou le Standard de Liège, je suis persuadé que la prestation messine aurait été de meilleure qualité. Maintenant, j’ai vu d’excellents éléments côté grenat comme Didillon, Ngbakoto ou Palomino qui sont des maillons forts du jeu mosellan.

  • Avez-vous été surpris du renvoi de José Riga?

Oui, presque. Le président Bernard Serin n’est pas un homme qui change brutalement d’entraîneur. J’ai toujours dit que le président était la personne la plus importante dans un club. C’est lui qui décide et qui prend les décisions pour le bien de l’équipe et du club.

  • Que vous inspire la nomination de Philippe Hinschberger à la tête de l’équipe professionnelle messine?

Je suis ravi pour Philippe et le FC Metz. C’est un garçon intelligent, passionné avec qui j’entretiens des liens forts depuis de longues années. Entre lui et moi, il existe un mélange de fraternité et d’amitié. Notre finale de Coupe de France en 1988 face à Sochaux nous a unis, car on a vécu quelque chose de très intense ensemble. Philippe a été «ignoré» à un certain moment par le FC Metz et son retour me fait extrêmement plaisir. Je pense d’ailleurs qu’il doit également faire plaisir au merveilleux Carlo Molinari.

  • Comment imaginez-vous votre retour officiel à Saint-Symphorien sur le banc visiteur?

Je fais la part des choses. Je ne pense qu’au match qui nous attend et juste après la rencontre j’essayerai de retrouver une paix intérieure. Sochaux (16e, 19 points) est en souffrance et nous venons affronter une formation messine qui est l’un des ténors de la Ligue 2. Tout comme Nancy, Dijon, Le Havre et Lens, le FC Metz est un prétendant sérieux à la montée en L1. Nous venons à Metz avec beaucoup de prudence, on va devoir résister, mais on ne vient pas pour jouer «petit bras». On affiche de la modestie, mais on ne vient pas sans illusion.

  • Vous avez toujours eu une relation privilégiée avec le public messin…

Je n’ai jamais triché avec le public et je constate avec satisfaction qu’il continue à faire afficher une belle affluence à Saint-Symphorien. Quand j’étais joueur, il m’est arrivé d’avoir les jambes tellement lourdes en fin de partie que je souhaitais ne plus voir le ballon dans ma zone de jeu! J’ai toujours respecté les gens qui payaient leur billet d’entrée en me dépassant et en prenant sur moi pour aller jusqu’au bout de mon engagement. J’ai fait de même en tant qu’entraîneur à Metz. J’ai toujours affiché une forme d’honnêteté dans mon travail. Je suis quelqu’un de positif et la saison dernière on a pu me le reprocher lorsque nous avions vécu une série négative et j’ai trouvé que c’était excessif. Je ne suis pas dans la vengeance, mais plus dans le pardon. Je continuerai à croire qu’il y a toujours du positif à ressortir de toute situation.


Sur le même sujet

Football: Mounir Mougin: «Sochaux va contenir le FC Metz»
Philippe Hinschberger fête sa première à la tête du FC Metz ce lundi soir (20h30) en recevant le FC Sochaux d’Albert Cartier. Un événement sympathique mais l’obligation de résultat est telle du côté grenat que l’affectif sera rangé (un peu) de côté. Le technicien messin doit se passer des services de Doukouré, Reis, Toussaint, Lejeune et Candeias. Mounir Mougin, président des Socios du FC Metz, préface cette rencontre.
Philippe Hinschberger va fêter ce lundi soir sa première, en compétition, sur le banc du FC Metz.