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Football: La Jeunesse en échec à Rumelange
Sport 5 min. 13.03.2016 Cet article est archivé

Football: La Jeunesse en échec à Rumelange

Jules Diallo, plein de sang froid dans son face à face avec Marc Oberweis, a ouvert le score pour l'USR.

Football: La Jeunesse en échec à Rumelange

Jules Diallo, plein de sang froid dans son face à face avec Marc Oberweis, a ouvert le score pour l'USR.
Photo: Fabrizio Munisso
Sport 5 min. 13.03.2016 Cet article est archivé

Football: La Jeunesse en échec à Rumelange

Dans la course à la troisième place du classement, la Jeunesse, dimanche après-midi, a été accrochée par une courageuse formation de Rumelange qui a ouvert le score par Diallo. C'est N'Diaye qui a rétabli la parité.

Dans la course à la troisième place du classement, la Jeunesse, dimanche après-midi, a été accrochée par une courageuse formation de Rumelange qui a ouvert le score par Diallo. C'est N'Diaye qui a rétabli la parité.

Par Didier Hiégel 

Le match et sa note:  à la pause si la Jeunesse mène largement au nombre de corners, c'est Rumelange qui rentre aux vestiaires le sourire aux lèvres. Jamais au cours des 45 minutes initiales, les Eschois ne sont apparus comme des potentiels occupants de la troisième marche du podium de la BGL Ligue. Seul N'Diaye, par deux fois, avait mis la pression sur le but d'un Schincker attentif pour se déployer de tout son long à la 20e minute et toujours aussi solide dans le temps additionnel de la première période lorsque l'ancien Messin avait tenté sa chance à l'entrée de la surface de réparation rumelangeoise.

Les locaux, quant à eux, campés sur un schéma en 4-1-4-1, ont attendu leurs adversaires pour placer des contres dont un, à la dixième minute, qui allait se concrétiser au tableau d'affichage par l'intermédiaire de Diallo (voir ci dessous).

Et N'Diaye surgit

La Jeunesse avait été mise sous pression par l'entremise de leurs hommes forts: les frères Cabral. Ezequiel d'abord  sur coup franc qui obligeait Oberweis à mettre les poings (6e), il reprenait ensuite un corner au premier poteau mais sa tentative de la tête n'était pas cadrée (26e). Il passait ensuite le relais à son frère Bertino qui lui aussi s'essayait de la tête (30e) avec un ballon qui traversait toute la défense puis avec un raid ponctué d'une frappe trop molle (41e).

Si Carlo Weis tentait d'insuffler du sang neuf à sa formation avec Portier et Deidda (à la place de Mélisse et de Todorovic sans doute touché), la réaction des visiteurs tardait à donner ses effets. Les locaux se montraient encore les plus incisifs à l'heure de jeu mais Lopes cafouillait la dernière passe pour E. Cabral (60e) et Oberweis captait bien le coup de tête décroisé de Diallo (61e).

Si la Jeunesse tentait de refaire son retard, elle manquait cruellement d'esprit de révolte. Elle parvenait toutefois à ses fins grâce à son atout n°1: N'Diaye. Ce dernier s'emmenait le ballon dans la surface en jouant des épaules, suite à un contrôle et une frappe puissante il remettait les deux équipes à égalité (1-1, 74e).

Momar N'Diaye, ici à la lutte avec Samuel Correia, a sorti une belle épine du pied à la Jeunesse.
Momar N'Diaye, ici à la lutte avec Samuel Correia, a sorti une belle épine du pied à la Jeunesse.
Photo: Fabrizio Munisso

Un score de parité qui ne devait plus changer dans le dernier quart d'heure malgré la tentative de Siebert sur coup franc (84e) et les deux opportunités d'un Corral enfin retrouvé en fin de rencontre.

Une note de 12/20 vient récompenser la bonne volonté des locaux sur l'ensemble de la rencontre et une deuxième période des Eschois plus conséquente.

Le fait: du match: la défense à trois de la Jeunesse s'est fait surprendre dès la deuxième occasion rumelangeoise. Sur un contre rondement mené, Sahin ouvrait pour Diallo, le ballon passait au-dessus de Mélisse, étrangement pris à défaut, et le numéro 17 des Bleus s'en allait défier Oberweis en face à face. Son plat du pied droit trouvait le poteau rentrant pour une logique ouverture du score (1-0, 10e).

L'homme du match:  Momar N'Diaye. L'attaquant sénégalais a été de tous les bons coups du côté de la Jeunesse. Déjà auteur de deux bonnes frappes au but en première période, l'ancien attaquant du FC Metz a, à lui seul, arraché le point du match nul pour les Bianconeri.

Ken Corral dans la tenaille rumelangeoise.
Ken Corral dans la tenaille rumelangeoise.
Photo: Fabrizio Munisso

Rumelange - Jeunesse 1-1

Stade municipal de Rumelange, pelouse très bosselée, arbitrage de M. Kopriwa assisté de MM. Mateus Santos et Da Costa, 480 spectateurs. Mi-temps: 1-0.

Evolution du score: 1-0 Diallo (10e), 1-1 N'Diaye (74e).

Corners: Rumelange (3+0); Jeunesse (8+3).

Cartons jaunes: Siebert (48e, faute sur N'Diaye), I. Cabral (76e faute sur Fernandes) et R. Rodrigues (78e,  antijeu sur N'Diaye) pour Rumelange; N'Diaye (13e, pied haut sur R. Rodrigues), Menessou (65e faute sur Correia), Deidda (79e, faute sur Diallo) et Portier (82e, faute sur Diallo)  pour la Jeunesse.

RUMELANGE (4-1-4-1): Schinker;  Zinga (66e Donval), R Siebert, I. Cabral, . Rodrigues (cap.);  Correia; Diallo, Sahin (90+2 Depré), Lopes (80e Muhovic), B. Cabral; E. Cabral.

Joueurs non utilisés: Pauly et  Gomes. 

 Absents: Thior (suspendu), Pupovac et Kleber (blessés), Skenderovic et  A. Rodrigues (choix de l'entraîneur).

Entraîneur: Christian Joachim.

JEUNESSE (3-5-2): Oberweis (cap.);  Delgado, Hoffmann,Vitali; Todorovic (53e Deidda), Sardaryan,  Menessou, Fernandes, Mélisse (53e Portier); Corral, N'Diaye.

Joueurs non utilisés: Devas;  Kintziger,  D. Soares.

Absents: Martins et Molnar (blessés),   Do Rosario (choix de l'entraîneur).

Entraîneur: Carlo Weis.

Réactions

Raphaël Rodrigues (USR): "Le match a été très difficile pour les deux équipes en raison de l'état du terrain. Après l'ouverture du score, on a essayé de tenir mais la Jeunesse est revenue au score suite à un but qui sort de la norme. Le 1-1 est mérité et tous les points sont bons à prendre pour nous dans le contexte de la lutte pour le maintien."

Carlo Weis (Jeunesse): "Le mauvais état du terrain explique le fait que nous ne pouvions développer notre jeu. Je ne cherche pas d'excuse mais on ne peut pas jouer sur cette pelouse. Nous le savions à l'avance mais ce qui nous a cassés c'est cette erreur individuelle, une erreur de débutant de Bryan Mélisse sur l'ouverture du score. Il n'était pas dans le match c'est tout! Il nous fallait ensuite trouver la faille... et on ne pouvait pas la trouver en jouant parce que derrière, ils sont costauds et sont présents sur les longs ballons."


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