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Football: Henri Hoffmann: «Le Minerva est comme une BD d'Astérix et Obélix»
Sport 3 min. 04.06.2015 Cet article est archivé

Football: Henri Hoffmann: «Le Minerva est comme une BD d'Astérix et Obélix»

Henri Hoffmann, l'entraîneur emblématique des dames de Lintgen tire sa révérence.

Football: Henri Hoffmann: «Le Minerva est comme une BD d'Astérix et Obélix»

Henri Hoffmann, l'entraîneur emblématique des dames de Lintgen tire sa révérence.
Photo: Ben Majerus
Sport 3 min. 04.06.2015 Cet article est archivé

Football: Henri Hoffmann: «Le Minerva est comme une BD d'Astérix et Obélix»

Figure emblématique du football féminin, Henri Hoffmann a tiré sa révérence en tant qu'entraîneur après une carrière de 37 ans au Spora puis à Lintgen.

Figure emblématique du football féminin, Henri Hoffmann a tiré sa révérence en tant qu'entraîneur après une carrière de 37 ans au Spora puis à Lintgen.

D'abord joueur au Spora, il est devenu entraîneur un peu par hasard. Fidèle à ses engagements, il n'a connu que deux clubs: le Spora et Lintgen. Il ne se rappelle peut-être pas de tous les scores ou toutes les dates mais il nous a livré une partie de ses souvenirs.

Comment êtes-vous devenu entraîneur?

A l'époque, Jeannot Kremer était entraîneur au Spora et j'évoluais en équipe seniors. Un jour, il m'a demandé de le dépanner et de le remplacer auprès des minimes. Comme je m'en étais bien tiré, il m'a demandé de poursuivre l'aventure. A 26 ans, j'étais lancé... Puis Carlo Weis, devenu entraîneur au Spora, m'a demandé de choisir entre jouer ou entraîner chez les jeunes. Mon choix de vie était fait!

Et la suite au Spora?

J'ai passé mes examens d'entraîneur à 30 ans. J'ai pratiquement entraîné toutes les classes d'âge au Spora, et un bon moment l'équipe 2 avant de passer à l'équipe première. Et c'est en équipe 1 que j'ai connu mon seul licenciement, je n'avais pris qu'un point en cinq matches. J'ai trouvé cette décision quelque peu précipitée, seulement après cinq matches. Je suis alors retourné entraîner l'équipe 2 à la demande des joueurs.

Quand êtes-vous passé du Spora à Lintgen?

Paulo Rodrigues, un joueur au grand cœur, doué aussi techniquement que tactiquement, et polyvalent, m'a fait un appel du pied pour rejoindre le club de Lintgen en 1999. J'avais été son entraîneur au Spora. A 35 ans, je suis rentré dans la grande famille du Minerva et j'ai débuté une période longue de 16 ans, sept avec l'équipe 1 et neuf ensuite avec l'équipe féminine. Parmi mes meilleurs souvenirs, la première montée du club en PH de Lintgen et une finale de Coupe des Dames jouée face à Junglinster, à Beggen, en 2009-2010 (défaite 0-2).

Quelle différence y a-t-il entre coacher une équipe féminine et masculine?

Le vocabulaire a beaucoup d'importance. Un exemple: quand vous demandez à un joueur de perdre quelques kilos vous ne le dites pas à une joueuse. L'interprétation et la perception sont toutes différentes... Il faut avoir plus de doigté. Alors, vous quittez définitivement Lintgen? Non, d'ailleurs j'ignore si on peut quitter ce club. Je resterai présent à 90%. J'assisterai aux matches et resterai prêt à donner un coup de main à Jean-Claude Kemmer qui reprend l'équipe féminine.

Qu'est-ce qui fait la «magie» du Minerva?

Pour comprendre le Minerva, son ambiance et son comité très large, il faut avoir lu une bande dessinée d'Astérix et Obélix. Durant les réunions, ça chicane, ça rouspète de tous les côtés. Puis, subitement à la fin, la vie reprend comme si rien ne s'était passé. Tout le monde se retrouve au bar ou au resto, ça discute calmement, avec le sourire, ça rigole, on s'embrasserait presque. Comme la dernière image des bandes dessinées des deux Gaulois qui finissent chaque aventure par un festin.

Suivez-vous la BGL Ligue?

Oui je vais régulièrement suivre la Jeunesse Esch car je suis ami avec Eric Hoffmann et son épouse. Pour moi, le Spora est mort et je ne me reconnais pas dans la nouvelle entité. Certes, le niveau est plus élevé qu'il y a quelques années mais on n'a jamais onze joueurs forts. Entre le meilleur et le plus faible, la différence peut être énorme. Certains sont incapables de faire une passe à 35 mètres ou ne sont pas toujours capables de contrôler correctement un ballon.

Propos recueillis par Daniel Pechon


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