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Football / FC Metz: David Carré: «Encourageons et soutenons Albert Cartier!»
Sport 4 min. 30.12.2014

Football / FC Metz: David Carré: «Encourageons et soutenons Albert Cartier!»

David Carré n'est pas inquiet pour la saison du FC Metz

Football / FC Metz: David Carré: «Encourageons et soutenons Albert Cartier!»

David Carré n'est pas inquiet pour la saison du FC Metz
Photo privée
Sport 4 min. 30.12.2014

Football / FC Metz: David Carré: «Encourageons et soutenons Albert Cartier!»

Fidèle adjoint de Jean Fernandez au FC Metz de 2002 à 2005, David Carré (39 ans), natif de Yutz, est resté sur Montpellier, mais aimerait rebondir. Intelligent, intègre et réfléchi, l'ex-Messin défend Albert Cartier, évoque son goût pour les technologies nouvelles utilisées dans le milieu du foot et ses expériences auprès de clubs allemands.

Fidèle adjoint de Jean Fernandez au FC Metz de 2002 à 2005, David Carré (39 ans), natif de Yutz, est resté sur Montpellier, mais aimerait rebondir. Intelligent, intègre et réfléchi, l'ex-Messin défend Albert Cartier, évoque son goût pour les technologies nouvelles utilisées dans le milieu du foot et ses expériences auprès de clubs allemands.

David, que devenez-vous?

J'habite à côté de Montpellier où je suis resté depuis la fin de l'aventure footballistique. Depuis un an, je profite de ma disponibilité pour passer un diplôme universitaire d'analyse vidéo. J'ai également évolué pendant plusieurs semaines dans des clubs allemands pour y étudier les nouvelles technologies employées.

Arrêtons-nous sur le FC Metz. Etes-vous inquiet de sa situation?

Non! Il faut absolument calmer les débats et se dire que les Messins ne sont qu'à trois points du onzième (Nice). La fin de première partie est négative, mais ceux qui pensaient que le FC Metz allait jouer autre chose que le maintien ne connaissent pas les exigences de la Ligue 1: c'est éprouvant et il faut tenir la distance. J'ai lu certaines choses qui m'ont surpris, dont un «Cartier a chaud aux fesses», qui me déçoivent. Encourageons et soutenons Albert Cartier! Il connaît bien ses joueurs; quand j'étais à Metz, il était adjoint de Joël Muller, et moi je m'occupais de l'équipe des jeunes qui participait à l'Euroligue.

Etes-vous resté en contact avec certains dirigeants du club grenat?

Oui, avec René Franceschetti (membre du Conseil d'administration) que j'ai connu à Algrange. Pour en revenir à Albert Cartier, je voudrais préciser que lors des deux dernières saisons, il a gagné près de cinquante matches officiels et qu'il n'y a que Christophe Galtier (Saint-Etienne) qui a fait jeu égal, même si ce dernier a réussi cette performance en L1. Albert est en train de chercher des solutions et franchement, je ne suis pas inquiet pour le FC Metz.

Suivez-vous les matches des Grenats?

Oui. Je suis l'actualité du FC Metz et j'ai regardé les prestations messines face à Lens (0-2) et Monaco (0-1). Les Grenats finissent la première partie de saison avec 19 points, mais je me souviens qu'avec Jean Fernandez, en 2003, nous comptions 17 unités en poche à la fin des matches aller et au final, nous avions néanmoins réussi à nous maintenir. On gagnait peu à domicile, mais nous avions fini par trouver les bons réglages.

Evoquons à présent vos récentes expériences en Allemagne...

J'ai fait des séjours à Leverkusen, Fribourg, Francfort, et j'ai passé une semaine au Red Bull Salzbourg (Autriche). Les Allemands sont en avance dans l'utilisation des nouvelles technologies: le GPS pour joueurs permet à l'entraîneur de vérifier, tout en restant chez lui, si ses garçons ont bien effectué le travail demandé pendant une période donnée. En France, il n'y a que 4 ou 5 clubs qui l'utilisent. Le «Footbonaut» est une espèce de «cage», où on teste la capacité de réaction et la vitesse cérébrale des joueurs: Dortmund et Hoffenheim l'utilisent principalement. A Salzbourg, j'ai pu vérifier pourquoi ce club avait pris 18 points en six rencontres de poule d'Europa League la saison dernière: une philosophie de jeu stricte et le principe «défendre en avançant» appliqué par tous.

Quelle est la différence entre la Bundesliga et la Ligue 1?

En France, une statistique dévoile que seulement 20% des centres arrivent sur les destinataires alors qu'en Allemagne ce pourcentage est bien plus élevé car les joueurs préfèrent entrer dans la surface et utiliser le centre en retrait. Je concède volontiers aimer cette philosophie de jeu allemande, basée sur le jeu au sol direct.

David Carré, assis à droite de son mentor, Jean Fernandez: "Il va bien et dévore toujours autant de matches".
David Carré, assis à droite de son mentor, Jean Fernandez: "Il va bien et dévore toujours autant de matches".
Photo privée

Que devient Jean Fernandez?

Il va bien et nous sommes très souvent en contact. Il habite près de Montpellier, et dévore toujours autant de matches. Il a failli signer à Sochaux en juin dernier et des offres de l'étranger étaient également en sa possession. Personnellement, je souhaite rester en Europe.

Le championnat luxembourgeois pourrait-il vous séduire?

Oui. Je parle allemand et je suis souvent venu voir des matches de l'équipe nationale , que ce soit sous Guy Hellers ou Luc Holtz. De même, j'ai vu le Fola en Coupe d'Europe, et j'ai assisté aux rencontres de Dudelange et de Differdange en championnat. J'avoue aussi que les matches du Progrès m'ont plu, car leur projet de jeu est clair et lisible. Le football luxembourgeois a sacrément progressé, et 7 à 8 membres de l'équipe nationale pourraient largement évoluer en Ligue 2 en France. Je souhaiterais m'investir au sein d'une structure qui tendrait vers une organisation professionnelle.

Propos recueillis par Hervé Kuc


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