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Football / Championnat d'Espagne: David Caiado: «On peut jouer la montée en Liga»
David Caiado, né au Luxembourg, vient de faire ses débuts en D2 espagnole. Mais cela ne l'empêche pas de se tenir informer de l'actualité de la BGL Ligue et de l'équipe nationale.

Football / Championnat d'Espagne: David Caiado: «On peut jouer la montée en Liga»

Photo: Deportivo Ponferradina
David Caiado, né au Luxembourg, vient de faire ses débuts en D2 espagnole. Mais cela ne l'empêche pas de se tenir informer de l'actualité de la BGL Ligue et de l'équipe nationale.
Sport 4 min. 09.09.2015

Football / Championnat d'Espagne: David Caiado: «On peut jouer la montée en Liga»

Après avoir rompu son contrat avec le Metalist Kharkiv, David Caiado s’est engagé cet été avec le Deportivo Ponferradina, le dixième club d’une carrière débutée au Sporting du Portugal, en deuxième division espagnole. Le milieu de terrain portugais de 28 ans n’a pas renoncé à défendre les couleurs du Luxembourg malgré un dossier de naturalisation qui s’enlise.

Après avoir rompu son contrat avec le Metalist Kharkiv, David Caiado s’est engagé cet été avec le Deportivo Ponferradina, le dixième club d’une carrière débutée au Sporting du Portugal, en deuxième division espagnole. Le milieu de terrain portugais de 28 ans n’a pas renoncé à défendre les couleurs du Luxembourg malgré un dossier de naturalisation qui s’enlise.

par Guillaume Balout

Dimanche, vous avez nettement battu le Real Valladolid (3-0). Racontez-nous vos débuts dans votre nouveau championnat.

C’était un match difficile face à une équipe qui va essayer de monter. De mon côté, je suis rentré à la 68e minute comme ailier gauche mais l’entraîneur m’a dit que je serais amené à évoluer à droite ou au centre. Je me suis bien senti physiquement, même si j’ai encore besoin de temps. J’étais un peu nerveux, je n’ai qu’un mois de préparation derrière moi. Je ne m’en fais pas: la saison sera longue avec 42 journées, plus éventuellement huit matches de play-offs, sans compter la coupe.

Cet été, vous avez longtemps été au centre d’un imbroglio avec le Metalist Kharkiv, votre ancien club ukrainien. Que s’est-il exactement passé?

En juin, je suis retourné à Kharkiv pour la reprise de la saison. L’entraîneur ne voulait plus d’étranger sauf moi. Le problème, c’est que ça faisait déjà trois mois que plus personne n’était payé. J’ai donc demandé à partir mais le directeur du club a refusé en disant compter sur moi. En revanche, il m’a demandé de payer pour me libérer car il me restait encore une année de contrat. Au bout de deux semaines, j’ai décidé de rentrer au Portugal.

Où vous restez un mois sans club…

Le Metalist avait huit jours pour me payer, ce qu’il n’a pas fait. J’ai alors porté plainte auprès de la Fifa pour obtenir mon certificat international et pouvoir m’engager ailleurs. Mon avocat m’avait prévenu que ça pourrait prendre plusieurs semaines.

Un certificat international?

Oui, c’est un document que possède la Fédération à laquelle est affilié le club où tu joues. En l’occurrence, celle d’Ukraine a refusé de le délivrer. La situation était très confuse. Le 4 août, je signe à la Ponferradina mais la Fédération espagnole ne finit par avoir mon certificat qu’un mois plus tard.

En juillet, votre nom a circulé au Zimbru Chisinau (Moldavie), au Ludogorets Razgrad (Bulgarie), à Sivasspor (Turquie). Est-ce que votre situation a fini par rebuter ces clubs?

Oui, et je les comprends tout à fait. Enfin, il était quand même hors de question que je signe en Moldavie, même si le Zimbru est un bon club.

Et l’Ukraine, où vous avez connu deux expériences (Tavriya Simferopol et Metalist Kharkiv), c’est bel et bien fini?

C’est fini, oui. Même si le niveau est relevé, je n’y retournerai plus. Il y a trop de problèmes financiers.

Et la guerre?

Non, ça allait de ce côté-là. Je n’étais pas encore sur place quand il y a eu l’attentat à Kharkiv. Ça reste une belle ville avec une bonne qualité de vie.

Où en est votre dossier de naturalisation luxembourgeoise, vous qui êtes né et avez grandi au Grand-Duché?

Malheureusement, je n’ai aucune nouvelle de ce dossier.

En janvier 2014, le sélectionneur Luc Holtz disait que vous l’intéressiez. Avez-vous eu des contacts directs ou indirects avec lui depuis cette époque?

Non, aucun.

Suivez-vous encore l’actualité du football luxembourgeois?

Bien sûr! Je regarde tous les matches de la sélection. Je suis très content de ce qu’elle a fait contre la Macédoine. Je serais très fier si le Luxembourg continuait à s’améliorer. Je suis ami avec Nelson Morgado, un joueur de Strassen que j’ai connu au Sporting, qui me donne des nouvelles du championnat.

Le Luxembourg sera dans la même poule que la France, les Pays-Bas, la Suède lors des éliminatoires du Mondial 2018. Imaginez-vous encore les affronter?

Ce serait un rêve. Ne serait-ce qu’un seul match! J’ai passé d’excellents moments de ma vie au Luxembourg.

Dans un mois, l’Espagne reçoit le Luxembourg à Logrono. Y serez-vous?

Si on ne joue pas à ce moment-là, oui.

Après les nombreux clubs que vous avez fréquentés ces dernières années, avez-vous envie de vous poser à Ponferrada?

Oui. J’ai signé ici deux ans et je compte bien y rester. C’est un endroit qui me va, où on joue bien au football. Je peux dire que la D2 espagnole est aussi forte que la D1 portugaise. Et j’aime aussi beaucoup la vie espagnole. Je ne suis pas non plus très loin du Portugal.

La Ponferradina est troisième après trois journées. La montée en Liga est-elle envisagée à la fin de cette saison?

La saison dernière, le club a raté les play-offs d’un but. Là, l’équipe s’est encore renforcée. Je pense qu’on va gagner 80% de nos matches à domicile. On a déjà battu Elche et Valladolid. On rencontre plus de difficultés à l’extérieur mais oui, on peut jouer la montée en Liga.


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David Caiado se plait à Ponferradina et se verrait bien prolonger l'aventure non loin de sa famille.