Football / BGL Ligue

Wiltz a fait le travail

Babacar Sene (Wiltz) contre Florian Gaspar (Grevenmacher).
Babacar Sene (Wiltz) contre Florian Gaspar (Grevenmacher).
Photo: Ben Majerus

Par Vincent Lommel

Le match: Le déplacement à Grevenmacher, bon dernier, devait être teinté de succès pour Wiltz. Le match s’est disputé à Berbourg. Buteur et donneur d’assist, Edis Osmanovic a permis à ses couleurs d’empocher trois points précieux et de conforter leur  place de barragiste (12e).  Le reste est à oublier. 

Ce n’est pas à trois journées de la fin du championnat que la « manière » importe. Le football champagne, on oublie. Entre Grevenmacher (14e) quasiment condamné à évoluer en Promotion d’Honneur à la rentrée et Wiltz, douzième et barragiste, le duel ne pouvait pas, n’allait pas atteindre des sommets.

Les visiteurs ont fait le job au stade Renert de Berbourg. Avant d’accueillir Etzella, treizième et descendant, vendredi prochain, ils ambitionnaient de faire le plein, de se rassurer pour assurer le(ur) maintien dans une petite semaine.

La peur de mal faire prenait le pas sur tout le reste lors du quart d’heure initial (et même durant la majeure partie des débats). Le centre de Verbist (19e) le sera pour la forme alors que la possession de balle est plutôt ... mosellane au grand désappointement de Pascal Lebrun. L’entraîneur wiltzois se félicitait de l’ouverture du score d’Osmanovic (0-1, 43e) ponctuant avantageusement une première mi-temps à oublier.  

Joachim fait le break à la reprise

1-0 au repos, 2-0 à l’heure de jeu, l’essentiel était fait. Le long ballon de Verbist permettait à Osmanovic de déposer son opposant puis de glisser à Joachim seul devant le but vide (0-2, 61e).  Le CSG, malgré une légère envie de sauver l’honneur, n’allait pas parvenir à ses fins. Personne ne s’en offusquera.

Le fait du match: Incapable de créer un soupçon de danger en zone de conclusion, les Wiltzois  apprécièrent à sa juste valeur l’ouverture du score par Osmanovic (43e). Un effort personnel ponctué d’un tir dans un trou de souris. Le principal intéressé optait pour une « attitude à la Cantona » et s’arrêtait, levait les bras au ciel et attendait les remerciements de ses coéquipiers.  

L'homme du match: Le but du 1-0, tellement important, Edis Osmanovic ne le doit qu’à lui-même.  Le 2-0, il l’offre sur un plateau à Joachim. Wiltz remercie son numéro neuf. 

La note du match : 6/20 Grevenmacher bon dernier de classe, Wiltz à la bagarre pour rester barragiste, les duels furent nombreux comme les imprécisions et imperfections dans le jeu. Il est inutile d’en rajouter une couche...

Grevenmacher - Wiltz 0-2

Stade Renert à Berbourg, pelouse en excellent état, 193 spectateurs. Mi-temps : 0-1. 

Evolution du score : 0-1 Osmanovic (43e), 0-2 Joachim (61e).

Corners : Grevenmacher 2 (1+1) ; Wiltz 3 (2+1). 

Cartons jaunes : Marques (54e, anti jeu) à Grevenmacher ; Conrad (64e, faute par derrière), Civic (79e, anti jeu), Burkic (80e, pied en avant) à Wiltz.

GREVENMACHER : Müller ; Ferretti, Feltes, Brzyski (cap.), Dahlke ; Bechtold, Marques (65e Steinmetz), Dervisevic, Reckovic (70e Schott), Peters ; Fl. Gaspar. 

 Joueurs non utilisés : Schesniak, Sehovic et Guettai.

Entraîneur : Marcus Weiss.

WILTZ : Ruffier ; Conrad (70e M. Mujkic), Sene (cap.), Souza Guedes, Murkovic (24e Civic), Oliveira ; Verbist, Burkic, Albanese, Joachim (85e Kalabic) ; Osmanovic.

Joueurs non utilisés : Keïta et Faljic.

Entraîneur : Pascal Lebrun.

Réactions

Pascal Lebrun (Wiltz): « On a assuré l’essentiel, pour le reste ce n’était pas bon du tout. J’avais mis en garde les garçons de se méfier du CSG. Ils ont pris le match par dessus... les deux jambes. C’était une journée à barbecue. Etzella est à six points ce samedi soir, et c’est tout ce qui compte. Wiltz a fait un pas vers la place de barragiste. On sait Osmanovic capable de faire la différence. Il est passé aux actes mais, dans le jeu, et comme ses coéquipiers c’était insuffisant.»  

René Peters (Grevenmacher): «Il urge que la saison se termine. Les supporters ont droit au respect. Wiltz ne se ménage pas une occasion de but et c’est 2-0. Hormis quatre ou cinq garçons, les autres ont un gros problème de mentalité. Ce n’est pas normal ! Ils sont jeunes, ils ont la chance de jouer en BGL Ligue dans un club qui leur fait confiance mais ils ne font pas les efforts nécessaires et devraient songer à se regarder dans un miroir. Il faut se poser les bonnes questions. Ma frustration est grande»