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Football / BGL Ligue: Romain Ney: «J'espère que je n'appelerai pas Jahier»
Sport 4 min. 15.10.2015

Football / BGL Ligue: Romain Ney: «J'espère que je n'appelerai pas Jahier»

Romain Ney lors de son dernier match en équipe première avec le F91. C'était en Europa League contre les Irlandais de l'UC Dublin.

Football / BGL Ligue: Romain Ney: «J'espère que je n'appelerai pas Jahier»

Romain Ney lors de son dernier match en équipe première avec le F91. C'était en Europa League contre les Irlandais de l'UC Dublin.
Photo: Fabrizio Munisso
Sport 4 min. 15.10.2015

Football / BGL Ligue: Romain Ney: «J'espère que je n'appelerai pas Jahier»

Contraint de ronger son frein en tribune, le latéral gauche dudelangeois s'accroche et ne veut pas entender parler d'un départ à la trêve. Habitué à appeler son pote Julien Jahier chaque fois que l'attaquant du Racing marque, il espère s'abstenir dimanche soir.

Contraint de ronger son frein en tribune, le latéral gauche dudelangeois s'accroche et ne veut pas entender parler d'un départ à la trêve. Habitué à appeler son pote Julien Jahier chaque fois que l'attaquant du Racing marque, il espère s'abstenir dimanche soir.

Propos recueillis par Christophe Nadin

Romain, on ne vous a toujours pas vu sur un terrain de BGL Ligue cette saison. Que se passe-t-il?

C'est la première fois de ma carrière que je me retrouve dans cette situation à l'exception d'une saison à Troyes au cours de laquelle j'ai souvent été blessé. Ce n'est pas facile mais je continue à travailler. Et je joue avec la deuxième équipe. Je ne veux pas dénigrer le niveau mais ce n'est pas pareil. Il faut passer par là pour montrer au coach que l'on est toujours bon. Avec la question suivante qui se pose: comment retrouver du rythme dans ces conditions?

Vous avez été titulaire indiscuté pendant deux saisons et vous vous retrouvez soudain en tribunes...

Je dois avouer que j'ai repris les études cette année et que j'ai un boulot en alternance. Avec certaines conséquences comme ce match amical de fin de semaine dernière à Beveren que j'ai dû zapper. Je dois reconnaître qu'Alex Laurienté, qui joue à mon poste, a signé un super début de saison. La concurrence est saine.

Avez-vous vu venir cette situation?

Le coach m'a fait confiance pour les matches de Coupe d'Europe puis je me suis blessé. Il a dû trouver une alternative. Alex a sauté dans la brèche et je ne me suis plus jamais retrouvé dans le groupe.

Avez-vous l'impression d'avoir payé la note en raison du fiasco européen?

Non. J'ai eu un grosse occasion qui aurait pu qualifier l'équipe. Cela me fait vraiment ch... Eux, ils ont deux occasions, ils marquent deux buts. Mais ce n'est pas à cause de ça que j'ai perdu ma place.

Et comme l'équipe tourne, c'est difficile de regagner sa place, non?

Exactement. Que dire au coach quand on a la meilleure défense du pays (4 buts encaissés)? On ne change pas une équipe qui gagne. En tant que compétiteur, on veut toujours faire partie du groupe. Je ne connais pas beaucoup de joueurs qui se satisferaient de cette situation.

C'est un situation que vous découvrez. Comment la vivez-vous?

Quand je suis arrivé au pays, personne n'avait entendu parler de moi. J'ai eu la chance d'avoir un coach comme «Caza» (Pascal Carzaniga) qui me connaissait et qui m'a lancé dans la bagarre. Il m'a mis en confiance. J'ai pu prouver ce que je valais la première saison. Puis (Sébastien) Grandjean est arrivé. J'ai débuté la saison en tribune en raison de mes quatre matches de suspension puis je suis revenu dans l'équipe. C'est pour ça aussi que c'est dur de se retrouver écarté la troisième année. C'est le foot!

C'est d'autant plus frustrant que vous vous étiez accommodé d'un système à quatre comme à trois défenseurs, non?

Oui, même dans une défense à trois au sein de laquelle j'avais un rôle un peu plus axial, ça ne me dérangeait pas. Mais je constate que l'équipe tourne, donc je n'en ai pas besoin. Certains joueurs ont besoin qu'on leur parle. D'autres pas. Moi, c'est la première fois que je vis cette situation. Mes parents me soutiennent. Mais de temps en temps, ça fait plaisir de recevoir des petits mots d'encouragement. De savoir qu'on existe toujours, c'est important.

Quand on se retrouve en tribune et que l'on joue avec la deuxième équipe, arrive-t-on à rester concerné par l'actualité de la première équipe?

Je reste concerné. Dans le vestiaire, je suis dudelangeois. Je n'ai pas demandé à être prêté. Je suis à fond avec mes collègues. Mais toute une saison en équipe 2, ce ne sera pas facile à avaler. J'espère retrouver ma place au moins au sein du groupe.

Pensez-vous payer l'addition en raison de la règle des sélectionnables?

En étant Luxembourgeois, on a toujours plus de chance d'être dans le groupe. Mais il y a des règles et il faut les respecter.

Ne songez-vous pas à un départ à la trêve?

Non et je ne pense pas que le club le souhaiterait. Je m'entends super bien avec tout le monde. Je serais peut-être moins bien ailleurs. Ce n'est pas dans mes habitudes de partir sur un échec. J'ai toujours l'espoir de revenir, sinon je ne viendrais plus à l'entraînement.

Dimanche, c'était l'occasion de croiser à nouveau Julien Jahier...

Oui, j'ai pris l'habitude de l'appeler lorsqu'il marque des buts. J'espère que je n'aurai pas à le faire dimanche soir (rires).


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