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Football / BGL Ligue: Karapetian: «Si Grevenmacher perd, c'est fini pour eux»
Alexandre Karapetian  est persuadé que Rosport va se sauver

Football / BGL Ligue: Karapetian: «Si Grevenmacher perd, c'est fini pour eux»

Photo: Ben Majerus
Alexandre Karapetian est persuadé que Rosport va se sauver
Sport 5 min. 27.11.2015

Football / BGL Ligue: Karapetian: «Si Grevenmacher perd, c'est fini pour eux»

Alexandre Karapetian trépigne d'impatience en attendant de pouvoir enfiler le maillot du FC Victoria. L'ancien attaquant de Grevenmacher évoque le match de dimanche entre les frères ennemis et reconnaît avoir commis une grosse erreur en voulant quitter le Luxembourg.

Alexandre Karapetian trépigne d'impatience en attendant de pouvoir enfiler le maillot du FC Victoria. L'ancien attaquant de Grevenmacher évoque le match de dimanche entre les frères ennemis et reconnaît avoir commis une grosse erreur en voulant quitter le Luxembourg.

Propos recueillis par Christophe Nadin

Alexandre, vous êtes un peu sorti des radars après votre départ de Dudelange. Que s'est-il passé?

Mon objectif était de partir en Asie. J'avais des offres de Thaïlande et de Chine notamment. Dans un premier temps, on était d'accord avec mon épouse de tenter l'aventure, mais après de longues discussions, on s'est dit que ce n'était peut-être pas l'idéal de partir là-bas avec nos deux enfants. Il y avait des barrières comme la langue ou encore la culture.

Et partir seul?

J'y ai pensé. Deux ans pour gagner beaucoup d'argent, mais après se serait posée la question du retour en Europe. Avec quelles opportunités?

Puis votre nom a circulé en Allemagne, non?

Oui j'ai passé des tests à Aue et à Ratisbonne. A Aue, j'ai marqué deux buts en deux matches. Mon contrat était prêt. Je devais signer deux jours plus tard. Mais entre-temps, un jeune joueur du Werder Brême s'est signalé et a atterri là-bas par le biais d'un agent. A Ratisbonne, j'ai joué en amical contre le Bayern mais je me suis blessé après vingt minutes. J'avais besoin de quatre à cinq semaines pour revenir mais le club m'a dit qu'il ne pouvait pas attendre aussi longtemps pour avoir un attaquant. C'était un club ambitieux qui venait d'injecter beaucoup d'argent dans l'équipe avec en plus un nouveau stade. Monter en troisième Ligue était un must et ils ne voulaient rien laisser au hasard.

Tout cela nous éloigne de Dudelange. Le club ne voulait plus de vous?

Si, il voulait me donner un contrat de trois ans. Mais depuis six mois, j'avais en tête d'aller en Asie pour gagner plus d'argent. C'était une erreur de ma part. Un agent m'a dit de ne pas me tracasser. Que les offres allaient venir en nombre... Même en Europe. De Roumanie, de Bulgarie. Mais je n'ai rien vu venir. J'aurais mieux fait de rester au Luxembourg.

Puis vous voilà à Rosport. On a été un peu surpris.

Claude Osweiler m'a appelé. Comme au moins huit clubs de BGL Ligue. Je n'étais pas très chaud, mais M. Osweiler m'a convaincu de venir au moins parler avec les dirigeants. Je suis venu et les perspectives m'ont plu. Je me suis dit que pour mon entourage, ce n'était pas mal de signer ici même si j'avais de meilleures offres d'autres clubs.

Mais vous avez 28 ans. Le temps commence à presser...

ll n'est jamais trop tard pour reprendre un nouveau départ. Je ne sais pas de quoi mon avenir à moyen terme sera fait car j'ai signé pour deux ans et demi avec Rosport. Je ne suis pas ici que pour sauver le club cette saison mais aussi pour l'aider à jouer la Coupe d'Europe dans les prochaines années. En voyant mon nom à Rosport, je suis sûr que des joueurs allemands pourraient venir nous prêter main forte. L'équipe est bonne, elle ne mérite pas d'être là où elle est. Sa place est au cinquième ou sixième rang.

Vous avez été le héros du CSG et maintenant vous vous retrouvez chez l'ennemi juré. Ils ne vont jamais comprendre ça op Flohr...

J'ai toujours de bons contacts avec des joueurs de Grevenmacher. Certains n'étaient pas contents de me voir signer à Rosport, mais ils ont compris ma décision. Quand je suis arrivé au CSG, le club n'avait que six points et on s'est sauvé haut la main.

Que retenez-vous de votre passage à Grevenmacher?

J'ai été très heureux de passer six mois là-bas. Ce fut un deal gagnant-gagnant car ça m'a permis de revenir aux affaires et j'ai contribué au sauvetage de l'équipe.

Comment voyez-vous le match de ce dimanche?

Un match âpre pour les deux équipes. Si Grevenmacher perd, c'est fini pour eux. Si Rosport gagne, les joueurs passeront de bonnes vacances et reviendront avec un moral au zénith pour se sauver.

Mais votre coeur est à Rosport?

Oui. Sans aucun doute.

Que manque-t-il à cette équipe?

Le potentiel est là. La mentalité germanique est bonne. Le fighting spirit est présent. Tout le monde se donne à 100 % alors qu'à Dudelange ce n'était pas le cas. Ici, c'est une famille et je suis persuadé que l'équipe va se sauver.

Pensez-vous être complémentaire avec Jeff Lascak?

Je l'espère. C'est un bon jeune. Il a besoin de quelqu'un de plus expérimenté à ses côtés pour lui dire ce qu'il doit faire. Avec Gustav Schulz derrière nous, ça va le faire...

Avec un premier match contre Dudelange!

Je suis resté en contact avec huit ou neuf joueurs. Ce sera de belles retrouvailles. Au début, ils m'ont dit de ne pas signer à Rosport. Ils ont revu leur jugement depuis en disant que nous avions une belle équipe.

Cela doit être difficile de rester aussi longtemps sur la touche en regardant un match sans être blessé...

Très difficile et tout ça à cause des règles luxembourgeoises. Mais c'est tout de même plus agréable que d'être blessé pendant longtemps.

Où en êtes-vous avec la sélection arménienne?

C'est compliqué. Le sélectionneur m'a déjà dit que c'était limite quand je marquais chaque semaine avec Dudelange. Alors maintenant... On a des buteurs qui marquent en Division 1 russe. A Rosport, je vais devoir prendre mon mal en patience. Mais ça n'enlève rien au bon temps que j'ai passé avec la sélection.



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