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Football / BGL Ligue: BGL Ligue: quatorze équipes, cinq questions
Sport 7 min. 29.07.2015

Football / BGL Ligue: BGL Ligue: quatorze équipes, cinq questions

Les projecteurs seront braqués sur la première journée de BGL Ligue dès ce samedi à 19h30 à Oberkorn

Football / BGL Ligue: BGL Ligue: quatorze équipes, cinq questions

Les projecteurs seront braqués sur la première journée de BGL Ligue dès ce samedi à 19h30 à Oberkorn
Photo: Ben Majerus
Sport 7 min. 29.07.2015

Football / BGL Ligue: BGL Ligue: quatorze équipes, cinq questions

Premier candidat à sa succession, le Fola devra guetter la réaction d'orgueil du F91, l'envie de titre de Differdange et la montée en puissance du Progrès. La Jeunesse tentera, elle, de retrouver son lustre. Si les promus semblent armés, ils n'en demeurent pas moins des candidats au maintien. Comme tant d'équipes...

Premier candidat à sa succession, le Fola devra guetter la réaction d'orgueil du F91, l'envie de titre de Differdange et la montée en puissance du Progrès. La Jeunesse tentera, elle, de retrouver son lustre. Si les promus semblent armés, ils n'en demeurent pas moins des candidats au maintien. Comme tant d'équipes...

1. Qui est favori pour le titre?

Dudelange collera volontiers l'étiquette au Fola... qui ne peut légitimement pas la refuser. Il en va ainsi d'un tenant du titre qui n'a perdu qu'un seul joueur-clé: Laurent Jans. Le recrutement au compte-gouttes semble combler les rares vides aperçus la saison dernière et le court parcours européen a suffi à montrer que le club doyen était bien le favori à sa succession. 

Jakob Dallevedove et le Fola tenteront cette fois de reconduire leur titre
Jakob Dallevedove et le Fola tenteront cette fois de reconduire leur titre
Photo: Ben Majerus

Dudelange, lui, est en train de virer sa cuti, passant de la «transférite aiguë» à un recrutement plus ciblé. Avec le retour de Michel Le Flochmoan, il joue la carte du vécu et de l'autorité naturelle. Un facteur non négligeable pour un groupe qui a besoin de stabilité et d'un buteur peut-être trouvé en la personne de Sanel Ibrahimovic. L'élimination précoce en Europa League a cependant remis un coup de pression qu'il s'agira d'évacuer d'entrée de jeu.

Ce serait probablement une grave erreur d'écarter Differdange et le Progrès de la course aux lauriers. Les joueurs de la Cité du Fer ont de nouveau passé un tour européen et présentent le profil d'une équipe qui se connaît parfaitement et qui doit tout doucement penser à se dire que la Coupe, c'est bien, mais que le championnat, c'est encore mieux. Il lui faut désormais gagner plus de matches au sommet... pour y arriver.

Enfin, le Progrès ne peut plus cacher ses ambitions. Le club de Niederkorn s'est bâti une équipe capable de rivaliser avec les meilleures avec notamment la venue de Pino Rossini. Il lui faudra digérer la Coupe d'Europe. Un exercice inédit pour les Jaune et Bleu toujours pilotés par un Olivier Ciancanelli pourtant sur un siège éjectable à la trêve.

2. Les «Européens» vont-ils subir un contrecoup physique?

A peine le championnat terminé qu'il a déjà fallu penser à la campagne européenne pour les quatre premiers du dernier exercice. Avec l'avantage d'être affûté pour débuter cette nouvelle saison, mais avec le risque du contrecoup. «C'est dans quatre à cinq semaines que ça peut arriver », explique Miguel da Costa, préparateur physique du Fola depuis sept saisons. «Je vais essayer d'adapter les charges de travail et de couper quand c'est nécessaire. Davantage travailler l'endurance que la dynamique par exemple. » Ensuite, ce sera au cas par cas. « Il ne faut pas négliger non plus l'aspect mental. Dans notre cas, le résultat du match aller à Zagreb (1-1) a généré beaucoup d'espoirs et donc de pression. Gare au relâchement!» Le déplacement à Differdange devrait suffire à remobiliser l'effectif eschois.

3. La Jeunesse va-t-elle retrouver la marche avant?

C'est peut-être inconvenant de consacrer un chapitre à la Jeunesse, mais notre goût immodéré pour le patrimoine national nous invite à nous rendre au chevet d'un monument en péril. Comme une statue s'érode au fil des années, la vieille dame marche de moins en moins bien. Du 2e étage en 2012, elle est passée au 5e il y a deux mois. Sous perfusion, elle s'est tournée vers un praticien renommé au pays, mais pas spécialement apprécié dans la Métropole du Fer pour retrouver un état de santé plus digne. Carlo Weis sait y faire et s'attachera à organiser son équipe avant de songer à un quelconque spectacle.

Carlo Weis à la tête de la Jeunesse. Personne n'y croyait... sauf lui!
Carlo Weis à la tête de la Jeunesse. Personne n'y croyait... sauf lui!
Photo: Fernand Konnen

Peu heureuse dans ses transferts ces dernières saisons, la Jeunesse a-t-elle enfin misé sur les bons chevaux? On guettera notamment le front de l'attaque où il s'agira de faire oublier un certain Sanel Ibrahimovic. On n'oubliera pas non plus que le club le plus titré du pays n'a pas les moyens des écuries qui le devancent désormais depuis plusieurs années.

4. Quel promu est le mieux armé pour bien figurer?

Trois promus, deux approches différentes. Si le Racing a fait le grand ménage avec presque 20 départs pour une dizaine d'arrivées, le RM Hamm Benfica et Strassen ont gardé la moelle épinière de leur noyau de la saison dernière, apportant quelques retouches là où le besoin s'en faisait sentir.

Avec des Jahier, Lahoussine, Assekour et autres Bernardelli, le RFCUL a fière allure sur le papier. Encore faut-il que la somme d'individualités donne un collectif performant. Ce qui prend généralement du temps. Et dans le football, on n'aime pas patienter. La venue du RM Hamm Benfica ce dimanche donnera un premier aperçu de la métamorphose du club du Verlorenkost. 

Le Racing de Johan Bellini dispose des arguments nécessaires pour bien figurer
Le Racing de Johan Bellini dispose des arguments nécessaires pour bien figurer
Photo: Fabrizio Munisso

Elle confirmera ou pas la préparation intéressante du pensionnaire du Cents, champion la saison dernière avec à la clef la défense la plus hermétique du championnat et l'attaque la plus prolifique. La base est là et le RMHB détient une arme qui risque de manquer à plusieurs équipes: un buteur. Si Patrick Stumpf reste sur sa lancée de la Promotion d'Honneur, le promu passera une saison tranquille.

On pourrait en dire autant de Strassen avec Mickaël Jager. Le buteur français est passé de Walferdange à la PH avec un certain bonheur. Il devra désormais performer en BGL Ligue et trouver un nouveau complément en attendant le retour de Kevin Ruppert. Strassen s'appuiera sur l'ossature qui lui a permis de faire preuve d'une belle régularité la saison dernière. Prudent sur le marché des transferts, le promu disposera-t-il d'un banc assez solide si le besoin s'en fait sentir?

5. Le maintien, ça concerne qui?

La bataille sans merci livrée la saison dernière par huit clubs pour sauver leur peau en BGL Ligue a laissé des traces dans les mémoires. Certains renouvellent ainsi leur crainte sans tabou.

C'est notamment le cas de Mondorf et de Grevenmacher. Ils devront cravacher pour s'en sortir et surtout trouver des solutions offensives. Les vertus de solidarité démontrées la saison dernière leur ont permis de sortir de l'ornière alors que leur noyau recelait moins de talent que l'US Hostert par exemple. La recette n'est cependant pas éternelle.

Si les promus semblent armés pour franchir le gué, ils devront cependant réapprendre à perdre.

Sur la corde raide depuis plusieurs saisons, Wiltz, Rumelange et Ettelbruck seront à nouveau soumis à rude épreuve. Le constat est chaque fois semblable. Leur meilleur onze de base peut rivaliser avec beaucoup d'adversaires, mais les remplaçants parviendront-ils à se hisser au niveau des titulaires pour apporter une concurrence nécessaire à la survie à cet échelon?

La question est aussi légitime pour Rosport, auteur d'un départ salvateur la saison dernière. Les gars de la Sûre, tout comme les Wiltzois, joueront aussi sur leur réputation d'équipe très difficile à battre à domicile pour engranger des points.

Christophe Nadin


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